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  • : Blog destiné à faire connaitre les œuvres artistiques et poétiques des îles de la lune ''Comores ''
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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 11:32

Aboubacar-SAid-Salim-Po-te.jpg 

Né en 1949 à Moroni, Aboubacar Saïd Salim a fait des études supérieures en France (licence de Lettres modernes). Revenu aux Comores, il est professeur de français dans les collèges et lycées, et a même été récemment Conseiller principal d'Education au GSFA.

Il a obtenu en 1949 le premier prix littéraire de l'Alliance Française au concours de nouvelles.

Il est président du Club Kalam, l'association des écrivains comoriens, et membre fondateur du Cercle Pohori pour la diffusion de la poésie comorienne.

Parallèlement à ses activités littéraires, Aboubacar Saïd Salim a toujours mené des combats politiques. Il a ainsi été emprisonné et torturé sous le régime des mercenaires pour ses liens avec le Front démocratique.

Il a également milité au sein du parti Shuma, avant de devenir le conseiller en communication du colonel Azali, après le putsch d'avril 1999.

Œuvres :

 Poésie : Crimailles et Nostalgie

Romans : Le bal des mercenaires      

                 Et la graine


 

POETES, A LA MAISON !

Inutiles,

Mots inutiles Sur la vague des sons,

Les cœurs sont fermés

Le sexe - roi fait vibrer

 Les cordes vocales

Vers le point oméga

De l'immense impuissance.

L'Univers indifférent

 Que nul son n'habite

 Echo des silences bleus des errances

De nos fantômes fantastiques

En attendant l'affaissement final

De vos révoltes, de vos désirs

Poètes, rêvez, rêvez encore !

 Rêvez debout !

Et gardez pour vous

Les désillusions palpitantes

Comme des bouts de chair

 Fraîchement bombardés

D'un enfant Irakien.

Poètes, rêvez haut, rêvez fort

 Avant qu'on ne vous dise :

« Vite ! A la maison. » !

Abou (Maurice. Maison du Poète à Port Louis)

 

Aboubacar Said Salim.

dimanche 16 avril 2006

Holambe Comores Page 1/2


 

Je te hais d’amour !

 

 

Merde à toi Comores !

 

Il parait que ça porte bonheur

Mais moi, je t’insulte vraiment

Après t’avoir si longtemps encensé

 

Je brûle ce que j’aimais

Car ce que j’aimais me brûle

Et d’ailleurs je me demande :

 

Si tu n’as jamais existée,

Si tu n’es pas une invention

Forcée, pour faire comme les autres,

Pour obéir aux autres,

Comme tu sais si  bien le faire.

 

Pseudo nation, coupée en quatre

Comme des cheveux

Pliée en quatre pour mendier

Aux quatre coins de l’univers.

 

Monstre d’égoïsme sans dignité

Je te hais car tu m’empêches

D’être homme, tu obstrues toutes action

Tu flétries toute révolte

Tu fais de nous  des musulmans moutonnants.

Tu nous fais vivre dans les ordures.

 

Tout en toi n’est qu’ordure

Ton système, ordure

Ta beauté ordure

Tes intellectuels, moi compris.

 

Suspendue à la manne

Multi, uni, bilatérale

Couchée sur le côté

Comme un cadavre putride

Tes exhalaisons nauséabondes

Nourrissent les hyènes  d’ici

Et d’ailleurs.

 

Et tu me demandes de ramper

Moi qui ne sais pas me baisser

Pour chercher sous un lit

Qui préfère soulever le lit

Plutôt que de m’abaisser

 

Comment t’aimer alors 

Sale pute !

 

Comment ne pas chier sur ta couardise !

Déguisée en patience

 

Ta saloperie de sagesse qui ose déclarer :

« Celui qui accepte les chaînes n’a pas mal,

« Chez le peureux, point de deuil,

« On ne peut voler que dans son travail,

« Qui ne vole pas chez lui,

« Ne devient pas homme »

Et patati et patata…………

 

Je te soupçonne d’hypocrisie,

Avec tes cent pour cent musulmans,

Glouglouteur des meilleurs whiskies ;

Et qui les vendredis

Se donnent bonne  conscience,

Avec des boubous blancs

Encore dégoulinant, de sperme adultère

Tes  kofia ornés de « Bismillah »

A soixante dix mille francs,

Dix fois le salaire minimum

Jamais versé.

 

Comores tu as fais de nous

La risée du monde,

Tu nous as rendus zinzin

Des vrais pantins

 

Comores  Tu as uniformisé nos pensées,

Et nos actions ne visent

Qu’à monter  au plus  haut du mât de cocagne 

Pour arracher cinq vices primordiaux :

Vacuité, vanité, voracité, veulerie, vol.

 

Vade rétro Comores ;

Tu me casses le cœur !

Et si tu t’appelais Kumr désormais

 

Kumr la blancheur

Au lieu de Comme  mort ?

Kumr pour faire renaître l’espoir

Même pour l’imbécile que je suis

Il faudra que tu y penses un jour

Pour nous arracher des cœurs la noirceur

Et la blanchir au soleil de l’humain,

 

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commentaires

Nassur Attoumani 08/08/2016 08:09

Une coquille s'est glissé dans cet article d'Aboubacar Saïd Salim. Il ne peut pas être né en 1949 et obtenir le premier prix littéraire de l'Alliance Française aux concours des nouvelles. Merci de corriger cette erreur. Nassur Attoumani