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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 14:21
Aboubacar Saïd Salim, vient de publier aux éditions Cœlacanthe, ‘’Mutsa, mon amour !’’ Un recueil de 54 poèmes sur 96 pages réunissant ses poèmes de jeunesse, d’incarcération et autres poèmes reflétant son engagement patriotique et politique. Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, Aboubacar Said Salim fut poète avant de devenir écrivain pour avoir été publié, en 1990 l’île à Maurice dans un précédent recueil ‘’crimailles & nostalgie réunissant ses écrits de 1986 à 1990 et comprenant essentiellement 14 poèmes inspirés des influences carcérales qui l’ont marqué. Né à Moroni Comores en 1949, il a poursuivi des études supérieures en France orientées en littérature, qu’il aura interrompue à l’obtention de sa licence de lettres modernes. De retour dans son pays il exercera les fonctions de professeurs de français dans différents collèges et lycées avant de se voir confié la charge de Conseiller principale d’Éducation au Groupe scolaire Fundi Abdoulhamid (GSFA) Poète avant tout, et écrivain après tout ! Récipiendaire du premier prix littéraire au cours d’un concours de nouvelles organisé en juin 1969, par l’Alliance française, Aboubacar publiera en plus de crimailles et nostalgie, trois romans dont :  Et la graine : Éditions cercle repères  Le bal des mercenaires Éditions Komédit 2002  La révolte des voyelles Éditions A3 en 2005  Enco-auteur de : Petite fictions comoriennes Éditions Komédit 2002 Engagé Abou le fut, depuis sa tendre jeunesse, pour avoir vécu à Moroni, il a connu les mouvements de jeunesse, avant de militer au Front Démocratique ce qui l’a conduit à gouter à l’amertume politique de la main mise du mercenariat, qui lui ont incarcéré dans leurs geôles, et qui lui ont inspiré son premier recueil ‘’crimailles et nostalgie’’. Sous le règne du Colonnel Azali Aboubacar sera nommé Conseiller en communication à la Présidence en 1999, puis Secrétaire Général de l’Assemblée National avant de militer aux côtés du parti shuma. Aboubacar Saïd Salim continuera son engagement dans une autre forme, notamment la promotion de la littérature aux Comores, en devenant Président de l’Union des écrivains comoriens connu dans les années 90 sous le nom de l’Association Kalam, puis en suscitant aux côtés de Paule Dakeyo et des autres poètes comoriens la création de l’Association des poètes comoriens ‘’Pohori’’ qui sera fusionné pour devenir l’Association des écrivains et poètes comoriens ‘’Pohori-Kalam’’ à l’origine de la Journée Mbaye Trambo célébré officiellement le 18 juin de chaque année. ‘’ Dans ce cachot silencieux ‘’Qu’éclairent deux lumières ‘’Laquelle te conduira vers l’avenir ? ‘’As-tu seulement un avenir ‘’Quand l’amitié t’enchaine ‘’Que ton peuple chérie, s’enchaine ‘’Aux ruses du tyran ! ….. ‘’Existe-t- il l’oiseau, ‘’Quand le pétrifié aux yeux vivants ‘’S’englue dans le désespoir, ‘’Que son regard puissant Ne fixe plus le clair horizon ‘’Par delà les hautes fougères ‘’Mais se laisse accrocher ‘’Mais se laisse séduire ‘’Par le rêve plastifié ‘’Mystifié par l’éclat aveuglant ‘’D’un autre soleil ‘’Plus brutal et incendiaire ‘’Que déverse un occident lointain ‘’A portée de main ! …’’ De crimailles et nostalgie à Mutsa, mon amour … Mutsa, mon amour deuxième recueil de poésie d’Aboubacar, reprend les poèmes de ‘’crimailles et nostalgie’’ épuisé depuis, et qui reflétait le combat politique mené par l’auteur. De la poésie classique à la prose en passant par le vers libre, Aboubacar Said Salim navigue sur les vagues de la forme ouverte dans cette mer du verbiage poétique. L’auteur a su en effet, si bien matérialiser les sensations sentimentales issues de cet enfermement avec ce qu’il a connu de douleurs que ce soit dû aux privations humaines ; ou aux tortures physiques de ses geôliers. Que ce soit pour les titres de ‘’Rimaille’’, ‘’Soleil prisonnier’’ à ‘’insomnie’’ et ‘’L’oiseau bleu’’, titre qui a illustré la première de couverture du recueil ‘’Rimaille et nostalgie’’ le tourment et les inquiétudes ressurgissent à travers les lignes. Le cauchemar pour un père de se voir refusé comme un étranger par sa fille Milza dans ‘’Ce jour – là’’ à l’heure de ses premier pas parce qu’absent de la maison, sans qu’elle puisse comprendre pourquoi. Le genre épique est aussi présent avec les titres tels que ‘’ l’Ami Bruno’’ en hommage à cet ‘’ami des humbles /Pointant de ton doigt métis / la misère et la douleur/ de tes frères comoriens ! Ou encore dans cet autre hommage ‘’À Zakari ‘’ mort pour ses ‘’vieux et chevaleresques combats ; mais aussi dans ‘’Mandelafrique’’, où l’héroïsme est de mise. C’est une poésie de l’engagement, et de de la contestation que nous plonge ‘’Mutsa mon amour’’. Dans le poème ‘’Je te hais d’Amour le poète use d’oxymore pour dénoncer l’hypocrisie qui est roi sur ces îles qu’il chéri tant. Au travers de ce poème Abou évoque la complexité d’un pays qui dénonce une chose et aime son contraire, où on ferme les yeux sur les injustices : ‘’Je te hais car tu m’empêches /D’être homme, tu obstrues toute action/ Tu flétries toute révolte/ Tu fais de nous des musulmans moutonnantes. Les fléaux qui sévissent le pays sont autant dénoncés, l’oppression et les vices qui nuisent la société comorienne de même. La scène politique en a prit pour son grade dans ‘’mœurs politique’’ où les « politichiens », ces briseurs de rêves ne passent pas inaperçu. C’est l’autopsie d’une société gangrené apparemment par les fléaux, de l’oppression et des vices auxquelles le poète fait le procès. C’est à cette scène politique qu’il adresse l’’Ultimatum’’ Le genre Lyrique n’est pas non plus en reste, que ce soit : dans ‘’Au tribunal de l’amour’’ ; Moroni ma douleur ou ‘’Mutsa mon amour’’ l’éloge de l’amour et de la beauté, son présent la victoire. Dans un style didactique Aboubacar Ben Said Salim nous parle des pays qu’il a aimé dans l’Océan Indien comme dans les quartiers qu’il a vécu. MAB Elhad www.mab-elhad.com

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Published by MAB Elhad - dans Poésie
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