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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 10:12
Par Abderemane Said Mohamed

En 1985, paraissait La république des imberbes de Mohamed Toihiri. Premier roman comorien d'expression française, ou premier roman d'un Comorien, cette œuvre marqua, non seulement l'apparition d'un nouveau genre dans le paysage littéraire comorien mais aussi et surtout, une rupture avec des traditions littéraires jusque-là dominées par l'oralité et la poésie écrite d'expression arabe ou swahili.

Alors qu'en cette même année, la quasi totalité des îles du Sud de l'Océan Indien, notamment, Madagascar, Maurice et la Réunion avait déjà une littérature écrite d'expression française plus ou moins établie, les Comores en étaient à leur première tentative.

C'est dire que ce propos va, ipso facto, porter sur la genèse de cette littérature, à défaut de pouvoir porter sur des acquis qui ne peuvent s'inscrire que dans la durée. Or qu'est ce-que vingt ans lorsqu'il s'agit de parler de la naissance, de l'évolution, et de la maturité d'une littérature ? 

Il reste cependant un certain nombre de questions dont on ne peut faire l'économie. Parmi elles, celle concernant les raisons de la naissance tardive d'une littérature écrite d'expression française aux Comores. Multiples et variées, ces raisons vont du refus d'adopter la langue et la culture du colonisateur à l'absence de toute structure d'édition et de publication. Ce propos se terminera par une brève revue des thèmes développés par la jeune littérature comorienne d'expression française.

2. LA COMMUNAUTE LINGUISTIQUE ASSIMILEE A UNE COMMUNAUTE CULTURELLE

A l'époque où fut publié le premier roman comorien d'expression française, le français était plus ou moins déjà parlé, lu et écrit dans l'Archipel des Comores depuis plus d'un siècle. Mais c'était un usage de la langue dont la finalité était purement fonctionnelle et utilitaire. On parlait et écrivait le français dans l'administration, on l'enseignait dans les quelques rares établissements scolaires. En dehors de cette sphère extrêmement restreinte, aucun Comorien n'avait eu recours au français dans un acte littéraire, reflet indéniable de sa personnalité et de son identité. 

Pour cette raison, il ne serait pas approprié de parler d'une littérature comorienne d'expression française muselée ni d'une littérature balbutiante, ni même d'un silence. En effet, c'était d'un néant, d'une inexistence qu'il s'agissait dans la mesure où la voix de cette littérature n'avait jamais « éclos » pour s'interrompre après. Il n' y avait tout simplement rien.

Cependant, si juste et si cinglant que puisse être ce constat, il mérite d'être quelque peu relativisé dans la mesure où, tout semblait concourir à cette « non-naissance »littéraire et que rien n'existait ou rien n'était fait pour inverser ce schéma.

En effet, dans la situation diglossique qui était (et qui est toujours) celle des Comores, la langue française, supplantée par l'arabe et le swahili, n'avait pas la considération dont elle jouit aujourd'hui. Langue du colonisateur-dominateur, langue du kafir , le français était consciemment ou inconsciemment associé à cet « alter » si différent, en religion, en us, en coutumes, en mœurs, et pour qui, même la consommation des aliments et boissons interdits était permis.

Parler, écrire le français, langue du Mzungu, jusqu'à en devenir un virtuose capable d'y imprimer ses émotions pouvait être perçu comme une adoption du uzungu , comme une adhésion à une identité autre, de surcroît, celle du dominateur. La communauté linguistique était assimilée à une communauté culturelle. Saussure va bien dans ce sens lorsqu'il écrit : 

Le lien social tend à créer la communauté de langue et imprime peut-être à l'idiome commun certains caractères ; inversement, c'est la communauté de langue qui constitue, dans une certaine mesure, l'unité ethnique .

Parler le français et surtout écrire en français n'était ni plus ni moins que se constituer membre d'une communauté linguistico-culturelle. La situation des Comoriens pouvait se résumer en une seule phrase : « Je veux bien m'adonner à votre langue mais pas me donner à elle », si tant est que l'on puisse s'exprimer ainsi. 
Dans ces conditions, il valait mieux être qualifié de mstaarabu (arabisé, civilisé) que de Mzungu. Autant le premier qualificatif exprimait tout le privilège et l'honneur de pouvoir parler l'arabe, d'être en partie de civilisation arabe, autant le deuxième, la crainte de la culture française et occidentale d'une manière générale. A cette francité, on opposait donc cette arabité introduite par cet « autre » venu d'ailleurs mais paradoxalement proche car faisant partie de la même Umma . En tant que Sainte langue , celle de celui qui se coiffe d'un turban mais non d'un ngora za'zungu pris en horreur par la population Comorienne, l'arabe était la langue des belles lettres par excellence. 

De même, la langue swahili avait bénéficié d'un prestige comparable à celui de l'arabe. La parler ou l'écrire était également perçu comme une marque d'ustaarabu et de connaissance. Ainsi, toutes les chroniques écrites aux Comores, pour ne citer que cet exemple, le sont en arabe ou en swahili à l'exception de celle du Prince Said Hussein qui est écrite en comorien. Le swahili était, dans l'imaginaire collectif, porteur d'une culture raffinée, d'une certaine ouverture d'esprit qui s'opposait à l'inculture voire l'ignorance des masses n'ayant jamais accédé au mythe de « l'ailleurs merveilleux ».

Mais les raisons de la « non-naissance » d'une littérature comorienne d'expression française résident également dans un système éducatif très sommaire pendant la colonisation française. Ainsi, en 1939, il n'existait pour tout l'Archipel que dix écoles primaires (appelées écoles indigènes du premier degré).Au bout de quatre ans d'études, un concours sélectionnait les cinq meilleurs élèves qui partaient pour trois ans compléter leurs études à Madagascar.

Après la guerre, on mit en place un système double : cours complémentaires pour les enfants comoriens de nationalité française et cours complémentaires de type local pour les autres. Cependant, le cycle secondaire devait toujours être accompli à Madagascar. Le premier lycée comorien ouvrit à Moroni en 1963 et la première université, seulement en 2003.

Par ailleurs, jusqu'au milieu des années 1980, il n'existait aucune presse écrite aux Comores. C'est dire que même le simple fait de publier un petit poème dans un journal local était inenvisageable.
Il a fallu attendre le début des années 2000 pour voir la première maison d'édition comorienne, Komédit, qui malgré des moyens et des capacités de diffusion très limités, a permis à de nombreux Comoriens de faire leur premier pas dans l'écriture. 

Pour toutes ces raisons, il ne pouvait y avoir de littérature comorienne d'expression française avant la colonisation, pendant la colonisation et bien des années après l'indépendance. Paradoxalement, c'est après le départ des français que s'est amorcé l'engouement pour la culture et la langue française. Ce qui fut plus ou moins à la portée des Comoriens, sans intéresser personne durant des d'années, prit subitement le goût raffiné de « l'ailleurs ».Ecrire en français revêt désormais un autre visage.

3. GENESE D'UNE LITTERATURE

La première véritable œuvre comorienne écrite en français, la République des imberbes, fut publiée en 1985 par Mohamed A. Toihiri, un enseignant universitaire qui résidait en France. C'est un roman relatant la courte période de la révolution comorienne (1975-1978) où la jeunesse (des lycéens pour la plupart), sous la conduite d'un jeune président communiste, prend les rênes du pouvoir politique et remet surtout en cause, dans l'euphorie générale, certains des fondements traditionnels de la société, notamment son aspect féodal.

En 1992, Mohamed Toihiri publie le kafir du karthala, un autre roman qui dépeint encore une fois la société comorienne et surtout ses « tares ». La tradition du « grand mariage » coutumier y est, par exemple, disséquée avec force détails pour mieux dénoncer dans une posture de combat, le poids des traditions face à la modernité représentée par le héros-intellectuel Idi wa mazamba. Héros aux traits psychologiques d'un quasi messie, porteur de la bonne parole, on dira de la bonne pensée, le médecin Idi wa mazamba ne reste pas moins sensible, malgré la maladie qui le consume (il était cancéreux), à la gangrène rongeant sa patrie, à savoir le mercenariat. 

Il n'est aucun doute que les questions politiques et sociétales constituent la trame des œuvres de Mohamed Toihiri. Il s'agit d'écrits et d'une écriture hantés par l'histoire chaotique des Comores indépendantes, par les pesanteurs sociales au point de devenir, à force de vouloir dire, dire les choses telles qu'elles sont, une réalité palpable sur papier. Dès lors, cette littérature trop nourrie de vérités, trop nourrie de réel, s'apparente parfois à une sociologie de la misère ou une anthropologie des traditions ou de la parenté... 
Mais cette littérature peut-elle être séparable du contexte dans lequel elle prend naissance ?
Voici un passage extrait de la république des imberbes suivi d'un autre extrait du kafir du karthala :

Pendant huit jours et huit nuits, le fleuve feu a coulé. Plusieurs personnes l'avaient fui mais plusieurs autres étaient venues à lui. On voyait des centaines et des centaines de personnes venant du Nord et du Sud, de l'Est et de l'Ouest, de Maoré, de Ndzuani et de Mwali traversant montagnes, forêts, déserts de pierre, mers pour venir retrouver le fleuve de feu. Quelqu'un aurait répandu – certains disent que ce sont les Chinois – le bruit comme quoi les émanations d'un volcan ont une vertu curative. Elles guérissent toutes les maladies possibles et imaginables.
Ainsi Singani était devenu une immense scène de théâtre dont les acteurs étaient les syphilitiques, les épileptiques, les asthmatiques, les paralytiques, les poitrinaires, les hémorroïdaires, les goutteux, les aveugles, les sourds, les débiles, les éclopés, les lépreux, les pestiférés, les pieds-bots, les unijambistes, les culs-de jatte, les culs-terreux, les constipés, les migraineux et les hernieux.
Tout le long du fleuve de feu se trouvaient de petits groupes qui devisaient tranquillement, suant à grosses gouttes, supportant stoïquement cette chaleur de la géhenne. On aurait dit Lourdes « négrifiée ». Les malvoyants rapprochaient leurs orbites closes à toucher les braises incandescentes. Le seul résultat était de se brûler les cils et les paupières. Les sourds inclinaient tantôt l'oreille droite, tantôt l'oreille gauche. Les muets ouvraient tout grand la bouche comme s'ils voulaient laper le feu. [...]
Après une semaine de ce régime infernal avec une nourriture insuffisante dans des conditions d'hygiène innommables, les plus mal en point avaient rendu l'âme, les autres étaient revenus chez eux dans un état plus lamentable qu'avant. Le mythe du volcan guérisseur avait vécu. Le karthala était apparu piaffant d'impatience et d'inhumanité... p. 109

le kafir du karthala pp. 73-75

Lafüza, Kassabou, Issa et Idi se mirent à table. La présence de Issa ne mit personne mal à l'aise. Dans ce pays, il y a toujours une assiette pour le visiteur inattendu. Par contre Issa, lui, trouvait étrange la présence de Lafüza et de kassabou à table. Elle constituait une atteinte aux us et coutumes comoriens. De la provocation. La place des femmes est à la cuisine. C'est leur monde. Monde qui est bien sûr interdit aux hommes, sauf aux garçons de moins de douze ans à la sexualité encore en sommeil. La cuisine et la place qui sépare cette dernière du salon constituent leur royaume. Elles y cuisent, y cousent kandus et koffias, y pilent matapa et riz. Elles y reçoivent amies et parentes.
Là elles peuvent à loisir cancaner, caqueter, papoter, pépier, piailler et ragoter. Elles donnent libre cours à leur fertile imagination. [...] Il est certes permis à la femmes de faire quelques apparitions dans la salle de séjour, mais pour servir l'homme, pour desservir, ou pour recevoir un ordre. Et voilà qu'avec cette nouvelles génération, surtout ceux ayant séjourné chez les Wazungus, on voit des jeunes femmes pousser l'audace jusqu'à recevoir des visiteurs dans la salle de séjour, aller même jusqu'à s'asseoir sur une chaise ou un fauteuil, converser avec des hommes et les regarder dans les yeux, ce sans bwibwi, ni lesso, ni chiromani.

Ces deux extraits, teints d'un réalisme saisissant, témoignent de cette tendance de la jeune littérature comorienne d'expression française à vouloir décrypter, sinon à dompter un environnement culturel, politique ou social souvent perçu comme visage « liberticide » et absurde. La ruée sur « le fleuve de feu » de la population comorienne ou cette cuisine où bavardent des femmes sont autant de scènes de cette même photographie instantanée d'un réel que l'on dénonce ou expose.

Ce même souci d'appréhender le réel, de le sortir des abîmes d'un inconscient débordant de cauchemars est aussi remarquable chez des écrivains comme Aboubacar Said Salim qui, dans le bal des mercenaires (le titre en dit long), dénonce à la fois le mercenariat aux Comores et le poids des traditions. 
Parallèlement à l'histoire d'amour contrarié de Miloude et Mkaya, les deux héros du roman, et leur désir de liberté, est racontée l'histoire de tout un peuple tenu sous le joug de quelques soldats de fortunes et sa soif de libération, de liberté. L'amour contrarié d'un être se superpose ici à l'Amour de la patrie. 
Dans Et la graine, un autre roman d'Aboubacar said Salim, c'est la grève des lycéens comoriens de 1968 qui est mise en scène. Témoignage poignant sur un événement historique, célébration du courage de jeunes gens encore une fois avides de liberté, illusions perdues face à une réalité coloniale mise à nue. En témoignent ces quelques phrases :

Adieu liberté, adieu égalité, adieu fraternité de nos beaux manuels d'histoire !Adieu Kant, Descartes, Pascal ! Bonjour Lieutenant Walker ! Seul philosophe accoucheur de vérités coloniales, seul poète mage dans son bel uniforme flambant neuf aux galons dorés.

La littérature comorienne d'expression française semble donc se construire dans une dynamique de conjuration du sort et de combat ; combat contre le féodalisme, combat contre le poids des traditions, contre le colonialisme, contre la désintégration des Comores, contre la maladie (le médecin cancéreux et la ruée sur « le fleuve de feu »), combat contre le mercenariat, en somme, combat pour un idéal de vie.
Dans la préface de Paille-en queue et vol , Saindoune Ben Ali écrit :

Le verbe, des entrailles du temps et des mirages de l'enfance – quelle enfance ? Celle d'une terre en quête de matérialité ou de la raison de son être ici ?[...] C'est d'une poésie d'espoir que nous parlons. Macération verbale, accouchement d'une parole primordiale, celle d'un attachement à une terre dont les fantômes ne finissent pas de hanter dans le jour les enfants que nous sommes. Une écriture pour conjurer le sort, non une thérapie mais une volonté d'assumer la vie passée pour que les horreurs du temps ne soient pas contraintes à se répéter, dans une éternelle agonie. (p.11)

Que l'on lise le notable répudié de Patrice Ahmed Abdallah, Paille-en queue et vol, Pauvre Comores d'Ibrahim Barwane, Roucoulement de Nassuf Djailani ou Testaments de transhumance de Saïndoune Ben Ali..., C'est toujours le même cri de douleur et de désillusion qui s'élève au fil des pages. Douleur « étouffante » d'un peuple au bord de l'asphyxie.

Dans roucoulement, on peut lire :

Ma terre mon amour
Ta peau gonfle à la piqûre de la guêpe
mais ton esprit demeure sclérosé
te reveilleras-tus ?
Ma terre mon amour
se réconcilier avec la mémoire conquise

[...]Ma terre mon amour
éclore l'arbre séculaire
dire au monde
notre soif boulimique d'air


Mais la douleur « étouffante » devient vite « mortelle » lorsque le poète Saïndoune Ben Ali écrit dans sa propre biographie :

Saïndoune Ben Ali est né face à la mer, à Mirontsy sur l'île d'Anjouan aux Comores, à la fin des années soixante. Il a grandi sur les Itinéraires des rêves, il est mort en 1978, piétiné par une foule carnavalesque dans les rues de son île natale, à l'annonce du coup d'Etat qui mit fin à la vie D'Ali Soilihi. (p.1).

Oeuvre majeure, Testaments de transhumance marque véritablement une rupture dans la littérature comorienne d'expression française. En effet, après avoir été dans les premières expériences occultée au profit du seul souci de représenter le réel, la question du rapport au langage surgit. Le langage devient en soi objet d'intérêt. Désormais, il ne s'agit plus seulement d'écrire mais d'écrire de la littérature. 
Cette tendance, amorcée par Saïndoune Ben Ali annonce une nouvelle ère. Reprise et même développée par d'autres jeunes écrivains, en particulier, deux autres, poètes, elle traduit tout simplement l'entrée de l'écriture dans la sphère littéraire. Le combat a dorénavant une esthétique.


Conclusion

Je croyais qu'il y avait peu à dire sur la littérature comorienne d'expression française, que le manque de recul serait une énorme difficulté, que l'inexistence de toute étude, du moins connue, ne ferait que compliquer davantage mon ambition, mais au fur et à mesure que je rédigeais cette contribution, l'intérêt de ma modeste démarche devenait de plus en plus évident. Bientôt, il me parut impossible, tellement le sujet s'avéra trop large, de tout dire. Il fallut faire un choix, celui d'un aperçu.

Il eut été par exemple très intéressant de parler d'un des auteurs comoriens le plus prolifique à savoir Salim Hatubou, s'interroger sur cette littérature comorienne de la diaspora.

Et que dire de l'intérêt grandissant pour les contes ? Dans un article récent sur l'oralité, j'écrivais :
D'ailleurs, aux Comores, ce n'est que très récemment qu'on a vu l'émergence d'une littérature écrite d'expression française. Mais au lieu d'être complètement en rupture avec la tradition orale, ce mode d'expression nouveau qu'est l'écriture s'en imprègne et la prolonge. En effet, l'œuvre la plus moderne n'échappe ni à la poétique de la littérature orale ni à ses grandes figures qui sont constamment reprises, parfois d'une façon subtile. Le dernier roman de Salim Hatubou, intitulé « Marâtre », en est une illustration parfaite. La figure de la marâtre telle qu'elle apparaît dans les contes y est reprise avec tous ses attributs.

La question de l'oralité dans la littérature comorienne d'expression française est un de ces champs qu'il eut fallu explorer tout comme tant d'autres.

ABDEREMANE Said Mohamed (Wadjih)


Bibliographie
Abderemane Said Mohamed, Djambo Djema et autres contes des Comores, Komédit, 2002.
Abderemane Said Mohamed, De l'oral à l'écrit, la transcription et la traduction des contes comoriens in « Les Cahiers de l'Orient » N°77, Paris 2005.
Abderemane Said Mohamed, Universalité et spécificité des contes comoriens in « Ya mkombe » N°10, Moroni, 2003.
Abderemane Said Mohamed, La dynamique énonciative dans les contes des Comores in »Ya mkombe » N°12, Moroni 2005.
Aboubacar Said Salim, Le bal des mercenaires, Komédit, 2004. 
Aboubacar Said Salim, Et la graine, Editeur, Cercle repère.
Ibrahim Barwane, Pauvres Comores, Komédit,2005.
Mab Elhad, Kawulu la mwando, Komédit, 2004.
Mohamed Anssoufouddine, Roucoulement, Komédit, 2006.
Mohamed Toihiri, La République des Imberbes. Paris: L'Harmattan, 1985.
Mohamed Toihiri, Le Kafir du Karthala. Paris: L'Harmattan, 1992.
Nassuf Djailani, Une saison aux Comores,Komedit,2005.
Nassuf Djailani, Roucoulement, Komédit, 2006.
Patrice Ahmed Abdallah, Le notable répudié, Komédit,2002.
Ridjali Ambass, Sur le chemin de l'école,Komédit,2002.
Saïndoune Ben Ali, Testaments de transhumance, Komedit, 2004.
Salim Hatubou, Contes de ma grand-mère, L'Harmattan, 1994
Salim Hatubou, Le sang de l'obéissance, L'Harmattan, 1996.
Salim Hatubou, L'odeur du béton, L'Harmattan,1998.
Salim Hatubou, un conteur dans ma cité, Encres du Sud, 2000.
Salim Hatubou, Métro bougainville, Editions VIA, 2000
Sambaouma A. Nassar, Poèmes parlés en marge

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