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  • : Blog destiné à faire connaitre les œuvres artistiques et poétiques des îles de la lune ''Comores ''
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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 13:27

Interview: Mohamed ABDEREMANE BOINA, Artiste, poète comorien: l’art africain peut-il revendiquer sa place sur la scène mondiale ? DAM: Bonjour M. BOINA, Bonjour, mes salutations à vos lecteurs et à toute l’équipe de Diplomatie Afrique Magasine. C’est un honneur de me retrouver sur vos pages. Permettez-moi une pensée particulière de mes instructeurs de l’ex-Unité de Formation à la lutte contre la Drogue en Afrique (UFDA) de Gd-Bassam en Côte d’Ivoire. DAM: Qui est Mohamed ABDEREMANE BOINA ? Je dirais plutôt que MAB Elhad, est le nom de plume abréviatif de Mohamed Abdérémane Boina-foumou, Elhad étant mon deuxième prénom. Je suis né à la croisée des cultures, le jour où un grand Marabout de l’Arabie Saoudite a visité mon pays, et comme il s’appelait Alhady, ma mère m’a donné ce deuxième prénom. Mon nom de famille étant ABDEREMANE BOINA FOUMOU. Je suis né africain avec une éducation arabe, le 15 Septembre 1968 à Moroni, capitale des îles Comores. Je suis marié et père d’une fille et de trois garçons ; j’évolue dans un environnement francophone. Pour tout simplement dire que je suis un produit du métissage. On qualifie mon parcours d’atypique. Officier de Gendarmerie. J’ai poursuivis des études en agri-élevage bovine, au Lycée d’Enseignement Professionnel Agricole de Luçon – Pétré, dans la région de Vendée – France, de 1983 à 1985. De retour au pays, j’ai exercé deux ans, comme technicien en agri-élevage, à la station avicole de Daché,(Centre Fédéral d’Appuis au Développement Rural) ; où j’avais en charge le département des ‘’provix ‘’ consistant à superviser la conception de l’alimentation avicole. Ayant trouvé mon travail monotone, j’ai opté pour une carrière militaire et j’ai servi sous les couleurs de la Gendarmerie Nationale depuis 22 ans durant. Titulaire des diplômes d’Officier de Police Judiciaire, de Police Technique et Scientifique, acquise à l’ESOG(Ecole des Sous-Officiers de la Gendarmerie de Fontainebleau ) mais aussi celui de Qualification Supérieur de la Gendarmerie comorienne, j’ai exercé comme Commandant de la Brigade de Recherches de la Grande Comores, entre 1988 et 90, puis Directeur Adjoint et cumulativement Chef Opérationnel Territoriale des Services de Prévention et de Répression contre la Drogue,la fameuse Brigade Mixte Anti-Drogue (ou BRIMAD) de 1995 à 2002. J’ai fini ma carrière militaire au grade de Lieutenant, en qualité de responsable de l’administration et du Fichier Centrale des Renseignements Judiciaires au Commandement de la gendarmerie Nationale ; avant de m’engager en politique comme 1er Adjoint au Maire de Moroni, puis Préfet du Centre de la Grande Comores et successivement Conseiller en Sécurité du Gouverneur de l’île et enfin du Ministre de l’Intérieur de l’Union des Comores. Depuis 2012 j’exerce les fonctions de Coordinateur National de la Sûreté et de la Sécurité Aéroportuaire de l’Union des Comores. Mon premier contact avec l’art, je l’ai eu à mes 11 ans quand un ami dénommé Cheikh Saidou m’a prêté un appareil photo Kodak 110. J’ai encore des photos de cette époque dans mes albums de famille. Ma passion s’est accrue au LEPA de Luçon Pétré où le foyer disposait d’un club photo. Mais ce n’est que lors de ma formation en investigation criminelle à l’ESOG, où, en pratiquant la photographie judiciaire j’ai compris que je pouvais mettre ma passion de la photo à la disposition de l’art. Quant à La poésie, elle m’est venue de la récitation au cours préparatoire, où l’instituteur nous obligeait à jouer les textes. A cet âge nous faisions sans le savoir, ce que aujourd’hui la scène littéraire nomme ‘’lecture scénique’’. Concernant la calligraphie, c’est une fille qui sans se rendre compte, m’a incité en me disant un jour que j’ai une belle écriture et que je devais m’initier à la calligraphie en cela je suis autodidacte. J’ai alors compris que ces trois disciplines pouvaient s’épouser, aller de pair. DAM : Quelles sont vos œuvres majeures ? Je ne peux pas parler d’œuvres majeures, sinon que j’ai publié mon premier recueil ‘’Kaulu la mwando’’ qui signifie humblement parole première en 2004. Son aspect majeure s’il en existe un, est d’avoir vu des extraits du recueil reprises en micros lettres et en filigranes sur les nouveaux billets de banques, mis en circulation depuis décembre 2006 par la Banque Centrale des Comores, pour une durée de 2O ans. L’un de ces séries en l’occurrence le billet de 1000 francs comoriens a été distingué ‘’meilleurs billet mondiale 2007’’ par la Société Internationale des Billets de Banque, grâce entre autres à la présence des textes poétiques comme moyen de sécurité fiduciaire. Cela sous-entend que l’aspect polymorphe de mon travail littéraire et artistique est récompensé par une si grande reconnaissance. Ce qui revient à dire modestement que mon nom d’artiste aura marqué l’histoire monétaire de mon pays ; même si cela est passé inaperçu dans mon pays. En outre mon travail photographique et calligraphique est visible sur l’ensemble des trois modèles d’Agenda publiés en 2008 au niveau national dans mon pays. Pour le reste, ma poésie a été mise en lecture scénique, mis en espace théâtrale, jouée en danse chorégraphique, et mis en musique par des artistes français tels qu’ Annabelle Cateau, Soumette et Sultan pour ne citer que ceux-là, à Marseille lors de ma tournée littéraire en France en Avril 2007. DAM : Pensez-vous que la culture comorienne est mal connue ? Oui j’en suis convaincu, et pourtant mon pays ne manque pas de talents que ce soit dans l’art plastique avec les œuvres de Modaly et son association SIMBO-Art ou la musique avec Salim Ali Amir et Maalesh et j’en passe des écrivains tels que le Dr Toihir précédemment Ambassadeur des Comores aux Etats Unies, AboubacarSaid Salim, Saindoune Ben Ali, Adjmael,Sast, Sadani et tous les membres de l’Association des écrivains et poètes comoriens ‘’Pohori Kalam’’. Pourtant tout ce monde est ignoré parce que dans mon pays, il y a eu toujours un ministère de la jeunesse et sport pendant que la culture légué au rang de délégation. Quand je pense à l’engouement des autorités des pays de l’Afrique de l’Ouest, pour ce qu’il font de leur culture que ce soit dans le domaine des arts visuels au Mali ou au Sénégal pour la photo ou des autres art, en Côte d’Ivoire pour la musique, au Niger pour les danses chorégraphiques ou le FIMA,j’estime que dans mon pays il reste beaucoup à faire en matière de politique culturelle. Pourtant notre appartenance au monde africain et arabe, imprégné de cet environnement francophone devait être un atout pour développer nos talents. Le jour où je verrais un tableau d’un artiste comorien sur les murs d’une administration comorienne alors là, je dirais que nous commençons encore à reconnaître notre culture nous-même. D’ailleurs j’ai toujours aimé la plume de Emmanuelle Pontié pour son franc parlé et plus particulièrement quand dans le n°212 d’Afrique Magazine page 45 elle a formulé la question suivante : ‘’ Avez-vous honte à ce point d’avoir des vrais artistes qui s’échinent à mettre en valeur vos patrimoines ?’’. Cinq ans après et son article est toujours d’actualité. Nous autres africains savons mieux apprécier Jean Paul Gautier ou Kenzo, qu’Alphadi, ou Denis Devaed ou le malgache Eric Raisina, ‘’ qui reconnaîtra un jour la valeur d’un pays ou d’un continent, si sa propre élite la méprise définitivement ?’’Donc avant d’espérer une reconnaissance des autres, nous devons nous évaluer nous-mêmes et reconnaître la qualité de l’art africain. Bon nombre d’auteurs comoriens sont plus connu à l’extérieur que dans le pays même où ils sont nés par exemple. Je pense aussi qu’il n’y a pas que mon pays, bien de pays africains sont dans ce cas souvent quand je me retrouve à des rencontres internationales je suis surpris de constater que d’autres artistes ou écrivains de pays africains autres que le miens sont confrontés à des problèmes similaires de reconnaissance à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs pays. Et peut-être que, nous autres attendions beaucoup plus de résolutions et de propositions de la cinquantenaire du 1er congrès international des écrivains et artistes noirs en 2006, comme de la Conférence « Médiums of change » réunissant les artistes africains à Londres dans le cadre d’Africa 95, sensé étudier le rôle des artistes et des arts dans l’Afrique contemporaine, mais de tout cela on ne connaît pas le suivit qui en est fait. DAM : Pourquoi combattez-vous pour l’épanouissement de la femme comorienne ? Je ne suis pas féministe mais je partage l’idée de mes poètes préférés Aragon est, Senghor. C’est Aragon qui a dit que ‘’la femme est l’avenir de l’homme’’. Je reconnais que la femme africaine a du mérite, et quand elle est née comorienne, dans une société où la femme ne peut pas s’exprimer sur la place publique, conformément à notre culture musulmane, La femme comorienne se bat et occupe une place de choix. Elle est officier dans l’armée comorienne, Ministre, député, Maire et prend le devant jusqu’au - delà de nos frontières. Je prends l’exemple de Madame SoilhaSaid Mchangama, ou Mme Moinaecha Maire de la ville de Badanmadji – Itsandra ; Les ex-ministres Moinaéchat Cheikh et Mme Sittou Raghadat elle-même ex-député, qui ont beaucoup milité en faveur de l’évolution du statut de la femme, pour ne citer que celles-là. A titre d’exemple, Mme Soilha est une comorienne qui ne s’est pas contentée de créer des entreprises dans le pays, mais qui a joue un rôle politique comme conseiller de l’ex-Président de l’île Autonome de la Gde Comores, milite au profit du développement, s’implique dans l’action humanitaire. Alors il n’est pas surprenant qu’une telle femme soit distinguée comme lauréate 2008 par France Euro Méditerranée, pour le Trophée de la réussite au féminin. Elle le mérite pour les nobles causes qu’elle a toujours défendu, que ce soit en faveur de la scène artistique en favorisant les sorties de certains artistes pour des échanges hors du pays, ou en faveur du rapprochement de l’entreprenariat entre les comoriens et la scène internationale. De telles femmes font l’honneur de leur pays. Au cours de ma tournée en France, mon poème ‘’femme’’ a suscité des réactions contradictoires. Pour les Comoriens, je donne trop d’importance à la femme, pendant que des femmes français m’ont interpellées après la conférence à l’Université de droit Aix-en Province pour me dire qu’elles me trouvaient un peu macho ! Vous voyez, le plus important pour moi ce que mes écrits ne laissent le lecteur indifférents. DAM : Avez-vous une pensée pour la condition de la femme africaine ? Oui mais j’aurais souhaité savoir, avec le recul qu’ elle a été le bilan qu’ elle a faite de la IVème Conférence mondiale de l’ONU sur les femmes. Y a-t-il eu vraiment un avancement en sa faveur ? Qu’ est ce qu’il en résulte presque 20 ans après ? Est-ce que les mesures prises ont été en sa faveur et ont elles étaient réellement appliquées ? Vous savez, Je lis Amina et Divas tout simplement parce que j’estime qu’en apprenant les soucis des autres femmes, m’emmène à mieux comprendre la mienne. Ma pensée et qu’il faudrait donner plus de moyens à la femme africaine, pare que dans nos sociétés africaine, là où la femme s’y engage, elle réussit. Il faut reconnaître qu’il y a une évolution de sa condition, par rapport à ce qu’ ont connu nos mères. Prenez l’exemple de la tunisienne Amel Henchiri, créatrice de bijoux, des femmes comme Ayden ou Elisabeth Tchoungui, ont su gagner le respect de leur personnage, et je les admire. La femme africaine milite de plus en plus à la conquête de ses droits. Je pense aux Femmes du Réseau Femme et Développement aux Comores, comme l’Union pour le Développement des Femmes au Sénégal (l’UDF/PA) qui ont une culture et un savoir-faire inimaginable, vous n’imaginez pas le parcoure d’une Salimata Porquet en Côte d’Ivoire, d’une Pearl Mashabela d’Afrique du Sud, ou encore le combat mené par adja Awa Ndiaye au Sénégal, et j’en passe de tant d’autres. Nous faisons les mêmes bancs, pourquoi ne pas mériter les mêmes salaires si les résultats sont proportionnels ? DAM : Quelles sont les solutions immédiates pour une meilleure prise en compte de l’avis de la femme dans la gestion de nos sociétés africaines ? Il faut promouvoir l’égalité de chances et l’égalité de droits, criminaliser toutes formes de violences à leur encontre. Barrer la route au droit de cuissages et aux harcèlements auxquelles certains d’entre eux sont victimes. Leur donner la parole en les impliquant dans la prise de décisions du moins en ce qui les concernes. Mais avant cela, je pense que les femmes doivent se prendre en main, qu’elles doivent s’imposer par leurs savoir-faire et leur faire savoir. Compter sur eux même d’abord avant de compter sur les pouvoirs des hommes. Je suis membre de la jeune chambre internationale des Comores et tous les ans nous honorons les femmes qui ont marquée l’année en cours dans les différents secteurs. DAM : Parlons des artistes africains, vivent-ils vraiment de leurs métiers ? Non ! Ils sont en tout cas rares chez moi les artistes qui vivent de leurs arts. La plus part sont des enseignants, ou ont d’autres activités rémunératrices. De toute façon dans des pays où l’art n’est même pas enseigné dans les écoles, où il manque de politique culturelle, que pouvez-vous attendre ? Moi je pense qu’il faudrait revenir sur les recommandations de Stockholm aux travers des quelles la communauté internationale a retenu cinq objectif généraux sur la formulation des politiques culturelles pour le développement sans lesquels l’épanouissement de l’artiste africains et de son patrimoine n’est impensable. Parce que tant que la dimension culturelle ne sera prise en compte dans les programmes de développement et dans les stratégies de réduction de la pauvreté, il n’y aura pas de reconnaissance des artistes des pays émergents. DAM : Ne pensez-vous pas qu’il faille aller à une union panafricaine des artistes ? Si mais cela me parait impossible. Par exemple au cours de mon séjour en France j’ai lancé l’idée de l’Association Poétiqu’Art avec le soutien d’une Franco comorienne impliquée dans les échanges internationaux et le développement durable de l’Association ASAD. ‘’Poétiqu’Art’’ a pour ambition de renforcer les échanges entre les poètes et les artistes africains et le reste du monde. Je vous assure que nous avons des adhésions venant d’Europe pendant que l’Afrique reste indifférente. Pourtant l’objectif était de favoriser l’émergence d’un rapprochement entre les artistes et poètes du nord avec ceux du Sud DAM : Est-il utopique de travailler à cette union ? Non si on y est sincère, en comptant sur nous même avec un peu de volonté, à l’instar de PEN International, pour les écrivains. DAM : Les œuvres des artistes africains font la grandeur des musées occidentaux, qu’en dites-vous ? Je trouve cela normal du moment que les politiciens africains n’ont pas suffisamment d’égard à leurs identité culturelle. L’artiste doit pour autant vivre et voir la reconnaissance de son art source de son épanouissement. Le comble ce que l’art africain est sous-évalué, parce que nous sommes les premier à le mépriser. Quand j’entends revendiquer le retour des œuvres africains dans nos pays, je dis qu’il faudrait valoriser d’abord ceux qui sont disponibles dans nos pays. DAM : Pensez-vous que nos dirigeants ont les moyens de soutenir les artistes africains ? Oui mais c’est la volonté politique qui leur manque, parce qu’elle ne figure pas parmi les priorités des politiques de nos pays dans leur grande majorité. Il n’y a jamais assez de budget pour la culture, quand bien même ils ont compris que la créativité est sineqanun au renforcement de l’identité culturelle dans son expression même. Peu importe le vecteur ou le secteur. Ils savent bien le rôle joué par la culture en tant que facteur économique, et les recettes qui en découlent sont régénérateur d’emploi contre le chômage mais pour eu elle ne figure pas parmi les stratégies de développement bien que le secteur privé du moins dans mon pays s’implique dans la promotion des artistes. C’est le cas de beaucoup d’entrepreneur à l’instar de ChamsoudineMlindassé ‘’ Nassibe’’ qui a souvent contribuer à la concrétisation de la notion de mécénat dans le pays. DAM : Qu’est-il possible de faire en l’état actuel ? A mon humble avis, il faudrait déjà que nos états africains, acceptent d’encourager cet esprit de mécénat. Que les investissements en faveur de la promotion des artistes et de a scène littéraire puissent être déduit sur les impôts des acteurs économiques qui s’y investissent. Les gouvernants doivent faire la part des choses entre Ministère de la jeunesse et sport et Ministère de la culture. Les missions étant différentes il ne faut pas qu’il y ait d’amalgames. Nous autres artistes n’avons jamais su en quoi consistent les programmes culturels du FED. Il faudrait trouver le moyen de faire en sorte que les bénéficiaires puissent réellement en profiter. Dans mon pays je n’ai jamais entendu ; en tout cas en tant qu’Artiste je n’ai jamais su ce que c’est que le ‘’soutien de projet culturels dans les pays ACP ni aux financements en faveurs des Initiatives Culturelles décentralisés et tous les financements de projets et manifestations en pays ACP’’. Tant que les artistes eux-mêmes ne seront pas associés dans la gestion ou la répartition de ces programmes, l’aide à la culture passera à côté de ses objectifs. Et pourtant on nous parle de millions déversés par la coopération en Afrique pour les beaux yeux de l’art et de la littérature dans le cadre de la coopération des ACP/U.E, et après on s’étonne de la fuite des talents. Que voulez-vous ? De même nous connaissons dans la sous-région de l’Océan Indien, ce qu’on nomme la Commission de l’Océan Indien qui ne dispose d’aucun programme en faveur de la promotion des arts et de la littérature de notre région. Je ne trouve pas normal que pour participer à des manifestations internationales, nous soyons obligé de nous adresser à la coopération culturelle française pour quémander un soutien pendant que nos ministères de tutelle prétendent ne pas être en mesure de nous soutenir qu’en délivrant une demande de visa Schengen. Si l’ambassade offre le billet de voyage à l’artiste pour quoi ne donnerait il pas alors le visa ? Ridicule ! DAM : Avez-vous foi en un second souffle de l’art africain ? Bien sûr que oui ! je suis optimiste de nature mais un peu naïf. De plus en plus la littérature comme les œuvres plastiques ou visuelles de certains artistes africains bénéficient d’un certain rayonnement conséquent, obligeant nos dirigeants à reconnaître nos talents. DAM : Que pensez-vous de Diplomatie Afrique Magazine ? C’est une revue que je viens de découvrir sur le net. Je le trouve différent de tout ce que j’ai lui jusqu’ici, de par son titre tout d’abord. J’estime qu’elle contribuera à vendre une image positive de notre continent. Je lui souhaite longue vie et bon vent DAM : Votre mot de fin L’Afrique avance à petit pas mais elle avance quand même et surement. Je pense que nous autres artistes avons notre mot à dire et devons être entendu. J’ai toujours pensé comme l’a si bien dit André Malraux que : « L’homme cultivé est celui qui progresse sans cesse dans son développement intellectuel et moral et qui par l’esprit et l’action s’intègre à l’évolution de l’humanité en marche ». Voilà ce que font les Afrique et voilà mon principe. Je vous remercie pour l’importance que vous venez de m’accorder.

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Published by MAB Elhad - dans Divers culturels
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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:23

1-mab-elhad.JPGMes Articles à la Gazette

 

 

C'est avec plaisir que je vous fais partager quelques uns de mes anciens articles parus articles parus dans le quotidien '' La Gazette Des Comores'' (L.G.D.C) au cours des années passées. Ces articles vous permettront de poser un regard nouveau sur l'évolution de la scène socio culturelle des Comores .
Au plaisir de vos réactions, bonne lecture .  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exposition : Un artiste peintre de la dimension mythologique

 

Professeur titulaire d’Histoire  et Géographie de son Etat, Soulé Ali peint, par amour des couleurs et pose un regard révélateur de la mythologie comorienne, dans ce qu'elle a de sorcellerie et d'emblèmes. L'ensemble de l'œuvre qu'il expose du 4 au 15 janvier 05 à l'A.F.C de Moroni, en dit long sur nos croyances partagées entre convictions  musulmanes et pratiques animistes.

 

Une peinture donc à dominance fantastique et fantomatique, dont le titre " Upenzo wa matso " (plaisir des yeux) ne laisse personne indifférente, puisque ce titre à lui tout seule invite les regards des visiteurs à voyager avant de s'interroger sur la dimension fantastique  de ces îles de la lune, métissé par une descendance bantou et une culture arabe.

Soulé Ali, professeur d'Histoire Géo, a procédé le  4 janvier 2005, au vernissage de son exposition à l'Alliance Franco-comorienne de Moroni, où une trentaine de ses amis et passionnés d'Art plastiques ainsi que la presse, ont répondu à son invitation. Comme dans ses habitudes, le Prince Said Ali Kamal qui s'intéresseaux activités  culturelle. Trois discours ont été faits, pour la circonstance,  d'abord celui de Jérôme Gardon,  nouveau Directeur de l'A.F.C récemment nommé, qui a pris la parole pour présenter l'exposition et d'ajouter que “c'est la deuxième manifestation auquel il a eu l'honneur d'inaugurer depuis qu'il est là”. Ce dernier n'a pas manqué de souligner les changements qui  vont s'opérer au sein des Alliances Franco-comoriennes, avant de céder la parole  au Président de l'A.F.C sortant,  Dr. Ouled, qui après avoir appuyé les propos du Directeur en affirmant que ces changements ont commencé avec les nouveaux livres à caractères scientifiques et destinés plus particulièrement aux étudiants des universités, a lancé un appel aux membres de l'alliance à répondre présent aux élections du nouveau bureau de l'Alliance qui a été rapporté à 15 jours, le quorum n'ayant pas été atteint. Il finira par parler du parcours artistique de Soulé Ali qu'il a qualifié de '' de vieux de  la veille '' et  finira par un récapitulatif du parcours  de l'artiste plasticien.

 

 

Entre Upenzo  et Upezo ?

 

En guise  de titre, à cette sixième  exposition individuelle, Soulé Ali originaire de Moroni à justement choisi ''Upenzo wa matso''(plaisir du regard) que l'artiste traduira par '' un coup d'œil, un regard rapide'' dans le sens de '' Upezo  wa matso'' Nous pourrions comprendre qu'entre l'adjectif de '' Upenzo '' terme swahili et ''Upezo''du comorien,  l'essentiel réside dans le plaisir d'un regard rapide sur l'essentiel de l'œuvre que nous a présenté l'artiste  plasticien autodidacte,  comme s'il voulait  sous entendre que Upezo wa matso n'est en fait que la suite de son exposition de l'année dernière en ces mêmes lieux '' Vision 2'', une continuité dans cet art abstrait cher à Soulé Ali qui continu de nous faire découvrir ses talents d’historien:  la géographie du  conte des milles et un mystère des îles de la lune, une terre pétrie dans des moeurs et coutumes d'une tradition orale qui vague à des histoires de Djinns.

 

La complexité de ces îles fait que de croyance musulmane,  de ses habitants  les pratiques toutes sortes  d'activités animistes allant de la sorcellerie (gris gris, et autres jeux de sort)  au fétichisme. Comme l'exprime si bien ce tableau '' Moulidi ou encore Dadilahé et poupée anjouanaise'' faite de toiles sur lesquelles sont apposé des écorces de cocotiers.  Tout un surréalisme africano - arabe auxquelles nous invitent les tableaux fixés sur la cimaise de l'A.F.C de Moroni  avec à première vue une dominance de l'élément mystique par des formes disproportionnés dans ce qu'ils ont de géométrique et de reliefs.

 

C'est ainsi que ses lignes, rectangles et demis cercles s'enlacent pour donner formes, comme dans ce tableau '' poupée anjouanaise'' à cette force des images qui finissent par donner un sens à la dimension fine et qui ramène l'imagination à cette expression proche du cubisme, que l'on retrouve dans ce regard  hâtif de  couleurs chaudes et fauves, ou alors dans certains de ses tableaux  à caractères figuratifs tels que '' Chiromani; danse traditionnelle (Igwadu) ; en revanche, les couleurs qu'empreinte Soulé Ali deviennent beaucoup plus tendre  et calmes, quand ses pinceaux se promènent dans les '' ruelles '' de la médina, pour des couleurs lumineuses du ''paysages'' ; ou de '' la danse du pilon (Wadaha)''; etc….du reste de ses œuvres donc, émane un sentiment de nostalgie qui semble ramener l'artiste  vers le réalisme moderne qui tend à éviter de poser des soucis à la mémoire d'où ses toiles devant lesquels  l'œil n'aura pas de mal à reconnaître l'endroit ou la personne.

 

Bref,  Soulé Ali peint le reflet de cette pensée des esprits de la nuit face à la lumière du jour.  

 

Haled A Boina 

 

L'Auteur de " l'Interview d'un macchabée " à Moroni

 

Après trente années passées sans venir à son lieu de naissance , Nassure Attoumani, nous revient pour présenter l'un de ses chefs d'œuvres aux Comoriens. Né à  Moroni le 05 mars 1954, Nassure Attoumani est connu de la scène littéraire et théâtrale pour l'ensemble de son œuvre (au nombre de 07 livres ) déjà édités dont ''Interview d'un macchabée'' qui a été primé au Concours Littéraire de l'océan Indien en 1999 et récipiendaire en 2004 du meilleur roman de l'océan indien pour son oeuvre inédite '' Mon mari est plus qu'un fou ; c'est un homme''.   

 

Ceux qui le connaissent, ont de lui, l'image d'un provocateur avec son casque blanc de colon sur la tête, qu'il se trouve sur l'île de Mayotte ou à Moroni, Nassur est toujours le même, avec la gaieté sur le visage. Humoriste de talent, ce passionné de théâtre fréquente les planches de la scène théâtrale depuis 1985 même si ce n'est qu'en 1992, qu'il a fondé sa première troupe de théâtre ''M'kakamba/ Arc en ciel'' avant de publier en 1992, son premier livre '' la fille du polygame'' la première pièce de théâtre publié par un comorien, suivi plus tard par son premier roman '' Le calvaire des baobabs ''.

 

'' Entre les mailles du diable ''une pièce qui fait grincer des dents la justice.

 

Du 1er au 08 Janvier 2005, le dramaturge comorien séjourne avec sa troupe ''M'kakamba'' pour  quelques représentations de sa dernière création " entre les mailles du diable. Qui va paraître en 2005.  Cette quatrième pièce qui est l'auteur de plusieurs satires dont : '' la fille du polygame ; le turban et la capote ; et  interview d'un macchabée'' nous présentera l'histoire d'une erreur judiciaire portant sur une affaire de mœurs.

 

Le drame d'un  enseignant accusé par son ancien élève de l'avoir violé alors que le rapport du gynécologue montre que la fille a toujours était vierge après son agression. L'enseignant sera innocenté par le gynécologue mais aussi par l'expert psychologue qui prouvera dans son rapport qu'en faite l'élève n'est qu'un mythomane, que dénonce Attoumani dans ce chef d'œuvre en neuf tableau et une heure où la justice elle-même sera mise à mal.

 

La réplique de cette satire est donné  par six comédien bien connu à Mayotte, en l'occurrence il s'agit de Nabé (Ahamada Ibrahima) dans le rôle du Président du tribunal, Alimdine Ali procureur de la République, Fatima Ibrahim l'avocate du demandeur, Alyachourt Abdourahamane  dans le rôle de l'accusé, Souraanta Andjili la plaignante et Nassure Attoumani metteur en scène et avocat  du défendeur.

 

Cette satire a connu un succès à Mayotte où  dix sept représentations ont été donné. Cette troupe qui a déjà connu les planches des théâtres de   l'île de la Réunion puis la métropole vient de faire sa première tournée à la grande Comores. Avant de repartir pour Mayotte ce samedi 8 janvier 05.

 

Nassur Attoumane  s'est toujours baigné dans  le théâtre populaire, inspiré de faits réels même si comme dans le cas de cette dernière satire intemporel  '' toute ressemblance avec la réalité comorienne n'est pas fortuite'', n'oublions pas qu' en ce moment, Moroni traverse une psychose portant sur des enfants fictivement enlevés.

 

Il n'est pas rare que dans notre pays ces genres d'accusations soient porté devant les tribunaux. Si ce n'est pas un pédagogue accusé c'est souvent le maître  d'école coranique ou un proche de la famille, et nous connaissons le reste de l'histoire.

 

Par contre pour une fois le dramaturge comorien qui est lui-même un ex- enseignant et chef de famille se fait l'avocat du corps enseignant. Nous connaissons beaucoup de chanteurs comoriens  qui ont dénoncé cet état de fait.

 

Nassure  Attoumani qui est actuellement Directeur de la Maison des jeunes et des cultures de Sada compte saisire l'opportunité pour voir les perspectives d'échanges qui peuvent être envisagé entre les services culturels de Moroni et sa région.

 

C'est grâce la Régie culturelle de Mayotte, et grâce aux  concours conjugués de Chihabiddine Abdallah et le Délégué à la Culture de N'gazidja Sast que ce séjour a puis voir le jour.

 

L'ensemble de mon œuvre a pour souci de faire connaître nos îles et Mayotte en particulier à travers l'œil de l'autochtone. On le retrouve dans le roman, dans le conte essaies, les nouvelles, c'est diversifier mon écriture ; un recueil de mes nouvelles autobiographique sortira au premier semetre 2005 à Choungui éditions, mais aussi " le turban et la capote " va être réédité puis j'ai d'autres projets en vue tels que la sortie prochaine d'un C.D intitulé " Ika yilala " ''nous dira  Nassur Attoumani..  Le contenu de l'ensemble de son œuvre fait qu'à Mayotte le père de '' la fille du polygame'' n'est pas prophète en son pays. Heureusement son éternel casque colonial  lui sert de bouclier contre les médisances  et autres calomnies  qu'il affronte quotidiennement sans état d'âmes.    

 

 

H A B Elhad

 

 

 

 

 

 

BIOGRAPHIE : Soulé Ali  est né, vit et travail à Moroni-Hadoudja en grande Comores. Professeur d'Histoire et géographie, Soulé Ali est un artiste plasticien -  autodidacte.

 

Son travail semble influencé par une tendance, accès vers des recherches dans l'espace mystique comorienne, dont il côtoie à l'aide de ses pinceaux et de sa palette.

JALON :

 

'' Entre Cubisme et expressionnisme abstrait aux couleurs comoriennes ''

 

Si sa  1ère  exposition de peinture  date à 1983,à la Chambre de Commerce de Moroni, son travail sera couronné de plusieurs prix et ses succès sur la scène artistique seront prouvé par :

 

-le 1er prix d'affiches d'alphabétisation en 1986 

-le  1er prix du Concours d'expression artistique de 1987,  

-3ème prix de la foire nationale en art plastique du CNAC de Bandamadji.

 

Dance traditionnelle ''

 

De 1984 à 2003 Soulé Ali a exposé individuellement 05 fois et 13 fois en groupe à différents endroits tels que : le CASM (Centre d'Action Social de M'tsangani) aux CLAC (Centre de Lecture et d'Actions Culturelles) d'Iconi, au CNAC (Centre National de l'Artisanat Comorienne)  à l'Alliance Franco - Comorienne de Moroni, aux îles  d'Anjouan,  de Mohéli, de  la Réunion et de Maurice ;mais aussi à Marseille.

 

Sorcellerie de Soulé Ali     '' Dans Upenzo wa matso''

du  04 au 15 janvier à l'A.F.C de Moroni

 

 

 

 

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Alliance Franco Comorienne

Modali décore le théâtre par l'abstrait

Après une carrière féconde dans l'art de la peinture, Mohamed Ali dit Modali artiste plasticien, fait son entrée sur la scène théâtrale comorienne le Mercredi 15 et le vendredi 24 /11/2000 avec "KUTU- KUTU" sa première pièce entièrement conçu comme ses tableaux.En effet l'artiste range sespinceaux et arpente les planches du théâtre de l'A.FC. La Gazette des Comores a assistée pour vous à la générale.

Écrit et mis en scène par le plus grand peintre comorien, "kutu-kutu" est un conte né d'une part de poésie et dans lequel le songe, côtoie la réalité, qui invite le spectateur à partir vers le monde de l'abstrait à la recherche de M'haza cette femme imaginaire devenue la figure centrale de la pièce et dont les trois acteurs nous apprendront à connaître sans jamais la voir.

Dans kutu-kutu, l'abstrait tutoie des lieux connus comme "Nyamavi", "Djivani", et le "Sambé de la joie" rivalise avec "la danse des oiseaux" ; puis né le doute, et le spectateur de se poser la question (de croire ou ne pas croire le monde) des djinns, puisque l'ombre de "Djini bahari et Bwondé Souli " est omniprésente dans la salle. Alors interviennent les percussions et des chants oubliés du commun des Comoriens, mais venus du plus profond des contes tels que "Nanambiwa" ou alors "Soufa gwaridé Mna mhaza kusisi wo upatu wa fedha nadja nahulaulia !"

Cette nouvelle formule du théâtre à la comorienne, rentre au répertoire pour la première fois ce mercredi 15 Novembre 2000 à l'Alliance Franco-comorienne et sera jouée par le trio Djamal, Fofana et Sanblague connus pour leur amour de la.scène, et qui ne manquent pas de nous
fasciner par leur extraordinaire concentration, digne d'un grand maître.
Tous méritent les applaudissements du publique qui sera certainement ému par cet art de transformer le conte comorien.

Et en quittant la salle, la tête pleine de rêves, chacun de nous aura le loisir d'interpréter à sa manière, ce conte à travers les âges et le temps à la recherche d'une M'haza perdue.

Quand à Mohamed Ali il nous dira tout simplement c'est la première fois que j'aborde ce genre, reconnaît-il. Mais j'ai surtout voulu prouver que le Comorien est capable de s'inspirer de nos contes et légendes pour créer au lieu de jouer des répertoires qui ne nous ressemblent pas, d'ailleurs ajoute-t-il, la vie de tous les jours est un forme de scénario.

Quant aux costumes et aux décors c'est encore lui qui les a conçus comme dans Masihu na M'tsana de Mohamed Zéine. Pour un début c'est un coup de maître, bravo !

MAB Elhad

La Gazette des Comores n° 65 du jeudi 2 novembre 2000, p. 8.

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Une autre opportunité pour la promotion de la culture comorienne sous toutes ses formes. Ne perdez pas de temps: adressez vos poèmes à Haled A.Boina, ...
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 12:04

Lauréat du prix RFI 2011, Sia Tolno séjourne dans notre pays depuis Mardi après midi. Hier Mercredi 4 avril,  le stade de Basket balle de l’Alliance Franco comorienne de Moroni a été bercée par la mélodie de cette diva de la musique africaine, et dont certaines critiques de la musique négro-africaine n’hésitent pas de qualifier de nouvelle ‘’Makeba’’.  Née le 21 Février 1975dans un environnement  difficile et violent à Guéckédou, localité guinéenne  situé à la frontière de la Sierra Leone et du Libéria. Sia Tolno est fille de la soul et de la  chanson française.

‘’Vous avez un pays formidable, je suis séduite par la tranquillité et la paix que j’ai découvert ici, j’ai visité la ville dès mon arrivée et j’ai apprécié l’accueil des comoriens. C’est le onzième pays que je visite sur une vingtaine figurant sur mon programme.’’  S’est confiée la chanteuse à La Gazette des Comores, quelques heures avant de monter sur scène.

C’est une femme modeste et souriante qui a accueilli le public venu nombreux à son concert, tenu à l’extérieur de l’Alliance Franco comorienne de Moroni hier soir. Son répertoire reflète son tempérament de femme engagée contre les maux sociaux que sont la violence, les instabilités politiques sous toutes leurs formes, et la guerre civile.

Connu pour  ses talents vocaux  exceptionnels,  la critique mélomane n’a pas hésité à la qualifié de digne héritière de  Miriam Makeba, pendant que les plus sentimentaux retrouve en elle la voix d’une ‘’Ummu Kulthum’’ à l’Africaine pour la sincérité de son message, la douceur de ses mots, le sens de la dignité qu’elle véhicule et l’amour envers autrui, c’est par ailleurs ainsi que sa force vocale n'est pas sans rappeler Angélique Kidjo ou Tina Turner ; quand bien même, elle nous affirme  vouloir  tracer sa propre voie et rester elle même.

Ses compositions qu’elle s’exprime en africaine dans les dialectes (kissi, mendi, soussou), ou en anglais quand ce n’est pas plutôt en français tout cours ; laisse apparaitre le sentiment d’une femme qui mène un plaidoyer en faveur des grandes causes que sont la  promotion de l’égalité de chance en Afrique, la lutte contre la maltraitance de l’enfance.

Après avoir commencé  sa carrière dans les cabarets et les maquis (bars africains), cette informaticienne de formation, a eu entre autre références, Miriam Makeba , Edith Piaf et Nina Simone.C’est ainsi qu’au cours de ses nombreux concerts elle reprend notamment Piaf et Nina Simone. Elle s’est vu remarqué par Pierre Akendengué, qui l’a fait découvrir, avant de faire  ses premiers pas sur la scène internationale, à commencer par la France en compagnie de Cesaria Evora.  

Auteur, compositrice et interprète, Sia Tolno a sur son répertoire deux albums essentiels, dont : ‘’Eh sanga’’ son premier enregistrement datant de 2009,  sera récompensée par le Djembé d'or de la meilleures voix féminine, grâce au timbre puissant et brûlant que la chanteuse s'est forgée. Quand à  ‘’My life’’. C’est justement ce dernier album qui justifie et résume  le mieux la vie et l’engagement mené par cette artiste à la sincérité radicale. Cependant, son notoriété elle l’aura acquise aussi grâce à sa belle prestation scénique comme le publique de l’A.F.C a eu à le constaté hier soir ;  et rien d’étonnant si la critique fait de     Sia Tolno  l'une des révélations world de l’année 2012.

L’Artiste quittera les Comores dès mardi matin à 10heures pour poursuivre sa pérégrination musicale vers les neuf autres pays de sa visite

                                                                                                                                                                   HALED A BOINA

                                                                                                                      La Gazette des Comores

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 10:29

Bonjour,
bon je vais encore vous parler de mon association et du lancement du parrainage pour la rentrée 2008, afin de permettre aux enfants du village comorien de Salimani Hambou, d'avoir la chance de suivre une scolarité normale, j'ai besoin de vous pour parrainer les enfants de l'école que mon association à contruit aux Comores. Donc n'hésitez pas contacter christine ou moi pour avoir plus d'info, si non regardez le SITE.
Ah oui ci joint le formulaire à remplir et à envoyer à Christine Laurent responsable du parrainage.
 
MERCI ENCORE ET FAITES SUIVRE L'INFO C'EST IMPORTANT.

....................................................................................................................................................................................

 

 www.solidarite-asad.org

 

Parrainage d'enfants : Aider sans assister

      

Aujourd'ui c'est la rentrée scolaire, mais, dans le monde, des millions d’enfants ne pourront pas prendre le chemin de l’école.

 

Les raisons sont multiples : famine due à l’extrême pauvreté, sécheresse, instabilité politique, une éducation non prioritaire … face à cette inégalité de chances selon que l'on est du sexe masculin ou féminin, que l'on est l'aîné ou le cadet d'une famille,

 

Raisons pour lesquelles, l’association ASAD a décidé d’agir afin que « tous » les enfants de Salimani Hambou (village de l’île de la Grande-Comore) ayant l’âge d’aller en primaire, soient scolarisés à la rentrée 2008/2009.

 

« Donner une chance à ces enfants d’aller à l’école, en devenant leur parrain, leur marraine pour

                                                                ‘20 euros/an’,

c’est leur donner la possibilité de s’instruire et d’avoir accès à l’éducation par l’achat de cahiers, stylos, craies, crayons, ardoises; … matériel scolaire nécessaire, uniforme, si cher pour leur famille. Vous contribuerez ainsi à leur développement intellectuel, car n’oublions jamais que, les enfants d’aujourd’hui seront les adultes de demain.»

 

                                                UN GRAND MERCI

 DE FAIRE CIRCULER CE MESSAGE D’ESPOIR A VOS AMIS, PARENTS, COLLEGUES, RESEAUX, …

 

Pour nous joindre

 

Christine Laurent :

 13 impasse Saint Jean-Baptiste

13003 Marseille

Courriel : cyrlaurent@free.fr  ou info@solidarite-asad.org

Tél : 04.91.64.08.92 / 06.60.42.88.01

Site web: www.solidarite-asad.org

 

www.solidarite-asad.org

 

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Mlle Zalhata BACARI

24 rue Gambetta
83190 0llioules

Port: 06.60.42.88.01
Mail:
bacari83@yahoo.fr

Blog: www.sarane.over-blog.com

Skype: bacari83

Msn: bacari83@hotmail.com

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