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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 12:34

Tu t’en vas A Césaire Aimé

Tu t’en vas toi que je connais depuis l’enfance.

Que je tutoie sans connaître vraiment Tu t’en vas,

comme pour un dernier retour au pays natal

Dans ta terre natale, de Martinique, Que la mer Caraïbe relie

à notre mère Afrique

Au plus profond des abysses Aimé tu resteras,

par la négraille, pas encore debout

Mais assise sur les bancs de bois d’ébène,

Comme jadis dans les cales des « Navires négriers »

Sa bouche devenant celle de ses ancêtres Les Gaulois

du Bénin au Zambèze.

Que deviendront tes rois Christophe

Que tu abandonnes ainsi à leurs délires,

Solitaires traversant des tempêtes d’oppression

De soumission, de trahison, de mondialisation

Partielle et partiale !

Que deviendra ton verbe clair éclair,

Franc comme le bruit du tonnerre

Qui dit son fait aux cyclones ravageurs

De la colonisation, de la ségrégation

De la loi du plus fort ou du plus rusé !

Tes cris et tes écrits pourront-ils encore Continuer

à clamer ton discours contre le colonialisme Passé,

présent et futur, Ouvert, comme sournois et caché

Dans des concepts dits humanistes

Du droit d’ingérence à la guerre préventive

Qui reprennent en échos le droit de civiliser Les sauvages,

et les expéditions punitives

Contre les « Nég’marron » et les Sarrasins.

Tu t’en vas avec ta grande modestie Rebel rétif

aux honneurs académiques

Préférant en revanche la chaude récompense

Des sourires nègres de Fort de France A New York et jusqu à Jimlimé *

Qui te disent fièrement, nous sommes nègres de pure Négritude !

Eia ! Pour Césaire l’Immortel qui n’est pas passé

Par l’Académie de peur d’être momifié vivant,

Eia ! Pour le Poète !

Eia ! pour le Maire

Qui a su bercer toute une ville,

tout un peuple Toute l’humanité,

de son chant de révolte et d’espoir

Qui résonnera encore longtemps dans les cœurs

Des opprimés, des esclaves

Blancs et Noirs

Sous la férule moderne du Maître Argent !

Je ne te dis pas Adieu Césaire bien Aimé

Car liminaire tu resteras accroché à ta terre créole

Et l’amour pour ton peuple, infini !

 

Aboubacar SAID SALIM Le 17/04/08

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Published by MAB Elhad - dans Poésie
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commentaires

chris bernard 19/07/2010 12:06



Merci pour ce beau poème bien reçu.