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  • : Blog destiné à faire connaitre les œuvres artistiques et poétiques des îles de la lune ''Comores ''
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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 13:27

Interview: Mohamed ABDEREMANE BOINA, Artiste, poète comorien: l’art africain peut-il revendiquer sa place sur la scène mondiale ? DAM: Bonjour M. BOINA, Bonjour, mes salutations à vos lecteurs et à toute l’équipe de Diplomatie Afrique Magasine. C’est un honneur de me retrouver sur vos pages. Permettez-moi une pensée particulière de mes instructeurs de l’ex-Unité de Formation à la lutte contre la Drogue en Afrique (UFDA) de Gd-Bassam en Côte d’Ivoire. DAM: Qui est Mohamed ABDEREMANE BOINA ? Je dirais plutôt que MAB Elhad, est le nom de plume abréviatif de Mohamed Abdérémane Boina-foumou, Elhad étant mon deuxième prénom. Je suis né à la croisée des cultures, le jour où un grand Marabout de l’Arabie Saoudite a visité mon pays, et comme il s’appelait Alhady, ma mère m’a donné ce deuxième prénom. Mon nom de famille étant ABDEREMANE BOINA FOUMOU. Je suis né africain avec une éducation arabe, le 15 Septembre 1968 à Moroni, capitale des îles Comores. Je suis marié et père d’une fille et de trois garçons ; j’évolue dans un environnement francophone. Pour tout simplement dire que je suis un produit du métissage. On qualifie mon parcours d’atypique. Officier de Gendarmerie. J’ai poursuivis des études en agri-élevage bovine, au Lycée d’Enseignement Professionnel Agricole de Luçon – Pétré, dans la région de Vendée – France, de 1983 à 1985. De retour au pays, j’ai exercé deux ans, comme technicien en agri-élevage, à la station avicole de Daché,(Centre Fédéral d’Appuis au Développement Rural) ; où j’avais en charge le département des ‘’provix ‘’ consistant à superviser la conception de l’alimentation avicole. Ayant trouvé mon travail monotone, j’ai opté pour une carrière militaire et j’ai servi sous les couleurs de la Gendarmerie Nationale depuis 22 ans durant. Titulaire des diplômes d’Officier de Police Judiciaire, de Police Technique et Scientifique, acquise à l’ESOG(Ecole des Sous-Officiers de la Gendarmerie de Fontainebleau ) mais aussi celui de Qualification Supérieur de la Gendarmerie comorienne, j’ai exercé comme Commandant de la Brigade de Recherches de la Grande Comores, entre 1988 et 90, puis Directeur Adjoint et cumulativement Chef Opérationnel Territoriale des Services de Prévention et de Répression contre la Drogue,la fameuse Brigade Mixte Anti-Drogue (ou BRIMAD) de 1995 à 2002. J’ai fini ma carrière militaire au grade de Lieutenant, en qualité de responsable de l’administration et du Fichier Centrale des Renseignements Judiciaires au Commandement de la gendarmerie Nationale ; avant de m’engager en politique comme 1er Adjoint au Maire de Moroni, puis Préfet du Centre de la Grande Comores et successivement Conseiller en Sécurité du Gouverneur de l’île et enfin du Ministre de l’Intérieur de l’Union des Comores. Depuis 2012 j’exerce les fonctions de Coordinateur National de la Sûreté et de la Sécurité Aéroportuaire de l’Union des Comores. Mon premier contact avec l’art, je l’ai eu à mes 11 ans quand un ami dénommé Cheikh Saidou m’a prêté un appareil photo Kodak 110. J’ai encore des photos de cette époque dans mes albums de famille. Ma passion s’est accrue au LEPA de Luçon Pétré où le foyer disposait d’un club photo. Mais ce n’est que lors de ma formation en investigation criminelle à l’ESOG, où, en pratiquant la photographie judiciaire j’ai compris que je pouvais mettre ma passion de la photo à la disposition de l’art. Quant à La poésie, elle m’est venue de la récitation au cours préparatoire, où l’instituteur nous obligeait à jouer les textes. A cet âge nous faisions sans le savoir, ce que aujourd’hui la scène littéraire nomme ‘’lecture scénique’’. Concernant la calligraphie, c’est une fille qui sans se rendre compte, m’a incité en me disant un jour que j’ai une belle écriture et que je devais m’initier à la calligraphie en cela je suis autodidacte. J’ai alors compris que ces trois disciplines pouvaient s’épouser, aller de pair. DAM : Quelles sont vos œuvres majeures ? Je ne peux pas parler d’œuvres majeures, sinon que j’ai publié mon premier recueil ‘’Kaulu la mwando’’ qui signifie humblement parole première en 2004. Son aspect majeure s’il en existe un, est d’avoir vu des extraits du recueil reprises en micros lettres et en filigranes sur les nouveaux billets de banques, mis en circulation depuis décembre 2006 par la Banque Centrale des Comores, pour une durée de 2O ans. L’un de ces séries en l’occurrence le billet de 1000 francs comoriens a été distingué ‘’meilleurs billet mondiale 2007’’ par la Société Internationale des Billets de Banque, grâce entre autres à la présence des textes poétiques comme moyen de sécurité fiduciaire. Cela sous-entend que l’aspect polymorphe de mon travail littéraire et artistique est récompensé par une si grande reconnaissance. Ce qui revient à dire modestement que mon nom d’artiste aura marqué l’histoire monétaire de mon pays ; même si cela est passé inaperçu dans mon pays. En outre mon travail photographique et calligraphique est visible sur l’ensemble des trois modèles d’Agenda publiés en 2008 au niveau national dans mon pays. Pour le reste, ma poésie a été mise en lecture scénique, mis en espace théâtrale, jouée en danse chorégraphique, et mis en musique par des artistes français tels qu’ Annabelle Cateau, Soumette et Sultan pour ne citer que ceux-là, à Marseille lors de ma tournée littéraire en France en Avril 2007. DAM : Pensez-vous que la culture comorienne est mal connue ? Oui j’en suis convaincu, et pourtant mon pays ne manque pas de talents que ce soit dans l’art plastique avec les œuvres de Modaly et son association SIMBO-Art ou la musique avec Salim Ali Amir et Maalesh et j’en passe des écrivains tels que le Dr Toihir précédemment Ambassadeur des Comores aux Etats Unies, AboubacarSaid Salim, Saindoune Ben Ali, Adjmael,Sast, Sadani et tous les membres de l’Association des écrivains et poètes comoriens ‘’Pohori Kalam’’. Pourtant tout ce monde est ignoré parce que dans mon pays, il y a eu toujours un ministère de la jeunesse et sport pendant que la culture légué au rang de délégation. Quand je pense à l’engouement des autorités des pays de l’Afrique de l’Ouest, pour ce qu’il font de leur culture que ce soit dans le domaine des arts visuels au Mali ou au Sénégal pour la photo ou des autres art, en Côte d’Ivoire pour la musique, au Niger pour les danses chorégraphiques ou le FIMA,j’estime que dans mon pays il reste beaucoup à faire en matière de politique culturelle. Pourtant notre appartenance au monde africain et arabe, imprégné de cet environnement francophone devait être un atout pour développer nos talents. Le jour où je verrais un tableau d’un artiste comorien sur les murs d’une administration comorienne alors là, je dirais que nous commençons encore à reconnaître notre culture nous-même. D’ailleurs j’ai toujours aimé la plume de Emmanuelle Pontié pour son franc parlé et plus particulièrement quand dans le n°212 d’Afrique Magazine page 45 elle a formulé la question suivante : ‘’ Avez-vous honte à ce point d’avoir des vrais artistes qui s’échinent à mettre en valeur vos patrimoines ?’’. Cinq ans après et son article est toujours d’actualité. Nous autres africains savons mieux apprécier Jean Paul Gautier ou Kenzo, qu’Alphadi, ou Denis Devaed ou le malgache Eric Raisina, ‘’ qui reconnaîtra un jour la valeur d’un pays ou d’un continent, si sa propre élite la méprise définitivement ?’’Donc avant d’espérer une reconnaissance des autres, nous devons nous évaluer nous-mêmes et reconnaître la qualité de l’art africain. Bon nombre d’auteurs comoriens sont plus connu à l’extérieur que dans le pays même où ils sont nés par exemple. Je pense aussi qu’il n’y a pas que mon pays, bien de pays africains sont dans ce cas souvent quand je me retrouve à des rencontres internationales je suis surpris de constater que d’autres artistes ou écrivains de pays africains autres que le miens sont confrontés à des problèmes similaires de reconnaissance à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs pays. Et peut-être que, nous autres attendions beaucoup plus de résolutions et de propositions de la cinquantenaire du 1er congrès international des écrivains et artistes noirs en 2006, comme de la Conférence « Médiums of change » réunissant les artistes africains à Londres dans le cadre d’Africa 95, sensé étudier le rôle des artistes et des arts dans l’Afrique contemporaine, mais de tout cela on ne connaît pas le suivit qui en est fait. DAM : Pourquoi combattez-vous pour l’épanouissement de la femme comorienne ? Je ne suis pas féministe mais je partage l’idée de mes poètes préférés Aragon est, Senghor. C’est Aragon qui a dit que ‘’la femme est l’avenir de l’homme’’. Je reconnais que la femme africaine a du mérite, et quand elle est née comorienne, dans une société où la femme ne peut pas s’exprimer sur la place publique, conformément à notre culture musulmane, La femme comorienne se bat et occupe une place de choix. Elle est officier dans l’armée comorienne, Ministre, député, Maire et prend le devant jusqu’au - delà de nos frontières. Je prends l’exemple de Madame SoilhaSaid Mchangama, ou Mme Moinaecha Maire de la ville de Badanmadji – Itsandra ; Les ex-ministres Moinaéchat Cheikh et Mme Sittou Raghadat elle-même ex-député, qui ont beaucoup milité en faveur de l’évolution du statut de la femme, pour ne citer que celles-là. A titre d’exemple, Mme Soilha est une comorienne qui ne s’est pas contentée de créer des entreprises dans le pays, mais qui a joue un rôle politique comme conseiller de l’ex-Président de l’île Autonome de la Gde Comores, milite au profit du développement, s’implique dans l’action humanitaire. Alors il n’est pas surprenant qu’une telle femme soit distinguée comme lauréate 2008 par France Euro Méditerranée, pour le Trophée de la réussite au féminin. Elle le mérite pour les nobles causes qu’elle a toujours défendu, que ce soit en faveur de la scène artistique en favorisant les sorties de certains artistes pour des échanges hors du pays, ou en faveur du rapprochement de l’entreprenariat entre les comoriens et la scène internationale. De telles femmes font l’honneur de leur pays. Au cours de ma tournée en France, mon poème ‘’femme’’ a suscité des réactions contradictoires. Pour les Comoriens, je donne trop d’importance à la femme, pendant que des femmes français m’ont interpellées après la conférence à l’Université de droit Aix-en Province pour me dire qu’elles me trouvaient un peu macho ! Vous voyez, le plus important pour moi ce que mes écrits ne laissent le lecteur indifférents. DAM : Avez-vous une pensée pour la condition de la femme africaine ? Oui mais j’aurais souhaité savoir, avec le recul qu’ elle a été le bilan qu’ elle a faite de la IVème Conférence mondiale de l’ONU sur les femmes. Y a-t-il eu vraiment un avancement en sa faveur ? Qu’ est ce qu’il en résulte presque 20 ans après ? Est-ce que les mesures prises ont été en sa faveur et ont elles étaient réellement appliquées ? Vous savez, Je lis Amina et Divas tout simplement parce que j’estime qu’en apprenant les soucis des autres femmes, m’emmène à mieux comprendre la mienne. Ma pensée et qu’il faudrait donner plus de moyens à la femme africaine, pare que dans nos sociétés africaine, là où la femme s’y engage, elle réussit. Il faut reconnaître qu’il y a une évolution de sa condition, par rapport à ce qu’ ont connu nos mères. Prenez l’exemple de la tunisienne Amel Henchiri, créatrice de bijoux, des femmes comme Ayden ou Elisabeth Tchoungui, ont su gagner le respect de leur personnage, et je les admire. La femme africaine milite de plus en plus à la conquête de ses droits. Je pense aux Femmes du Réseau Femme et Développement aux Comores, comme l’Union pour le Développement des Femmes au Sénégal (l’UDF/PA) qui ont une culture et un savoir-faire inimaginable, vous n’imaginez pas le parcoure d’une Salimata Porquet en Côte d’Ivoire, d’une Pearl Mashabela d’Afrique du Sud, ou encore le combat mené par adja Awa Ndiaye au Sénégal, et j’en passe de tant d’autres. Nous faisons les mêmes bancs, pourquoi ne pas mériter les mêmes salaires si les résultats sont proportionnels ? DAM : Quelles sont les solutions immédiates pour une meilleure prise en compte de l’avis de la femme dans la gestion de nos sociétés africaines ? Il faut promouvoir l’égalité de chances et l’égalité de droits, criminaliser toutes formes de violences à leur encontre. Barrer la route au droit de cuissages et aux harcèlements auxquelles certains d’entre eux sont victimes. Leur donner la parole en les impliquant dans la prise de décisions du moins en ce qui les concernes. Mais avant cela, je pense que les femmes doivent se prendre en main, qu’elles doivent s’imposer par leurs savoir-faire et leur faire savoir. Compter sur eux même d’abord avant de compter sur les pouvoirs des hommes. Je suis membre de la jeune chambre internationale des Comores et tous les ans nous honorons les femmes qui ont marquée l’année en cours dans les différents secteurs. DAM : Parlons des artistes africains, vivent-ils vraiment de leurs métiers ? Non ! Ils sont en tout cas rares chez moi les artistes qui vivent de leurs arts. La plus part sont des enseignants, ou ont d’autres activités rémunératrices. De toute façon dans des pays où l’art n’est même pas enseigné dans les écoles, où il manque de politique culturelle, que pouvez-vous attendre ? Moi je pense qu’il faudrait revenir sur les recommandations de Stockholm aux travers des quelles la communauté internationale a retenu cinq objectif généraux sur la formulation des politiques culturelles pour le développement sans lesquels l’épanouissement de l’artiste africains et de son patrimoine n’est impensable. Parce que tant que la dimension culturelle ne sera prise en compte dans les programmes de développement et dans les stratégies de réduction de la pauvreté, il n’y aura pas de reconnaissance des artistes des pays émergents. DAM : Ne pensez-vous pas qu’il faille aller à une union panafricaine des artistes ? Si mais cela me parait impossible. Par exemple au cours de mon séjour en France j’ai lancé l’idée de l’Association Poétiqu’Art avec le soutien d’une Franco comorienne impliquée dans les échanges internationaux et le développement durable de l’Association ASAD. ‘’Poétiqu’Art’’ a pour ambition de renforcer les échanges entre les poètes et les artistes africains et le reste du monde. Je vous assure que nous avons des adhésions venant d’Europe pendant que l’Afrique reste indifférente. Pourtant l’objectif était de favoriser l’émergence d’un rapprochement entre les artistes et poètes du nord avec ceux du Sud DAM : Est-il utopique de travailler à cette union ? Non si on y est sincère, en comptant sur nous même avec un peu de volonté, à l’instar de PEN International, pour les écrivains. DAM : Les œuvres des artistes africains font la grandeur des musées occidentaux, qu’en dites-vous ? Je trouve cela normal du moment que les politiciens africains n’ont pas suffisamment d’égard à leurs identité culturelle. L’artiste doit pour autant vivre et voir la reconnaissance de son art source de son épanouissement. Le comble ce que l’art africain est sous-évalué, parce que nous sommes les premier à le mépriser. Quand j’entends revendiquer le retour des œuvres africains dans nos pays, je dis qu’il faudrait valoriser d’abord ceux qui sont disponibles dans nos pays. DAM : Pensez-vous que nos dirigeants ont les moyens de soutenir les artistes africains ? Oui mais c’est la volonté politique qui leur manque, parce qu’elle ne figure pas parmi les priorités des politiques de nos pays dans leur grande majorité. Il n’y a jamais assez de budget pour la culture, quand bien même ils ont compris que la créativité est sineqanun au renforcement de l’identité culturelle dans son expression même. Peu importe le vecteur ou le secteur. Ils savent bien le rôle joué par la culture en tant que facteur économique, et les recettes qui en découlent sont régénérateur d’emploi contre le chômage mais pour eu elle ne figure pas parmi les stratégies de développement bien que le secteur privé du moins dans mon pays s’implique dans la promotion des artistes. C’est le cas de beaucoup d’entrepreneur à l’instar de ChamsoudineMlindassé ‘’ Nassibe’’ qui a souvent contribuer à la concrétisation de la notion de mécénat dans le pays. DAM : Qu’est-il possible de faire en l’état actuel ? A mon humble avis, il faudrait déjà que nos états africains, acceptent d’encourager cet esprit de mécénat. Que les investissements en faveur de la promotion des artistes et de a scène littéraire puissent être déduit sur les impôts des acteurs économiques qui s’y investissent. Les gouvernants doivent faire la part des choses entre Ministère de la jeunesse et sport et Ministère de la culture. Les missions étant différentes il ne faut pas qu’il y ait d’amalgames. Nous autres artistes n’avons jamais su en quoi consistent les programmes culturels du FED. Il faudrait trouver le moyen de faire en sorte que les bénéficiaires puissent réellement en profiter. Dans mon pays je n’ai jamais entendu ; en tout cas en tant qu’Artiste je n’ai jamais su ce que c’est que le ‘’soutien de projet culturels dans les pays ACP ni aux financements en faveurs des Initiatives Culturelles décentralisés et tous les financements de projets et manifestations en pays ACP’’. Tant que les artistes eux-mêmes ne seront pas associés dans la gestion ou la répartition de ces programmes, l’aide à la culture passera à côté de ses objectifs. Et pourtant on nous parle de millions déversés par la coopération en Afrique pour les beaux yeux de l’art et de la littérature dans le cadre de la coopération des ACP/U.E, et après on s’étonne de la fuite des talents. Que voulez-vous ? De même nous connaissons dans la sous-région de l’Océan Indien, ce qu’on nomme la Commission de l’Océan Indien qui ne dispose d’aucun programme en faveur de la promotion des arts et de la littérature de notre région. Je ne trouve pas normal que pour participer à des manifestations internationales, nous soyons obligé de nous adresser à la coopération culturelle française pour quémander un soutien pendant que nos ministères de tutelle prétendent ne pas être en mesure de nous soutenir qu’en délivrant une demande de visa Schengen. Si l’ambassade offre le billet de voyage à l’artiste pour quoi ne donnerait il pas alors le visa ? Ridicule ! DAM : Avez-vous foi en un second souffle de l’art africain ? Bien sûr que oui ! je suis optimiste de nature mais un peu naïf. De plus en plus la littérature comme les œuvres plastiques ou visuelles de certains artistes africains bénéficient d’un certain rayonnement conséquent, obligeant nos dirigeants à reconnaître nos talents. DAM : Que pensez-vous de Diplomatie Afrique Magazine ? C’est une revue que je viens de découvrir sur le net. Je le trouve différent de tout ce que j’ai lui jusqu’ici, de par son titre tout d’abord. J’estime qu’elle contribuera à vendre une image positive de notre continent. Je lui souhaite longue vie et bon vent DAM : Votre mot de fin L’Afrique avance à petit pas mais elle avance quand même et surement. Je pense que nous autres artistes avons notre mot à dire et devons être entendu. J’ai toujours pensé comme l’a si bien dit André Malraux que : « L’homme cultivé est celui qui progresse sans cesse dans son développement intellectuel et moral et qui par l’esprit et l’action s’intègre à l’évolution de l’humanité en marche ». Voilà ce que font les Afrique et voilà mon principe. Je vous remercie pour l’importance que vous venez de m’accorder.

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Published by MAB Elhad - dans Divers culturels
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