Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Poètes des îles de la lune
  • Poètes des îles de la lune
  • : Blog destiné à faire connaitre les œuvres artistiques et poétiques des îles de la lune ''Comores ''
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Archives

11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 13:33
Le Club Mbaé Trambwe de poésie de M’béni (CMTPM) a officialisé son acte de naissance ce dimanche 06 avril. Les membres de ce regroupement formé essentiellement de jeunes lycéens et parrainé par le poète Mab Elhad, ambassadeur de l’association Eroupe poésie, ont dit oui pour afficher leur volonté d’ouvrir les portes aux hommes et femmes de tout âge, « élèves, étudiants, écrivains et enseignants », comme a tenu à l’indiquer la présidente du club Moinahalima Elhad Ahamada. La cérémonie a été rehaussée par la présence du Maire de la commune et le cadi, tous deux, chacun a lu son poème. C’est parti. Dans une salle bien remplie du monde amoureux de la langue de Molière mais aussi de la poésie, l’ambiance était bon enfant. Dimanche 06 avril 2014, restera gravé dans les annales du Club Mbaé Trambwe de Poésie de M’béni, qui a invité le public pour annoncer officiellement sa création. Au cours d’une fête placée sous le signe de la poésie dans toutes ses formes, les jeunes lycéens qui sont les initiateurs du club ont affiché leur volonté et détermination à perpétuer la culture de la poésie dans la région de Hamahamet-Boinkou en particulier et dans tout le pays en général, « avec le concours venant de tous bords ». Selon eux, la poésie, tout comme l’art en général, ne peut souffrir d’aucune disparition. Car « elle est le témoignage du degré de perception du beau par un peuple et une preuve indéniable de son histoire », indique Moinahalima Elhad, présidente du club dans son allocution qui précédait l’intervention du maire de la commune de Nyuma Msiru. Mohamed Abdou Soimadou, qui, avant de lire son poème, a insisté sur les valeurs innombrables de la poésie, déclare sa fierté pour ces jeunes qui cherchent à perpétuer l’art de Mbaé Trambwe. Il est nommé président d’honneur du club. « La poésie est bel est bien cité dans la Coran », tient à le rappelle le cadi de la région qui, lui-même a récité le sien. Said Ahmed Mouhydine regrette de ne pas connaitre d’autres langues que la notre et l’arabe pour traduire ses poèmes. « Si je connaissais d’autres langues, j’allais les traduire tous.», se désole, le cadi du Hamahamet qui sollicite l’aide de tous pour améliorer les autres langues étrangères. La désormais association de ces jeunes Poésies Kalam, est reconnue par une association similaire de l’étranger connu sous le nom Euro-poésie. « En tant que délégation Euro-Poésie aux Comores, nous voulons soutenir les activités de Pohori kalam à travers la mise en place de club de poésie dans les écoles et les villages, afin que nous fêtions tous les ans le printemps de poète comme M’béni vient de le faire aujourd’hui », annonce Abdérémane Boina Foumou, alias Mab Elhad, au nom d’Euro poésie qui vient d’organiser cette 2eme édition à Ngazidja en tant qu’ambassadeur de l’association. « C’est un moyen d’encourager ces jeunes à se cultiver sur la poésie mais aussi trouver les moyens de les encadrer dans la créativité poétique », ajoute Mab Elhad, pour qui désormais ces jeunes vont aller plus loin c’est-à-dire vers la publication des oeuvres. Cette rencontre a été également l’occasion pour le public de découvrir et de se procurer les nouvelles publications des poètes Aboubacar Said Salim (Mutsa mon amour) et de Sambaouma. D’autres activités sont déjà en prévision comme une veillée poétique la dernière semaine d’avril. Ibnou M. Abdou 10 April 2014 at 03:17
Repost 0
Published by MAB Elhad - dans Poésie
commenter cet article
11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 13:20
Consécration de l’Association des poètes de Mbéni ; À l’occasion du 2èm printemps des poètes des Comores D’une pierre deux coups Sous le haut patronage du Maire de la ville de Mbéni Mohamed Abdou Soimadou et honoré de la présence de quelques autorités et notables de la ville ainsi que la participation du milieu scolaire et littéraire de la région de Hamahamet, l’Association des poètes de Mbéni a tenu à concrétiser sa création en invitant la Délégation Euro poésie Comores ‘’DEC’’ et certains membres de l’Association des écrivains et poètes Comoriens Pohori – Kalame à prendre part à cet événement poétique le dimanche 06Mars 2014à Mbéni. Après la première édition du printemps des poètes, organisée l’année dernière au Centre d’Action Socioculturel de M’tsangani ‘’CASM’’ par la Délégation Euro poésie dans le cadre de la célébration de la semaine de la francophonie ; la ville de Mbéni sous le haut patronage de son Maire, a tenue à abriter le deuxième printemps en procédant à la consécration de son premier club de poètes de la ville, ayant choisi comme président d’honneur le Grand Cadi de la région, son éminence le poète Mouhiddine, de renommé national. Le Maire est aussi un poète talentueux Ce fut le Maire de la ville de Mbéni, Mohamed Abdou Soimad, (ex-Directeur du journal national Alwatwan et ex-Ministre de l’information) qui a tenu à prendre la parole en premier, pour souhaiter la bienvenue au public venu nombreux dans ce centre culturel de l’Association féminine Wanadhahabou. Après avoir expliqué les objectifs qui l’on conduit à abriter une telle manifestation, dans sa commune, l’une des premiers creusets culturels de notre pays, pour avoir donné au XVIIIème siècle l’un des érudits des Comores, le regretté Bacri et et un des précurseurs de la littérature comorienne Mohamed Nabahane. Le Maire a saisi l’occasion pour saluer l’initiative prise par les jeunes de la ville et a remercié la Délégation Euro poésie d’avoir accepter de parrainer ce club. Il n’a pas manqué d’exprimer sa détermination à accompagner la créativité littéraire et artistique dans sa commune en projetant dans un avenir proche l’organisation d’un atelier d’écriture dans sa commune afin de susciter l’inspiration littéraire avant l’organisation de la journée national de la poésie Mbayé Trambwe. A la fin de son discours le public a été émerveillé par la lecture de l’un des ses poèmes. Mr le Maire Mohamed Abdou Soimad fut aussi dans sa jeunesse un prodigue de l’écriture engagé. L’un des ses contes fut mémorablement connu. Entre danses traditionnelles, slam et sketchs la poésie empreinte différentes voies sur différentes voix La cérémonie du Printemps des poètes à Mbéni a été riche d’évènements et bien agencée entre discours, danses traditionnelles, sketchs et slam. Prenant la parole à son tour, le Grand Cadi de la région de Hamahamet, son Éminence Mouhiddine, pas moins poète et Président d’honneur de l’Association des poètes de la ville de Mbéni, s’est exprimé pour relater le rôle joué par la poésie dans une société. Il n’a pas manqué de souligner l’importance que notre prophète(SAW) accordait aux poètes de son époque et à tenu à préciser que le St-coran lui-même a consacré une sourate à l’endroit des poètes ‘’Sourate Ashuanrat’’. Ce cadi qui a, à son actif, 43 ans de prêches et de discours, a justifié ses dires par la démonstration faite par notre bien aimé Prophète Mohamed(SAW), qui a récompensé l’un de ses poètes préférés Hassane Thabit en lui offrant son écharpe ‘’Mharuma’’. Notre Grand Cadi a saisi cette opportunité pour rappeler des grands noms qui ont marqué la poésie et l’oralité comorienne, et a souligné l’impacte de la parole sur le message qu’il véhicule, en affirmant que la poésie est une parole à double tranchant. Pour finir son discours le poète Mouhiddine a exprimé sa fierté de devenir le Président d’honneur de l’Association des poètes de Mbéni et de conclure son discours par la lecture de l’un de ses poèmes dont des extraits ont été reprises en chœurs par le public présent. Dédicaces des dernières parutions en poésie Ce printemps de poète a eu le privilège d’accueil des poètes confirmés tels qu’Aboubacar Said Salim, Sambaouma et Melle Kokomoina qui ont été les invités d’honneurs de la manifestation. C’est ainsi que Aboubacar Said Salim a eu le privilège de présente son deuxième recueil ‘’ Mutsa mon amour ‘’. Cet écrivain qui a quatre livres à son registre (voir notre précédent article) a souligné l’intérêt que doit revêtir ce deuxième printemps des poètes qui a permis, grâce au concours de la Délégation Euro poésie Comores de suscité la nécessité à l’idée de la création des clubs ‘’Mbaye Trambwe’’ de poésie dans les villages, afin de permettre une synergie en faveur de la renaissance de l’Association nationale des poètes comoriens Pohori-Kalam. Après avoir présenté son livre, des poètes de renom de la région et des poètes en herbes se sont succédés sur la tribune pour lire tantôt leurs poèmes tantôt des mélopées, avant que les slameurs s’approprient à leur tour la scène, suivit des danses traditionnelles des chants, pendant que Aboubacar SAID SALIM et Sabaouma A.NASSAR ont procédé à la dédicace de leurs livre, respectivement : Mutsa mon amour et Poëmes. Quant à Mademoiselle Moinahalim présidente de l’Association des poètes de Mbéni, son discours a été orienté sur les ambitions que s’est fixé leur club qui est né il y a une semaine avec une dizaine de membres fondateur, et les objectifs que son mandat lui astreint de faire en sorte que l’association s’épanouisse dans la région et permette aux membre de sortir des tiroirs leurs œuvres pour les faire connaitre et les éditer, en bénéficiant d’un encadrement approprié. Elle a tenue à remercier l’Association Internationale des Rencontres Européennes Euro poésie ; à travers sa Délégation comorienne d’avoir bien voulu leur témoigner leur concours indéfectible et le témoignage de leur soutien, dont l’octroi de quelques livres et documents offert par la Délégation Europoésie Comores qui n’a ménagé aucun effort pour permettre la création de l’Association des poètes de Mbéni. Invité à dire quelques mots, le Délégué d’Euro-poésie Comores, ABDEREMANE BOINA FOUMOU Mohamed, a tenu à remercier au nom de l’Association Internationale ‘’Rencontres Européennes Europoésie’’, la Mairie de la ville de Mbéni et de sa région Hamahamet pour l’accueil qui a été réservé à la Délégation Euro-poésie Comores. Il s’est dit honoré d’avoir été sollicité pour être le parrain de ce club de poésie de Mbéni auquel la Délégation qu’il représente aux Comores est disposé à accompagner les efforts consenti par les poètes de Mbéni. Il a accepté d’être leur intermédiaire auprès des Rencontres Européennes Europoésie, membre de l’Union des poètes francophonie pour qu’ensemble puisse éclore les flammes de la poésie dans la région et l’ensemble du pays. ‘’La création des club de poésie dans les centres culturels, les collèges et lycées ainsi que la création des associations de poètes dans le pays est l’une des priorités que s’est fixé la Délégation Euro poésie Comores, cet année, après avoir initié le Printemps des poètes aux Comores l’année dernière avec le CASM ‘’ a expliqué à la presse nationale le Délégué Comores d’Euro poésie au cours d’une interview qu’il a accordé à la presse nationale présente à l’événement. Il a fini son intervention par l’offre de quelques exemplaires des derniers recueils de poésie parus ces derniers mois au niveau national, parmi ceux exposés au cours de cette manifestation pour les offrir à l'Association des poètes de Mbéni par l'intermédiaire de leur Maire Mohamed Abdousoimadou. MAB Elhad
Repost 0
Published by MAB Elhad - dans Poésie
commenter cet article
19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 14:21
Aboubacar Saïd Salim, vient de publier aux éditions Cœlacanthe, ‘’Mutsa, mon amour !’’ Un recueil de 54 poèmes sur 96 pages réunissant ses poèmes de jeunesse, d’incarcération et autres poèmes reflétant son engagement patriotique et politique. Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, Aboubacar Said Salim fut poète avant de devenir écrivain pour avoir été publié, en 1990 l’île à Maurice dans un précédent recueil ‘’crimailles & nostalgie réunissant ses écrits de 1986 à 1990 et comprenant essentiellement 14 poèmes inspirés des influences carcérales qui l’ont marqué. Né à Moroni Comores en 1949, il a poursuivi des études supérieures en France orientées en littérature, qu’il aura interrompue à l’obtention de sa licence de lettres modernes. De retour dans son pays il exercera les fonctions de professeurs de français dans différents collèges et lycées avant de se voir confié la charge de Conseiller principale d’Éducation au Groupe scolaire Fundi Abdoulhamid (GSFA) Poète avant tout, et écrivain après tout ! Récipiendaire du premier prix littéraire au cours d’un concours de nouvelles organisé en juin 1969, par l’Alliance française, Aboubacar publiera en plus de crimailles et nostalgie, trois romans dont :  Et la graine : Éditions cercle repères  Le bal des mercenaires Éditions Komédit 2002  La révolte des voyelles Éditions A3 en 2005  Enco-auteur de : Petite fictions comoriennes Éditions Komédit 2002 Engagé Abou le fut, depuis sa tendre jeunesse, pour avoir vécu à Moroni, il a connu les mouvements de jeunesse, avant de militer au Front Démocratique ce qui l’a conduit à gouter à l’amertume politique de la main mise du mercenariat, qui lui ont incarcéré dans leurs geôles, et qui lui ont inspiré son premier recueil ‘’crimailles et nostalgie’’. Sous le règne du Colonnel Azali Aboubacar sera nommé Conseiller en communication à la Présidence en 1999, puis Secrétaire Général de l’Assemblée National avant de militer aux côtés du parti shuma. Aboubacar Saïd Salim continuera son engagement dans une autre forme, notamment la promotion de la littérature aux Comores, en devenant Président de l’Union des écrivains comoriens connu dans les années 90 sous le nom de l’Association Kalam, puis en suscitant aux côtés de Paule Dakeyo et des autres poètes comoriens la création de l’Association des poètes comoriens ‘’Pohori’’ qui sera fusionné pour devenir l’Association des écrivains et poètes comoriens ‘’Pohori-Kalam’’ à l’origine de la Journée Mbaye Trambo célébré officiellement le 18 juin de chaque année. ‘’ Dans ce cachot silencieux ‘’Qu’éclairent deux lumières ‘’Laquelle te conduira vers l’avenir ? ‘’As-tu seulement un avenir ‘’Quand l’amitié t’enchaine ‘’Que ton peuple chérie, s’enchaine ‘’Aux ruses du tyran ! ….. ‘’Existe-t- il l’oiseau, ‘’Quand le pétrifié aux yeux vivants ‘’S’englue dans le désespoir, ‘’Que son regard puissant Ne fixe plus le clair horizon ‘’Par delà les hautes fougères ‘’Mais se laisse accrocher ‘’Mais se laisse séduire ‘’Par le rêve plastifié ‘’Mystifié par l’éclat aveuglant ‘’D’un autre soleil ‘’Plus brutal et incendiaire ‘’Que déverse un occident lointain ‘’A portée de main ! …’’ De crimailles et nostalgie à Mutsa, mon amour … Mutsa, mon amour deuxième recueil de poésie d’Aboubacar, reprend les poèmes de ‘’crimailles et nostalgie’’ épuisé depuis, et qui reflétait le combat politique mené par l’auteur. De la poésie classique à la prose en passant par le vers libre, Aboubacar Said Salim navigue sur les vagues de la forme ouverte dans cette mer du verbiage poétique. L’auteur a su en effet, si bien matérialiser les sensations sentimentales issues de cet enfermement avec ce qu’il a connu de douleurs que ce soit dû aux privations humaines ; ou aux tortures physiques de ses geôliers. Que ce soit pour les titres de ‘’Rimaille’’, ‘’Soleil prisonnier’’ à ‘’insomnie’’ et ‘’L’oiseau bleu’’, titre qui a illustré la première de couverture du recueil ‘’Rimaille et nostalgie’’ le tourment et les inquiétudes ressurgissent à travers les lignes. Le cauchemar pour un père de se voir refusé comme un étranger par sa fille Milza dans ‘’Ce jour – là’’ à l’heure de ses premier pas parce qu’absent de la maison, sans qu’elle puisse comprendre pourquoi. Le genre épique est aussi présent avec les titres tels que ‘’ l’Ami Bruno’’ en hommage à cet ‘’ami des humbles /Pointant de ton doigt métis / la misère et la douleur/ de tes frères comoriens ! Ou encore dans cet autre hommage ‘’À Zakari ‘’ mort pour ses ‘’vieux et chevaleresques combats ; mais aussi dans ‘’Mandelafrique’’, où l’héroïsme est de mise. C’est une poésie de l’engagement, et de de la contestation que nous plonge ‘’Mutsa mon amour’’. Dans le poème ‘’Je te hais d’Amour le poète use d’oxymore pour dénoncer l’hypocrisie qui est roi sur ces îles qu’il chéri tant. Au travers de ce poème Abou évoque la complexité d’un pays qui dénonce une chose et aime son contraire, où on ferme les yeux sur les injustices : ‘’Je te hais car tu m’empêches /D’être homme, tu obstrues toute action/ Tu flétries toute révolte/ Tu fais de nous des musulmans moutonnantes. Les fléaux qui sévissent le pays sont autant dénoncés, l’oppression et les vices qui nuisent la société comorienne de même. La scène politique en a prit pour son grade dans ‘’mœurs politique’’ où les « politichiens », ces briseurs de rêves ne passent pas inaperçu. C’est l’autopsie d’une société gangrené apparemment par les fléaux, de l’oppression et des vices auxquelles le poète fait le procès. C’est à cette scène politique qu’il adresse l’’Ultimatum’’ Le genre Lyrique n’est pas non plus en reste, que ce soit : dans ‘’Au tribunal de l’amour’’ ; Moroni ma douleur ou ‘’Mutsa mon amour’’ l’éloge de l’amour et de la beauté, son présent la victoire. Dans un style didactique Aboubacar Ben Said Salim nous parle des pays qu’il a aimé dans l’Océan Indien comme dans les quartiers qu’il a vécu. MAB Elhad www.mab-elhad.com
Repost 0
Published by MAB Elhad - dans Poésie
commenter cet article
14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 10:24
La sincérité poétique d'Aboubacar Said Salim www.editions-coelacanthe.com Article de Faissoili Abdou dans Alwatwan Avec Mutsa mon amour, paru le mois dernier aux éditions Cœlacanthe, Aboubacar Said Salim, signe un recueil de poèmes qui pose sur les choses du monde, de la région sud-ouest de l’océan indien, de son pays l’archipel des Comores et sur les êtres qui comptent à ses yeux, un regard où se mêlent l’amour, l’admiration et la dénonciation. Ce recueil regroupe des poèmes qui étaient publiés il y a longtemps et des nouveaux. Selon l’auteur le titre Mutsa mon amour, qui est en fait un hommage à la ville de Mutsamudu à Anjouan, a été choisi pour des raisons esthétiques et patriotiques. « Nous sommes souvent les écrivains ou les poètes de nos îles respectives ou même de nos régions. Je voulais rompre avec cette habitude, et n’étant ni d’Anjouan encore moins de Mutsamudu de par la naissance, je le suis de cœur », confie Aboubacar Saïd Salim qui est né à Moroni. Le chef lieu de l’île d’Anjouan où le poète a vécu pendant quatre ans a, ainsi, droit à trois poèmes qui lui sont spécialement dédiés : « Mutsa, mon amour », « Mutsa, ma martyre » et « Mutsa ma rebelle ». Les thèmes abordés dans ce livre préfacé par le poète Camerounais, Paul Dakeyo, sont variés. Les mots que l’on retrouve sont tantôt douloureux, tantôt doucereux à l’image des expériences multiples dont l’auteur a vécues. Ils expriment « la révolte contre les inégalités, les mensonges des grands de ce monde et des politiciens », explique-t-il, lui qui dit dénoncer également « la violence préméditée contre des peuples souverains pour des intérêts sordides ». Il met en même temps en exergue « ceux qui ont réussi à garder leur dignité grâce à leur travail et aux efforts de leur gouvernants. C’est le cas de Maurice, l’île voisine des Comores à laquelle j’ai consacré plusieurs poèmes », avance l’auteur. Le ton est donné dès les premières pages de ce recueil de 54 poèmes étalés sur une centaine de pages. Ainsi dans un poème intitulé Je te hais d’amour, l’auteur s’adresse à son pays en ces termes : « Comores tu as fais de nous/ La risée du monde / Tu nous as rendu zinzin / Des vrais patins / Comores, tu as uniformisé nos pensées / Et nos actions ne visent / Qu’à monter au plus haut du mât du pouvoir /Pour arracher cinq vices primordiaux: / Vacuité, vanité, voracité, veulerie, vol». Des vers qui sonnent étrangement comme un écho au mouvement citoyen en cours à Moroni, capitale des Comores, dont on retrouve Aboubacar Said Salim parmi les principaux animateurs…Trois pages plus tard et dans la même veine, dans le poème Ultimatum, on peut lire ceci : « Débout ! Nous sommes là / Pour vous dire/ Assez ! » (…) « Parlons de ce partnership / Qui nous chipe tout ce qu’il peut/ Matière grise et première du sud vers le nord / Comme un aimant !/ Et en contrepartie nous inonde d’armes / De dettes et de larmes ! ». Des mots qui démontrent le franc parler de ce poète, car, soulignons le, garder sa langue dans la poche, Aboubacar Saïd Salim, ne sait pas faire. C’est sans doute son insoumission et son militantisme qui lui ont valu de connaitre les affres de la prison sous le régime des mercenaires. D’ailleurs, une grande partie des poèmes qui figurent dans ce recueil ont été écrits dans la solitude de la prison. « Certains poèmes ont été inspirés par des évènements vécus, beaucoup de poèmes ont été écrits en détention et portent souvent à la fin le terme Boirodjou qui est une fusion du camp Boiro lieu de tortures en Guinée Conakry du temps de Sekou Touré et Voidjou, lieu de tortures aux Comores du temps d’Ahmed Abdallah et des mercenaires », nous confie le romancier. « Pour moi l’écriture est une thérapie contre toutes les agressions de la vie, mais aussi une façon de « se donner à soi » comme dirait Montaigne », confie-t-il en guise de conclusion. Mutsa, mon amour donne l’immense plaisir d’un langage riche, presque gastronomique. A lire et à faire lire…. Faïssoili Abdou 13 mars 2014 La sincérité poétique d’Aboubacar Saïd Salim http://www.editions-coelacanthe.com/
Repost 0
Published by Faïssoili Abdou - dans Poésie
commenter cet article
13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 13:59

Dans le cadre d'un travail de recherche sur les différentes tendances de la poésie comorienne, devant aboutir à un recueil ''Florilège de la poésie comorienne d'expression française, nous publions ici des extraits du résultat d'une nouvelle somme de cette poésie que nous vous feront partager dans le cadre des activités de la délégation Comores de Rencontres Europoésie et Poétiqu'Art Comores, avec pour soucis de faire connaitre cette poésie nationale, l'une des priorité que la Délégation Europoésie Comores et Poètiqu' Art se sont fixé de promouvoir cette poésie qui est restée méconnue. Nous débutons donc cette approche par le Poète Elamine Réné Joomun que nous avons eu le privilège de côtoyer. Bonne lecture Le goût amer de l’exil d’un poète Comoro-mauricien Elamine Réné Joomun est né le 06 novembre 1951, à Rose Hill (Colline rose) à l’île Maurice, de parents Mauriciens. Sa rencontre avec Mohamed Affane, avant même qu’il devient Ministre sous le régime Ahmed Abdallah, l’incitera à venir enseigner l’anglais dans le privé à Anjouan, alors que l’archipel des Comores était encore territoire française. Arrivée donc très jeune aux Comores, à 27 ans en 1973, et après avoir vécu un temps à Madagascar, Elamine optera pour l’obtention de la nationalité comorienne, se marie avec une anjouanaise qui lui donnera trois enfants. Il exercera entre autres, le métier de professeur d’anglais, puis occupera la fonction de Directeur du Royal Collège de Mutsamudu, avant celui de journaliste de la chaine internationale de langue anglaise à Radio Comores. Réné Joomun reprendra par la suite la craie à travers nos îles, au Lycée de Fomboni (sur l’île de Mohéli) de 1980 à 2000 avant de finir son parcours sur la Grande Comores, où il a été nommé responsable de l’enseignement du second cycle au Lycée de la Solidarité Islamique et Iqraou dans la ville de Mbéni depuis l’an 2000. Parmi ses illustres élèves, les Présidents Ahmed Abdallah Mohamed Sambi et Ikililou Dhoinine. Ayant longtemps vécu à Moroni, en sa qualité d’enseignant dans une école privée, Elamine Réné Joomun s’est mis à écrire à ses heures perdues. C’est ainsi qu’il est l’auteur de plusieurs œuvres inédites, notamment en poésie, après avoir rédigé des contes mais aussi des romans. Son talent ne se limite pas à ces seules expressions littéraire, mais sa plume trempe aussi dans le théâtre et fait de lui un dramaturge hors pair, même s’il cultive son anonymat, vit dans la solitude et reste longtemps inconnu des milieux littéraires de la place aux Comores. Son écriture parcourt les évènements quotidiens, s’inspire du vécu et met en question l’actualité qui l’inspire. C’est comme cela qu’il fera sien les drames qui frappent le pays : tantôt un bateau qui chavire, quand ce n’est pas un avion qui fait un crash par un amerrissage assassin. C’est ainsi que lors du chavirement qu’à connu le bateau ‘’Nyati Swafa’’ R.Joomun partage avec une émotion religieuse la douleur qui a frappé sa deuxième patrie sur les îles de la lune en ces termes : ‘’Fille élégante de la verdoyante Mledjele Nyate Soifa ; Je t’ai vu maître sur la plage grise et sablonneuse De Mnazimodja. Bouffeuse de vie maintenant devenue tombe marine, Moili pleure ses enfants Une pluie de douleur Pleut sur les toits des cœurs endeuillés… Nyati – soifa, Sur le rivage de mon retour Je chante ta mort Je chante cette nuit fatale et meurtrière ; Quand le vent de panique et de peur Soufflait sur ton bord agonisant…/ Dis à la mer de bercer nos peines Nos rêves d’espoir enviés Nos tendresses, nos amours perdues et avortés. Qu’elle chante pour nous, Sa plainte éternellement renouvelée Aux noyés de tous les temps. Cette plainte qui fait perdre aux yeux des anges, Des larmes d’or, Dans les silences infinis du ciel’’ Un sentiment poignant, que l’on retrouve également, dans un autre de ses poèmes ‘’Samson’’ qui a subi un sort similaire. déchiré entre deux patries L’essentiel de son recueil est marqué par les voyages et porte notamment sur ‘’les îles de la lune’’ qui l’on happé dès son premier contact, et qu’il chérit à merveille, même si de temps à autres, on peut percevoir à travers les lignes une certaine intimité envers cette nostalgie du pays d’origine, l’île Maurice qui l’a vu naître. Dans son poème ‘’L’éloignement’’ l’île Maurice est assimilée à une femme à laquelle Elamine Réné Joomun dit sa nostalgie et se rappelle de ‘’cette île parfumée du bonheur où j’ai laissé ma raison de vivre’’, et la déchirure causée par la séparation avec sa bien-aimée, à l’origine de ses tourments et poussant notre poète, à se nourrir de mutisme et de souvenance. Ce qui explique en partie sa vie solitaire dans Moroni. C’est ainsi que dans ‘’ l’exile’’ notre Comoro-mauricien poète, fait état du goût amer de cet ‘’exile’’ ; pour lui « cet ange déçu qui jadis buvait à la coupe de la divinité / et qui aujourd’hui ‘’a tout perdu jusqu’au royaume de l’enfance / là où j’étais prince charmant et maudit / des contes des fées/ le magicien Houdini l’enchanteur merlin ». Mais quand on relit ses autres poèmes : ‘’ le fou du karthala’’, ‘’Mohéli revisité’’, ou bien ‘’ à la pensée’’ on ressent l’attachement de notre poète à l’endroit des îles Comores, où il a su donner le meilleur de lui-même, sa culture, sa sueur, son sang et son amour. A 58 ans, l’homme souhaitait revoir son sol natal et retrouver ses souvenirs d’enfance, d’autant que les arriérés de salaires cumulés à l’époque ne lui permettaient point de survivre dans sa cabane louées dans le quartier d’Oasis malgré sa fierté affichée de comorien d’adoption. Solidarité poétique Internationale Il a fallu que le poète Adjmael prenne cause en faveur de ce poète semblable à l’albatros, et soumet des extraits de ses poème pour publication dans l’anthologie de l’Association des poètes Réunionnais ‘’UDIR’’. Au cours de ce festival, le FIPO ‘’Festival Inter régional de Poésie de l’Océan Indien’’ qui s’est tenu en 2008 ; l’UDIR a plaidé la cause de ce poète qui ne pouvait pas quitter les Comores faute de moyens. Après mure réflexion, l’UDIR s’est fait porte-parole de sa cause et a chargé les poètes côté Mauricien Sedley Assone et pour la partie comorienne MAB Elhad de faire le suivi du dossier qui a permis aux autorités mauriciennes de rappeler sur leur île notre poète comoro mauricien et depuis il a retrouvé les siens. MAB Elhad

Repost 0
Published by MAB Elhad - dans Poésie
commenter cet article
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 09:49

 

LGDC-Conf-CASM.jpgDans le cadre de la semaine de la Francophonie, et à l’occasion de la Journée Mondiale de la Poésie le CASM en partenariat avec la Délégation Comorienne de l’Association Européenne de Poésie  ‘’Euro poésie’’ et Poétiqu’Art, ont organisé différentes manifestations  au centre du CASM, allant de l’exposition de photos et de poèmes en sur impression, à la mise en espace de Slam et de lectures scéniques de poèmes. De 07 à 70 ans le publique a répondu présent à l’appel poétique.

Dès le 14 Mars début de la célébration de la semaine nationale de la francophonie, le Centre a ouvert ses portes par une exposition de photographies en sur impression avec des poèmes réalisées par MAB Elhad. La visite au centre nous a permis de  découvrir  d’autres tableaux en noir et blanc offert pour la circonstance, par la structure réunionnaise Lerka (espace de création qui encadre les auteurs et artistes de l’Océan Indien). De même que des coupures de journaux, on pouvait voir quelques exemplaires des couvertures des livres publiés par l’Association  Euro poésie Frances, exposé par la délégation Euro poésie Comores.

Le 18 Mars s’en ai suivi à partir dès 16 heures une lecture de slam, avant le début de la conférence de MAB Elhad.  Ce sera l’Ambassadeur des Comores en Afrique du Sud  Ahmed Mohamed Thabit qui n’est autre que le Président du CASM, qui a ouvert la conférence pour souhaiter la bienvenue au public,  en présence du Conseiller de Mr l’Ambassadeur de France aux Comores, et de quelques personnalités de lettres à l’instar de l’écrivain Sast.

On peut repartir son intervention en trois parties succinctes. L’oralité dans la poésie comorienne comme source de création, la poésie comorienne d’expression française et le devenir de la poésie comorienne.

Si le sujet annoncé a porté sur les «perspectives de la poésie comorienne d’expression française » de l’indépendance à nos jours, MAB Elhad n’a pas manqué l’occasion d’exprimer sa fierté par rapport aux extraits de son œuvre en filigrane et en mini lettres  sur les billets de banques comoriens, notamment ceux de 1000 et de 2000 franc KMF.

 Dans la  première partie de son exposé, le conférencier a tenu de présenter un aperçu de la poésie comorienne orale et des travaux de recherches  faites sur le sujet.

Citant les travaux de Damir Ben Ali,  MAB Elhad, affirme à titre d’exemple que ‘’la poésie comorienne remonte au XV es. Le texte portant le titre de « Mazuni » aayant été composé pour relater la destruction de la dite cité portuaire ‘’Mazuni’’, ancien chef-lieu du Dimani. Cette époque, a connu les griots et les baladeurs qui colportaient le chant et la poésie d’une localité à une autre à travers les îles et qui transmettaient cette richesse de générations en générations. Pour preuve, plusieurs centaines de manuscrits retrouvés dans des bibliothèques à Zanzibar, révèlent aussi l’originalité d’une poésie et d’une littérature comorienne qui datent des siècles antérieurs’’Notre poète affirme que cette poésie présente différents aspects : vernaculaire, est à prédominance  orale. Il  qualifie  la poésie de ‘’ Mbae Trambwe de communautaire et  traditionnelle, mais vecteur de la culture comorienne et qui se transmet oralement.  D’inspiration sociale, la littérature orale reflète  l’époque et les aspirations du peuple, en s’adaptant aux changements historiques; et de l’évolution de nos mœurs.

Se référant, au chercheur Ali Mohamed Djalim le conférencier prétend que ce dernier estime que ‘’notre poésie a perdu son originalité face à l’écrit de l’expression française. Parce que, la poésie comorienne est avant tout orale et que c’est avec l’œuvre de Trambwé que la littérature comorienne, originalement orale, commence à être écrite et traduite en français pour qu’elle soit à la portée d’un public plus large’’.

Quant à l’aspect véhiculaire de notre poésie, écrite en langue comorienne, il la trouve réservé à beaucoup plus de personnes sachant lire en langue nationale. Elle résulte beaucoup plus de l’expression de l’engagement, et suscite la prise de conscience vis-à-vis des problèmes sociaux du moment, de l’environnement etc… mais aussi des causes identitaires, et notamment politiques. A en croire MAB Elhad la poésie comorienne a plusieurs genres dont quatre tendances connues : Poésie panégyrique comorienne; celle d’expression arabe, mais aussi swahili et française.

Pour aborder la poésie comorienne d’expression française, sujet de la conférence MAB Elhad a présenté un bref historique de la langue française aux Comores avant de rendre hommage à la presse écrite pour son implication dans la promotion de la poésie comorienne, d’où les coupures de presses affichées sur la cimaise du CASM à côté de la collection de photos et des poèmes. L’auteur de Kaulu la mwando affirme  que  la poésie comorienne d’expression française date des années 70 et que  les premiers poèmes retrouvés sur le territoire ont été publié dans le journal ‘’Alkamar’’ du Haut-Commissariat de la République française. S’en suivra les publications qu’il a qualifié de poésie patriotique et engagée publiées par le journal de l’Association des Etudiants comoriens en France  ASEC dont« Usoni et Trait d’union », auxquels des extraits paraitront prochainement  dans son anthologie ‘’florilèges de la poésie comorienne’’, dans lequel a été extrait le  tableau bibliographique sélective présentant, une vingtaine de poètes comoriens dont trois femmes, déjà publiés chez une quinzaine d’éditeurs; 04 anthologies et 08 poètes étrangers ayants écrits sur les Comores en plus de 04 œuvres inédits de poètes comoriens.

MAB Elhad considère cette poésie comorienne d’expression française comme étant celle des nouvelles générations. En effet la nouvelle vague des poètes comoriens s’exprime en langue française, tout simplement parce qu’elle est aux Comores, la première langue officielle. Une langue qui est plus ou moins maternelle parce que, celle du colonisateur, donc la plus appropriée au Comorien pour s’ouvrir au monde francophone, influencé par la poésie française apprise sur les bancs de l’école.

Abordant l’imaginaire et la sensibilité de la poésie comorienne d’expression française, MAB Elhad pose un regard analytique  qui lui permet de constater que même après l’indépendance des Comores, des similitudes par rapport aux aspirations et à l’inspiration près et poste indépendance reste les mêmes: L’envie de dignité, la revendication des libertés, la promotion du genre, le respect de l’environnement,  à titre d’exemples. Il faut cependant reconnaitre qu’après l’indépendance, la poésie comorienne s’est développée, élargie et diversifiée. Contrairement à la poésie d’expression comorienne, celle d’expression française est profane aux us et coutume comoriennes et s’adresse à un public restreint. C’est aussi une poésie de circonstance, d’inspiration politique ou sociale, et très répandue dans les journaux  pour finir  son exposé notre poète se permet un exercice difficile d’appréciation sur l’inspiration de certains poètes comoriens. Pour MAB Elhad, certains poètes tels que  Saindoune Ben Ali, auteur de ‘’testament de transhumance’’ et Sadani auteur du dernier recueil de poésie paru récemment  ‘’Sania’’ donnent une empreinte comorienne à leurs écritures, les tournures elliptiques et les images se jouent d’une pensée qui reste métaphorique et d’une sensibilité qui privilégie l’indicible. Parmi les thématiques de la poésie de ces deux auteurs, la tragédie des kuwasa kwasa, le poète Sambaouma A.Nassar a de même abordé ce sujet dans son recueil, ‘’nouveaux poèmes jusqu’en terres palestiniennes’’.

La conférence a pris fin par une projection des activités devant renforcer la créativité poétique comorienne. A ce sujet MAB Elhad pense nécessaire de reprendre les activités de jadis, par l’implication des poètes pour la célébration de la journée Mbaye Trambwe tous les 17 juillet de chaque année, la reprise des veillées poétique qu’il entends instaurer avec le CASM pour commencer, les activités de créativités et d’encouragement à la poésie pour les tous petits, mais aussi le développement des relations en faveur des arts et de la littératures avec les structures tels que : LERKA (Espace de créativités artistiques) l’UDIR(Union des poètes réunionnais) pour la Réunion mais aussi au niveau international avec Euro poésie. Dans ce même optique, MAB Elhad pense bien nécessaire pour les Comores d’ouvrir les portes aux autres, comme cela a été le cas avec le FIPIA (Festival International de Poésie Itinérant en Afrique) mais aussi accueillir le FIPO (Festival Interrégional de Poésie de l’Océan Indien). C’est ainsi qu’il a exprimé sa satisfaction d’avoir été à l’origine de l’arrivée de LERKA au Comores lors de son mandat politique de 1er Adjoint au Maire, et alors qu’il fut préfet et qui porte comme résultat les échanges envisagés très prochainement aux Comores avec cette structures probablement en milieu d’année pour la concrétisation de leurs projets.                                                                       

                                                                                                                                 I M A 

Repost 0
Published by MAB Elhad - dans Poésie
commenter cet article
15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 10:08

CASM-la-renaissance.jpg

Après quelques années en sommeil , le Centre d’animation socioculturel de M’tsangani remet en marche sa machine. Et pour marquer le pas, ce centre participe activement à la semaine de la Francophonie par une conférence sur la poésie.

 

Né le 27 Février 1992 de l’initiative des jeunes du quartier de Mtsangani, de la génération de Naki Mattoir, Cheikh MC et tant d’autres, le CASM, (Centre d’Animation Socio-culturel de Mtsangani) a connu un passé glorieux en dépassant son statut d’association de quartier pour devenir une structure ouverte à toute la population des Comores vivant à Moroni .

 Ce qui lui a permis de répondre aux engagements pris le 16 Aout 1996 lors de l’inauguration, de s’impliquer au développement communautaire du pays en permettant aux enfants de l’archipel des Comores étudiant dans  le chef lieux à Ngazidja de trouver un lieu de révision, d’encadrement et de soutien notamment en période d’examens scolaire d’une part mais aussi et surtout contribuer à la cohésion des habitants du quartier de Mtsangani et de la ville de Moroni. MTV-CASM.jpg

Parmi les actions menées à termes, le CASM a permis la prise en charge des activités de prévention et de sensibilisation contre les grandes endémies à travers les émissions audiovisuelles menées par sa station MTV /CASM qui fut jadis la télévision de référence pour ses émissions socioculturelles. Qui ne se souvient pas de certaines émissions phares : Unambiye mna hadis de Mahamoud Sultan ?, Art et culture de MAB Elhad ; Unono l’emission santé de Mme Cheikh MS ; Msafara ho ngazidjani de Ben Abdou ; et j’en passe des meilleurs.

 Aujourd’hui on retrouve que ce soit à TNC, à Mayotte première, à RFO ou à Alwatwan, bon nombre  de techniciens de la régit, du plateau ou du reportage camera et photographiques formés par le CASM.

 De même, dans un passé récent, le CASM a accompagné et soutenu bon nombre d’adultes pour la maitrise de certains instruments tels que l’ordinateur et l’usage de certains appareils  numériques à leur apparitions sur le territoire.

Dans le domaine de la culture, le CASM a organisé plusieurs formations pour permettre la maitrise des danses traditionnelles, permis la prise en charge de certains soucis du quartier tels que la prévention contre les activités liés à la délinquance infantiles etc…

PARTENARIAT ENTRE LE CASM & EUROPOESIE 

à l’occasion de la semaine de la  francophonie.  

 

21 ans après sa création, et après avoir traversé un temps d’inactivité dû au départ de bon nombre de ses enfants pour l’étranger, le CASM renait de ses cendres, grâce à la bienveillance des ainées, à l’instar de  A.Thabit ; Tonton Said Mzé, Abdallah Ali ; mais aussi les inconditionnels à l’instar de Oumoud ; des femmes comme Mme Allaoui Masseande Chami, Mme Fatouma Abdallah Youssouf, F. Timboyi ; Fatima Chami qui donnent le meilleurs d’eux même pour que le CASM se ressaisisse.  

Ces derniers pensent à tort ou à raison que le CASM se passe dans un premier temps de MTV, pour prioriser ses activités sur la reprise des activités originelles en l’occurrence la formation, l’information, la sensibilisation et la prévention des jeunes sur les grands défis du pays en général et du quartier de Mtsangani en particulier. En s’investissant ses membres dans la prise en charge des structures d’assainissement, d’hygiène, de santé publique de la population et de son environnement.

Le nouveau bureau entend privilégier le retour au renforcement de l’éducation de base, l’encadrement des élèves, la scolarisation des enfants en bas âge et le soutien scolaire.

Quant à la culture, le Centre prévoit l’organisation comme jadis des manifestations, sur l’éducation, la science, la culture et la formation professionnelle.

 En ce qui concerne la promotion des échanges culturels, sportifs au niveau national et international, le CASM qui envisage d’héberger la ‘’Maison Internationale de la Poésie Comorienne’’ vient de concrétiser un partenariat avec la délégation nationale de l’Association Européenne de poésie ‘’Euro poésie’’ Comores.

vers le printemps des poètes le 18 Mars au CASM

 

C’est ainsi que dans le cadre de la semaine de la francophonie organisée par le gouvernement comorien en partenariat avec le Service de Coopération et d’Actions Culturelles de l’Ambassade de France ; Euro poésie, aux côtés du CASM et de Poétiqu’Art Comores organisent différentes manifestations le lundi 18 Mars à partir de 15heures au lieu du 21 précédemment prévu pour le Printemps des poètes ; allant de la mise en espace de Slam, à la ‘’conférence débat sur les perspectives de la poésie comorienne d’expression française’’ par MAB Elhad, pour finir avec la lecture scénique libre et publique de poèmes dans la salle polyvalente du CASM. Dans le cadre de ce partenariat avec le CASM, l’Association Euro poésie à travers la délégation des Comores prévoit l’envoi de livres de poésie et de CD en faveur de la promotion de la poésie aux Comores, et l’épanouissement de bases de bonnes relations avec l’Association Européenne de poésie, notamment ‘’Euro poésie’ ’France avec laquelle  Naki Mattoir est déjà en contact.     

Moina Nourou Hooussein

                                                                                                                 LGDC

Repost 0
Published by MAB Elhad - dans Poésie
commenter cet article
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 17:07
  1. 4-StDenis--Soiree-Slam-a-Roland-Garros-accompgne-a-la--.jpgLe 21 Mars est la journée mondiale de la poésie.
    C’est l’occasion pour moi de faire une petite rétrospective sur cet art à part entière auquel bon nombre de personnes connues ou méconnues s’y adonnent dans notre pays. Sur mon blog j’avais il y a quelques temps écrits un papier sur la poésie comorienne et ses différents aspects.

    Je saisie cette opportunité pour inviter tous les poètes (qu’ils so...ient en herbe ou confirmés) se trouvant sur le territoire comoriens à prendre part à une réunion au foyer du CASM à Moroni Mtsangani place Djumwa vumwe.
    Cela fait bientôt une trentaine d’années, que l’Océan Indien donne de plus en plus de la valeur à ses artistes et ses hommes de lettres. Pour preuve, Si l’île de la Réunion a su se positionner comme étant incontournable dans le domaine des arts avec son ‘’ Carrefour des artistes de l’océan indien’’ grâce à l’UDAR (Union des Artistes réunionnais) qui réunit tous les ans les acteurs de l’art plastique et ceux de la photo ; le milieu des lettres de cette île a su autant bien s’organiser pour faire vivre la littérature de la zone.

    C’est ainsi qu’existe le FIPO (Festival Interrégional de Poésie de l’Océan- indien) qui assure l’organisation de ce qui est aujourd’hui le ‘’Printemps des poètes’’ de la sous-région ; ou encore la rencontre des poètes de la zone C.O.I grâce au concours de l’Union pour la Défense de l’Identité Réunionnaise (UDIR) ; le Conseil Général et le Conseil Régional qui, ont crée le concours annuel (Prix de l’Océan Indien) couvrant tous les domaines de l’expression littéraire .

    De son côté, L’ERKA (Espace de Recherche et de Création en Art Actuel ne ménage aucun effort pour s’investir à l’épanouissement de la culture et des arts de l’océan indien).
    Pour preuve, en 2004, L’ERKA, bien que pris de cours, a contribué à la promotion de mon recueil ‘’Kaulu la mwando’’. L’invitation qu’elle m’a faite de participer au ‘’Kabar poésie’’ qu’elle a organisé l’année dernière à l’occasion de la fête du livre ‘’ livre en l’air’’ a suscité l’intérêt de certaines Radios de la place qui m’ont invité par la suite, à des émissions Radiophonique à l’instar de Radio Arc en ciel et R.F.O. Une telle occasion a permis de faire connaître l’ensemble de mon œuvre dans les milieux de la communauté comorienne de La Réunion et de Mayotte.
    Du Mercredi 07 au 13 Décembre 2005 LERKA se retrouve à Madagascar au côtés d’ ELBAKANA pour la concrétisation des ateliers de recherche interdisciplinaire ‘’ ELBAKANA, ou le ‘’Glissement perpétuel’’ sur la culture (dont l’Art et la poésie ) qui se tiendront en partie à l’Institut de Civilisation/Musée d’Art et d’Archéologie avec les interventions de Mme Baco Rasoarifetra, Mme Christiane Rafidinarivo, Mr Rafolo Andrianaivoarivony, Mr Hemmerson Andrianetrazafy. Mais aussi l’autre partie portant sur ‘’Langue et poésie du Grand Océan qui se tiendra le 09 et 10 décembre 2005 au Centre Culturel Albert Camus, et qui verra les illustres interventions de : Mr Patrick Andriamangatiana, Henri Rahaingoson, Nicolas Gérodou et Mr Babou B’Jalah.

    Pour sa part, Madagascar abrite tous les ans plusieurs manifestations à caractères régionales ou internationales. Pour preuve, je ne manquerais pas de citer le festival de danse chorégraphique dont les fameuses ‘’ Sanga’’ ou encore les rencontres de la photographie, pour ne citer que ceux-là. La poésie n’est pas pour autant délaissée sur la grande île où, elle a une place de choix. Plusieurs associations tels que l’illustre si bien, les manifestations quotidiennes menées par Sandrata, dont les chefs de fils sont Ranöe, Elie Rajaonarison, Tahirintsoa et Solofo José Nalisoa Ravalitera, et qui ont su rajeunir cette poésie malgache ou alors le FIMPAMAMA(Fikambanan’ny Mapandala ny Maha Malagasy) du professeur Roger Rabenilaina quand ce n’est pas tous simplement les activités menées par la SEROI (Société des Ecrivains de la Région de l’Océan Indien) grâce aux efforts soutenus par Jeannine Rambeloson.
    Dans cet ordre d’idée, le Centre Culturel Albert Camus d’Antananarivo, reste le lieu privilégié et incontournable pour l’épanouissement des Arts et de cette littérature de l’Océan Indien. En effet j’ai eu le privilège d’assister le 24 février 2001 au 25 ème forum littéraire qui a été un succès, pour avoir su si bien faire l’état des lieux de la littérature malgache, rendre ses lettres de noblesse à la poésie malgache, et encourager les nouvelles générations à s’investir pour un nouvel envol de l’écriture malgache.

    Pour leurs part, les Alliances Françaises dans la région Afrique, ne manquent pas de servir de tremplin à l’épanouissement de cette culture, soutenu dans cet élan par l’A.F.A.A (Association Française d’Action Artistique) .
    Puis mon deuxième rendez-vous culturel sur l’île, fut celui du ‘ 4 ème Festival International de Poésie Itinérant en Afrique (FIPIA) qui s’est tenu du 14 au 24 juin 2001 avec le concours de Sandrata.

    Les liens culturels et de fraternités qui unissent les deux pays Madagascar et les îles Comores, sont aussi bien ancestraux, que beaucoup de comoriens sont né sur la grande île, qui dans l’histoire encore ressente ‘’ Madagascar et dépendance’’ Antananarive, fut la référence intellectuelle et culturel des Comores, pour avoir formé les premiers cadres de l’ensemble de nos îles. Depuis, des générations de comoriens y ont élu domicile à Madagascar pour devenir le 18 ème tribut de Madagascar.
    Le succès qu’à connu le Dr en lettres et Ecrivains Comorien Toihir dans ce centre, il y a de cela quelques années lors de la sortie de l’un de ses livres ; comme le passage de l’Artiste Plasticien Modali ont su prouver si besoin été, combien l’intelligentsia malgache a de l’estime à l’endroit des auteurs de l’océan indien.

    Pour sa part le Club ‘’Poétiqu’Art Club Comores (PAC) que j’ai l’honneur de présider, a participé en concertation avec le Club Pohori (Association des Poètes Comoriens), à différents veillées poétiques, dont notamment celle du 29 Mai (en pleine lune) pour rendre un vibrant hommage à la mémoire du regretté Jean Jacques Rabemananjara qui venait de nous quitter récemment. Cette soirée sera honorée par la présence du Consul Malgache à Moroni et de l’Amicale Comoro -Malgache, cérémonie qui a vu la participation de plusieurs autorités comoriennes venues lire un poème de l’auteur pendant que chaque poète Comorien était censé écrire un poème à la mémoire de ce géant de la poésie de l’Océan Indien.

    Depuis, avec la consécration du 17 et 18 juin comme journée nationale de la poésie comorienne ‘’ Journée Mbaye Trambwe’’, la poésie comorienne avait connu un essor considérable et a permis à l’Association Mbaye Trambwe et l’Association Pohoori Calam de mener différentes manifestations et activités poétique dans notre pays à l’instar des ‘’veillées poétiques’’ et autres causeries sur la poésie comorienne. De même, des émissions radio diffusées et audiovisuelles ont été assuré sur différentes radio et télévisions telles que :

    - Radio Studio1 par MAB Elhad et Aboubacar Said Salim
    - 105 RB de Badjanani par MAB Elhad
    - MTV CASM par Aboubacar Said Salim et MAB Elhad
    - TNC par Aboubacar Mchangama
    Etc….
    Mais si depuis ces cinq dernières années la poésie comorienne s’enrichie de nouvelles publications, puisque une rétrospective que j’ai effectué au profit du ‘’ Florilège de la poésie des îles de la lune ’’, anthologie de la poésie comorienne en préparation, me permet d’avancer les chiffres ci-après :

    A ce jour, 15 poètes comoriens de différents horizons ont été publiés de 1980 à ce jour, dont 09 ressortissant des Comores indépendantes, 03 de l’île comorienne de Mayotte et 03 autres né ou résidant en France.

    Que seulement 04 anthologies ont été écrites sur la poésie comorienne ou incluant des poètes comoriens, si ce n’est alors des poètes étrangers ayant cité les îles Comores.

    Que 05 poètes comoriens sont en attente de voir leurs premières œuvres éditer.

    Dans l’histoire de la poésie comorienne, depuis le journal ‘’Alkamar’’ qui remonte aux années 70 à nos jours, 05 journaux ont au niveau national réservé une chronique ou un espace à la poésie comorienne. Et là j’ai omis de comptabiliser les bulletins culturels des écoles de la place. A ce jour, seul 05 genres de manifestations poétiques existent sur le territoire comorien.


Repost 0
Published by MAB Elhad - dans Poésie
commenter cet article
25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 10:14
 

Le poète Sedley Assonne participera au Festival International de Poésie (FIP), qui se tiendra à Trois-Rivières, au Québec, du 30 septembre au 10 octobre 2011. Il a été invité par Maryse Baribeau, la directrice-générale du FIP. Le FIP est une manifestation culturelle qui se tient au Québec depuis 1984.
Le poète a sorti son premier recueil de poèmes, Les fantômes du futur luxe nocturne, en 1994. Depuis cette date, Sedley Assonne est devenu l'auteur de La poésie contre la guerre, primé par le prix Jean Fanchette-Poésie, en 2003, de Pu poezi zame disparet, sacré par le prix Grand Océan, section créolophone, en 1999, à la Réunion. A l'île sœur, il aura également récolté le prix de poésie de la ville de Saint-Benoît pour son poème Ma vile. Et dans l'émission "Poésie des îles", diffusée sur RFO et animée par le poète Jean-François Samlong, son poème Visages de mon île fut primé.
A Maurice, il a déjà reçu le premier prix d'un concours de poésie, organisé par l'ONDP, avec le poème Plaidoyer, en 1985. Il était un des animateurs de "Parole dans la rue", sur une idée de Tristan Breville, en août 1997, dans les rues de Port-Louis, aux côtés de Cyril Gaëtan Lebrasse, Lise et Rowin Narraidoo, Khal Torubally et André Lavénérable, entre autres. C'était la première manifestation du genre à Maurice.
Il a aussi été le premier poète mauricien invité au Printemps des Poètes, à la Réunion, en l'an 2000. Il a déjà participé au Salon du Livre, à Paris, sous l'égide de l'ambassade de France. En l'an 2001, du 14 au 22 juin, il devient le premier poète mauricien invité au Festival International de Poésie Itinérant en Afrique (FIPIA), organisé à Madagascar. Plusieurs récitals dans des collèges et lycées malgaches, aux côtés d'Elie Rajaonarison, Ranše, Paul Dakeyo, initiateur du FIPIA, Taijin Tando, poète japonais, MAB Elhad, Ali Mlindé et Mohamed Toihiri, poètes Comoriens, et les membres de l'Association Sandantra, cercle de jeunes écrivains et poètes malgaches.
Le poète a pendant longtemps animé des récitals, sous l'égide de la mairie de Port-Louis, avec Les Plumitifs Associés, association de poètes dont il fut le fondateur, au foyer du théâtre de Port-Louis, et dans d'autres régions de l'île.
Egalement éditeur, il a publié des ouvrages de Thierry Château, Ponsamy Pongavanon (ancien condamné à mort), Tracy Ponen, et bientôt Eric Bahloo. Sedley Assonne a été le premier à sortir trois livres sur la musique locale : Gérard Louis, tout pour la musique, Les femmes du séga  et Kaya, autopsie d'une légende. Et Le Morne, son texte devenu chanson pour Cassiya, a été disque de l'année en 2001. Il a écrit dix textes pour Sandra Mayotte, dont Makalapo.
Rappelons que Sedley Assonne est aussi auteur de Vertiz leternite, un recueil de poèmes en créole, édité en 1996, de Robis, le premier polar en créole jamais écrit à l'île Maurice (le texte a été au programme d'études d'étudiants du Mahatma Gandhi Institute et de l'université de Maurice), et a reçu le premier prix au concours littéraire de Ledikasyon Pu Travayer, en 1996, de Tekno, recueil de nouvelles en créole, édité aux éditions de la Tour en 1999, de Pu poezi zame disparet, un recueil de poèmes bilingue, créole/français, couronné par le prix Grand Océan à la Réunion, en 1999, de Le Morne, territoire marron, recueil de poèmes, bilingue, édité aux éditions de la Tour, en 2001. Le Morne, extrait du recueil, adapté en chanson par Cassiya, a été disque de l'année en 2001. Par ailleurs, des extraits de ce recueil figurent au bas de la montagne Le Morne, l'Etat ayant choisi cette  œuvre pour présenter le dossier d'inscription de la montagne au patrimoine de l'humanité de l'UNESCO. (Ceux qui vont faire un tour au Morne peuvent lire des extraits du poème, en trois langues : anglais, créole, français).
Il a aussi sorti  Le désespoir bleuté de la rue solitaire, recueil de poèmes en français, édité en 2002, de De l'amour, recueil de nouvelles en créole, édité aux éditions de la Tour, en 2003, de Tizann, livre-jeunesse, écrit en collaboration avec Catherine Servan-Schreiber, haut cadre de l'Institut des Hautes Etudes Orientales, à Paris, de  Zan Balak, un roman, et de  Le vicomte de Roche Bois, recueil de poèmes, sorti cette année.
A noter que le chanteur Clarel Betsy l'a approché pour l'écriture de sa biographie musicale. Sedley Assonne a aussi écrit un texte sur La famille Ramiah, et prépare Zul Ramiah, l'homme arc-en-ciel. Il a aussi édité 4 romans de Yoga Serge Palan.
Sedley Assonne  est présentement réalisateur, à la MBC, des émissions  Portrait d'artiste et Métissages.
L'ensemble de l'œuvre littéraire de l'auteur (poésie, nouvelles et roman) a fait l'objet d'une thèse, signée Pascal Nadal  (docteur-es-lettres au Mauritius Institute of Education), et présentée à l'université de Maurice sous le titre: "The narrative voice and the dream of social change in the works of Sedley Richard Assonne".

Repost 0
Published by MAB Elhad - dans Poésie
commenter cet article
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 11:38

Lecture-scenique-110.jpg

Ma première approche avec ce ‘’revenant’’ (mort en 1978, et enseveli dans la poussière de l’histoire, piétiné par les pas du désespoir, à l’annonce du coup d’État qui a mis fin au règne  du pouvoir révolutionnaire et mettant fin à la vie d’Ali Soilih)  était  d’abord virtuelle. Je me retrouvais à l’île de la Réunion en Mai 1993, pour  une formation de Commandant de la Brigade de  Recherches. Mon encadreur  en Police Technique et Scientifique, le Gendarme Prévost, connaissant mon goût prononcé pour la poésie, m’a ramené un livre  dont le titre ‘’Palangana’’, était écrit par un Comorien du nom de Saindoune Ben Ali,  et publié par l’Association des écrivains de La Réunion. ‘’ADER’’.Cela m’a surpris d’abord parce que ce mot n’avait rien de comorien mais plutôt du malgache d’une part, puis d’autre part je n’avais jamais entendu parler d’un poète comorien à part  Mbaé Trambwe et Aboubacar Said Salim en Gde Comore, et sur l’île d’Anjouan un jeune de la famille Dossar actuellement en France.

‘’Palangana’’ n’est en faite qu’une compilation constituant les rives d’une rêverie d’enfance. Plus tard l’auteur me dira que cet œuvre, n’est que ‘’l’illustration qu’une littérature n’a aucun sens s’il ne véhicule pas des utopies‘’.Depuis son écriture m’a émerveillé. Alors débute 
quelques recherches qui m’apprendront aussi que sa première œuvre‘’
Les ruelles d’embats’’publié par l’INE (Institut Nationale de l’Education) d’Anjouan en 1986  fut une évocation douloureuse sur son grand père paternelle qu’il n’aura connu qu’à peine 2 ans. Ses premiers écrits furent donc tout d’abord soufis à la manière des kassuda. au croisement du bien fait divine et le sacré. Par contre je n’ai pas connu l’autre recueil, ‘’Les ombres de Koni’’ publié par la maison de la poésie de Paris. Quand le Testament
de transhumance est sorti, qu’elle a été ma souffrance dès ma première lecture d’apprendre au travers de l’avant propos, que Saindoun « est mort en 1978, piétiné par la foule carnavalesque, à l’annonce du coup d’État qui a mis fin à la vie d’Ali Soilih ». ? ! Donc je n’allais pas le rencontrer ? La pesanteur d’une telle pensée tuait à son tour, cette envie de lire cette poésie posthume. Cependant je me suis repris du choc ressenti et la lecture qui s’en suit m’apparu d’un approche difficile. Certains mots avaient un sens que je n’arrivais pas à cerner, par contre le rythme adapté par l’auteur, son style, sa thématique et l’esthétisme ont retenu mon attention, me poussant à aller jusqu’au bout. La recherche sur l’auteur et son temps m’emmena  à pénétrer l’œuvre pour comprendre cette mort symbolique. J’ai fini au fur et à mesure que j’évoluais dans le contexte de l’époque  ou l’auteur s’est inspiré,  à comprendre qu’en faite ‘’Testament de transhumance’’ était poético politique. J’ai cru comprendre que l’auteur était Soilihiste pour avoir descellé, une célébration tragique et lyrique de Saindoune Ben Ali sur la révolution culturelle que j’ai aussi connue, et la disparition du Mongoze. J’ai conclu de fait que l’œuvre revenait des fonds de l’histoire emporté vers les rivages par les vagues des oscillations chaotiques rejetant sur la plage du temps, les refoulements dû à ces rêves brisés et cet engagement probablement , à un homme auquel l’auteur s’estimait redevable. Le questionnement du débat charnel entre l’expression proprement dite, et les circonstances qui ont poussé Saindoune à une telle métaphore, a fait jour en moi. J’estimais de surcroît que Saindoune se cherchait une voie. En lisant ce chef d’œuvre, après avoir pris du recul par rapport au passé, je constate que  Saindoune, lisait dans le temps pour prédire l’avenir ; et projetait son regard de poète, sur notre époque. Pour preuve, qui aurait cru que l’actualité des kwassa-kwassa, ces vedettes à la dérive sur les mers de l’eldorado Mahorais, était prévisible dans son livre ? Saindoune se sert d’une écriture pour peindre la révolte contre les empêcheurs de tourner en rond. Il s’approprie la douleur de tout un peuple pour la faire sienne. D’où cette impression d’exorcisme qui apparaît en filigrane dans ces mots contre cette violence continuellement dirigée sur  le peuple et le pays. L’assassinat du chef de l’Etat d’Ali Soilih semble pour lui une rupture avec l’espoir d’un avenir meilleur.
 

 Depuis j’ai commencé à me faire des idées et un portrait préconçu de la personne. En effet, en 2000, alors que nous préparions le Festival International de Poésie Itinérant en Afrique (FIPIA), nous aurions beau cherché à le joindre en vain. Saindoune Ben Ali est difficile à cerner, déroutant, inclassable. J’ai  donc continué à croire que ce grand poète comorien était à l’image de mes préférés. Je l’imaginais à la carrure d’un Boris Gamaleya, d’un Mallarmé ou d’un Aragon. En tout cas dans ma tête il illustrait assez bien ‘’ L’Albatros’’ de Charles Baudelaire dans les fleurs du mal. Mais lui, ses références ne sont pas non plus aussi simples : des auteurs à l’instar de René Char, et Yves de bonne fois. Et le jour que je lui ai dis qu’il illustre mieux l’Albatros il m’a répondu qu’il se voit plutôt comme le corbeau d’Edgar Allan – Poe.  
 Lecture-scenique-121.jpg

            Je me suis dit alors que l’homme est à l’image de son dernier chef œuvre, difficile d’approche.  Je le croyais hautin et imbu de sa personne, ce qui l’aurait conduit à devenir hermétique, à rechercher le silence et la solitude.
 
            Puis vint notre rencontre. Sur invitation de la Librairie d’Anjouan, je me suis retrouvé à Mutsamudu aux côtés des écrivains comoriens venant de tous les horizons. C’est là que j’ai rencontré cet homme qui n’est en fait que le contraire de ce que je pensais de lui. C’est plutôt un homme de dialogue que j’ai découvert. Notre rencontre a fini par me faire comprendre que ce talent immense et authentique, son regard posé sur le vide, exprime le côté antagoniste de l’homme de lettres qu’il est. Je le croyais Soilihiste alors qu’il ne l’a jamais était. D’ailleurs il le dénonce dans le testament de transhumance, Karo ‘’ le pas ‘’ qui  traduit le désespoir de bon nombre de comoriens qui aspiraient et s’aventure toujours, hanté par cet horizon alléchant. C’est cette tragédie que les Comores connaissent depuis l’indépendance du pays  hier pour fuir le pouvoir d’Ali Soilih et aujourd’hui à la recherche d’un avenir meilleurs.
 Je le prenais pour un hermétique et je l’ai découvert bon vivant, homme de dialogue jusqu’à l’engagement politique. Mais toujours est-il  que ses yeux  hagards et rougis expriment un sentiment de révolte et d’une insatisfaction. Comme si les déboires de l’histoire font le pouvoir de l’écriture ? A l’entendre, j’ai compris qu’il est venu


            

 à l’écriture par un état d’esprit sur la culture, la société qui l’on emmené à prendre la plume. Comme si cet enfant de maçon et d’une couturière cherchait  à dépoussiérer la mémoire enfoui de tout un peuple,  à coudre les lambeaux d’une histoire de ce peuple, auquel il porte les cicatrices dans son écriture.
 
 Et je reviens à l’éternel question que se pose bon nombre de ses lecteurs, Serait il possible que le déclin du Soilihisme ait tué l’inspiration du poète de l’Histoire, sinon à quand le prochain recueil ?
                                                           
Repost 0
Published by MAB Elhad - dans Poésie
commenter cet article