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  • : Blog destiné à faire connaitre les œuvres artistiques et poétiques des îles de la lune ''Comores ''
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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 10:39

Première partie par le poète Sadani

Lu sur: http://www.comores-online.com/mwezinet/poesie/pourunepoesiequiose1.htm


Salut les mecs,
Comme je ne peux pas déverser mon tendre fiel sur aucun
politicaillera venu nous les gonfler, style Prout Prout, Mister
Rhumba ou autre pouet pouet débile, et comme j'ai rien à lebran de
toutes mes journées et que j' me fais iech à en crever dans ce foutu
climat de merde, et comme j' ai pas envie de retourner aux sources
d'eaux salées, qu'est mon bled où y a rien bouffer, rien que des faux
sultans, des faux durs et des vrais salauds qui font la pluie (quand
y en a) et le mauvais temps,( tout l' temps),nous allons continuer à
vous poétiser, j' dis bien, poétiser et non pas formater des
brochures touristiques sur le paysage ou dessiner la carte du tendre,
pour émoustiller nos belles .

De l’intention à l’invention poétique.

Les « bangwe » se sont enrichis (si c’est vraiment le mot),de
quelques espoirs, depuis quand même un peu de temps :Des p’tits
textes innocents s’ frayant un chemin au milieu de la grosse
débandade politique et des sublimes engueulos qui m’ tiennent en
éveil (Du sang !Du sang !).On appelle ses p’tits bouts d’encre,
Shayiri ou pouèmes.Ok ! Mais qu’en est-il de ces dénominations, sinon
quelques louanges pour les uns et des sorties raisonnablement
meurtrières pour les autres, pendables sur les places publics , au
coucher du soleil et au réveil de la lune (pour leur faire plaisir),
après que nous eûmes bourrés leurs narines de clous de girofle,
enduits les oreilles de méduses pilées, mélangés au poivre vert
récolté dans les petits cimetières, sis en contrebas du château d’eau
de mon village. Allez, bourreau, retirez la barrique qui les tiennent
encore debout, et basta, au nom de la poésie ! L’intention ne suffit
plus, plongeons dans la rénovation, ou, comme vous voulez, dans la
novation, pour une poésie intégrant notre conscience de nègre
musulman au décalque de toutes les autres. Pourquoi « nègre »,
pourquoi « musulman » ?Pour une prise en compte totale d’un univers
particulier :Les Comores. Le fruit paradoxal, des amours incestueux,
d’une immense partouze maritime entre l’Afrique et le Monde arabe,
puis violées et exposées intellectuellement, comme le symbole
pictural d’un jet spermatique indélébile par la France colonisatrice.
Moralement dénaturées par un Islam typiquement local, asservi aux
intérêts de toutes les ignorances. Pov’ Dieu !Pov’ Momo !
Toute poésie qui refuse de jeter la cordée entre l’histoire et l’art
est vouée à ma vindicte, les gars :
Le poète est celui qui koze les poings fermés, les pieds imprégnés de
la poussière natale et qui scande en sueur et coléreux :
« Ma bouche sera la bouche des malheurs
De ceux qui n’ont pas de bouche
Ma voix, la liberté de celles qui,
S’affaissent au cachot du désespoir… »

(« Cahier d’un retour au pays natal ». Césaire, l’aimé !
Le poète qu’ a l’heur de m’ plaire est un désaliéné verbal et mental.
A travers sa désaliénation, il cherche la voie de sa restructuration,
et une fois l’entreprise immergée dans sa conscience, il établit les
règles de sa singularité tout en restant poète. Id est, porteur d’une
identité générique mais avec sa propre carte d’identité de poète
comorien, sans date de naissance, sans filiation patri-ou
matrillinéaire, mais avec son feu intime, ses flammes, éparpillées,
retraite aux flambeaux, faite du creux de papaye verte et d’une mèche
de paille-coco, pour illuminer les Îles.
« Îles !

Feu des cendres… ».

A l’instar du « Chant Général » de big Pablo (Néruda), p’ tit pays
doit avoir son imaginaire et ses fantômes de toutes sortes plaqués
sur la carte de visite du poète.

Mobilisation générale :
Badamiers, bananiers, fruits-étoiles (kononko ziba) ,femmes, enfants,
sable, rhinomurènes (mhunga), einoches (kakantsi), crabe palmiste,
corail noir, rayon vert, sentiers des esprits, mame Jany (la femme
satan), Mnamadi (le roublard onirique et merveilleux), les
personnages des contes (pour niquer ceux de la mythologie
gréco-latine où nous puisons nos piètres illustrations savantes.Ouais
!), l’histoire des enculés, les Lambert, Humblot, debout les morts,
la mer monte, Msafumu, surtout, Mtsala na Mmadi Patiara, Masimu,
l’errance des cabris villageois, la glorieuse odyssée des premiers
navigateurs, Yémen (yes man ? rien !)), le rôle des arabes sur les
marchés aux esclaves en Afrique orientale, Arthur Rimbaud, dans sa
tentative d’atteindre Zanzibar, où déjà des poètes comoriens tenaient
salon en langue arabe et en kiswahili (Kwa ?Si !), les kwasa kwasa,
les taxis brousses, la mortalité infantile, coups d’état et
assassinats politiques et bien des choses encore qu’un inventaire à
la Prévert, ne peut en indiquer l’importance.Avec tout ça, y a
matière à faire not’ sauce-coco, dans l’ajustement des thèmes et
l’agencement du souffle de la phrase poétique….Toujours dans
l’imitation d’une mer omniprésente, synonyme de l’obsession
insulaire. Ce qui, au concert des nations, lorsque la littérature
aura son mot à dire, fera office de symbole identificateur du texte
comorien par rapport à l’universalité de la poésie.On dira « nous, on
a ça et sommes comme ci » !Avant d’être pluriel, commencer par
« être » déjà.

La poésie du style, « Femme que tu es….
Quand je te vois …
Je……………….. ».Assez !

Nous n'en voulons plus de cette pouezi aseptisée, sans saveur et
réduisant la femme en un objet docile, anhistorique et niaise, poupée
anjouanaise , qu'attend derrière son msutru que l' mâle vienne lui
donner des couleurs.Na!

Si de gonzesse, on doit kozer, elle est être de chair, mais aussi
femme tout court, épine du cœur et prisonnière sociale, comme Sania.
Esclave d'une religion , louve matricielle, femme à poigne,
emmerdeuse quelquefois, "sœur d'éternité", vendeuse de poissons,
porteuse d'eau sous l' cagnard, victime d'un putain de
soleil-sang.Victime silencieuse….Et pour certaines , ignobles femmes
"d'affaires" monnayant leurs culs et le rentabilisant par des
allers-retours- Paris-Moroni et Moroni- Dubai….
Et j' sais de quoi j' cause!

Certes, certes, L'amour aussi est un thème humain, mais l'amour chez
les poètes est un piège à répétition, dans un système où cela rime
avec grand mariage, fric et sang des aïeuls, compte en banque ou
devenir politique. L'amour qu'on a, pas celui qu'on achète. On peut
la chanter, bien sûr et surtout l'amour qui s'en va ou celui déjà
mort
"Ye, mi gamwendo
Ngamwendo wo msafara…", l'amour et ses reproches d'exil. Ouais!

Pas celui des sérénades hypocrites , encensoirs pour bwana harusi et
pour l'invisible Bibi harusi, burlesque burkha arlésienne et
abstraction sentimentale, qu'on débite dans les twarabu. Non!
« Le djimbo linu lihulwa ni…ha riyali zi »….Zob!
La poésie sentimentaliste d’sous l’oreiller qui sert à draguer les
minettes et qui s’inspire dans sa portée sémantique, du folklore
twarabustique venu de Zanzibar,faîtes en un autodafé. Nous gagnerons
au change !On est dimanche.Aujourd’hui, c’est zifafa.
Namlawe !

Nous crions poésie pays , poésie âcre qui tisse ses liens dans la
dureté de ce mien caillou, carnassier…pour en finir avec la
soumission morale, intellectuelle, politique et littéraire, car tout
acte de création est un début de liberté. Hein, Napalo? Nous voulons
être libres !
Bien entendu, une grande marge est laissée à l'inspiration, tant que
celle ci ne se morfond pas dans la sensiblerie touche pipi et les
appels du pied aux p’ tites voisines, fausses pudibondes, aux
ministres et aux conauds de tout acabit.
Merde!

Il ne peut y avoir de poésie qui ne porte l'identité de ses sources:
Cette identité n'est pas dans la rime, ni dans le comptage des pieds
pour un refrain, ni dans la césure qui me les brise menues.
L'alexandrin bien appris et tant usité (n'est-ce pas?) par nos pouet
pouet ,est un procédé de pédé, se définissant par 12 syllabes,
quatrains, alternance, nanana, nanana…..Et puis quoi encore?
Je connais 2 saisons (Husi, asihazi), 2 marées alternatives(lipvo,
lidjaya), et des envolées de voyou, en vocaliques vocalisées, sous
des cieux moins cléments , moi ! Des voyelles, qu'on fout à poil, a,
i, e, o, u pour poser le souffle, et qu'on fait correspondre comme
Baudelaire, avec la nature, aux résonances d'un monde consonantique.
Antique de misère et sans jardin.
L'identité d'une poésie comorienne est dans un rythme solaire,
l'éloquence utile au service d'un environnement martyr, comme cette rumeur lointaine, à marée haute, qui s' fait lourde, menaçante et qui déboule sur un tapis de corail, avant d'écrire en lettres blanches les couleurs du jour! Marée basse.

Il nous faut une poésie gutturale, comme une fin de sambe, évoquant le plaisir d'avoir été si près de l'extase, le rythme des goma et des tari, souriant aux cymbales ,dont des mains noires et musicales ont su perpétuer les échos. Une poésie durable qui cogne aux oreilles et aux esprits. Même si ce sont des lamentations, elles sont sincères et non fugitives.

Yeba, c'est la joie (!!!).Récupérez vos lessos, femmes, ce n’était qu’une démonstration, la danse des corps, c’est pour plus tard. Merci.

Il nous faut une poésie militante et novatrice dans ses entregents avec la langue française, qui se déclamera au de-là des positions mythologiques gauloises, raviolies, athéniennes ou british, du moins dans notre recherche d'un formalisme bien black et musulman.

…..Refuser la banalisation du chant, à travers les "mignonne, allons voir ce soir ,si ….".Elle est sclérosée, ouais! Putain de rose!

Nous causerons ronces d'agave saumâtre, pouzzolane lacéré déchirant les gambettes des va-nu-pieds, urupva assasssin, meurtrier des alevins et des actinies, enculados de mercenaires, uhlans modernes violant contre l'arbre à ylang-ylang, mort sous l'humidité poussiéreuse, dans les cases, dans les hôpitaux, dans la profonde obscurité de toutes les merdes de ce pays! La mort partout! Quel beau thème poétique pour un insulaire indigent mais obstinément vivant!

Nous voulons une poésie authentique qui saura un jour se démarquer des enculeurs de mouches françaoui, les Ronsard, Lamartine, Claudel, Peguy et les autres, lorsqu'à l'assemblée de l'Universalité poétique, nous devrons justifier de notre raison d'écrire. Nous poserons mieux parmi les autres, avec nos beaux sourires de nègres savants, si nous apportons au monde, ce qu'on appellera la poésie comorienne, de langue française, anglaise, swahili ou tout simplement, de langue comorienne. Et ça, les gars c'est pas avec Nardin'Mokardin', ni avec les couchers de soleil et de lune amoureuse, que nous l' ferons.

Nous voulons une poésie au plus près de nos soucis, qui prenne appui sur nos réalités, qui appelle un chat, un chat, un tamarinier, un arbre, ou une maison de djinn, si tant que le djinn est désigné, hué, conspué et dénoncé. Salopard! Bouffeur d'enfant! Tricheur! Transsexuel, va! Djinn de mes deux !

Nous voulons une poésie qui sorte des salons , qui traverse la cour et qui s' pend aux lampadaires le long des routes, pour être lue par les errants, ces étrangers fourbus avec leurs drôles de parapluie de midi, sous l' même putain de soleil-sang!

« Assalam an laïkum, bo mze! Eh… cette route?

Elle mène où j'ai décidé d'aller!

Haya! Ye msafara mwema! Marahaba! »

Une poésie du quotidien, qu'a les oreilles qui sifflent au passage des descendants de sultans, menteurs historiques:

"…Des sultans paraît-il ont épousé des reines
ils ont engendré des nobles issus du prophète
Et des trafiquants des côtes plates
La mer en face est leur dédain
Le blanc du sable leur juron
Ils ont des poils sur le cou et des bagues injurieuses contre lesvagues
Ce sont des gens de haute caste
Des drôles couronnés par le mystère ».

Je suis né dans ce monde, un jour de pluie, à la première mangue mûre, au crépuscule. Un enfant mieux loti me fit don de ses reliques pour ne point être nu parmi tant d'artifices et je suis devenu le sultan des intermèdes ou l’ prince des « Rien ». J’ m’en moque.

Une poésie qui fait corps avec les mots, tous les mots et qui s’ laisse aller à l’effleurement lexical ,qui nous arrivent en masse, du swahili, du français, de l’arabe et du comorien et qui en s’amassant autour des mouches, ces lettres d’outre-mer, devient mot unique, mot universel et victoire de l’inspiration. For « …Un déréglement de tous les sens », à la révendication Rimbaldienne. ...Et des soulèvements justifiés,

« Des sultans insulteurs règnent violemment
Sur un cimetière de lave noire
Y arborent des noms à dormir debout
Des bennes de Ben Machin Chose
A se faire des bains à Benidorm
Et quelque bedonnance comme morceau de choix
Sur un plat de riz festif
si ce n'est un hideux handicap
Une longueur de nez ou quelque blancheur
Une voiture neuve dédouanée par la voix
Suffisent au troupeau enrichi
Du fils d'Untel, neveu d'untel
Pour recracher en public
Le ridicule des histoires non vécues."

Et tralala et tralali.Mwanahatru pvanu, mwanahatru pvala, tru, piqué au vif !Vlan !

Nous voulons une poésie de l'irrévérence et de l'insoumission.

Une poésie qui ose dire son NON!

J'ai pas fini, mais j' dois faire la bouffe à ma meuf . Mais avant, à ceux qui s’ sentiraient concernés, j’ dis :C’est ma façon de sentir la poésie, car notre monde n’est pas que de rationalité, il est aussi de sensualité. La sensualité au service du beau et du bon !Mais avant tout Non à la morale des « forts » et aux niaiseries publiques.

On continuera, si j’suis encore en vie ,la théorisation délicieuse de notre future poésie et on terminera par les travaux pratiques : "Mpvandzi Gupango Pandzi" ( ce que dit le poète à propos de la sauterelle).

Ss, pouetiquement con.

 

 

Pour une poésie qui ose dire son NON ! (2)

salut les gars,

Si j'avais une mission quelconque sur les bangwe, je dirais "échec et mat" Tsifude!Pas de réaction! On dirait Don quichotte, en guenilles, ballotté dans les remous d'un combat stérile contre des moulins à vent. VOOOOOOOOO! OOOOOOOOOV! But, As I'm "a poor lonesome cowboy", j' trace ma route, avec le souci de vous faire iech, quand même!

Un chouia!

Inch'allah!

Pour vous plaire j'ai mis un bémol aux mots gros et ai retrouvé des mous mots .

La poésie, qu' ès aco ?
Pour ceux qu' attendaient la suite, la bave aux babilles, n'en pouvant d'impatience et maudissant ma paresses, nous allons reprendre notre clairvoyance théorique, (c'est dans la fièvre, qu'une société évalue sa véritable température), en vue de poser les jalons d'une poésie nouvelle et anti-classicisme linguisticolonial. …Nous voulons une poésie qui embrasse le lexique impromptu des langues connues. Le coup de force du vernaculaire pour moduler le tempo du français. Non pas pour éviter les difficultés, sha, pour revendiquer , un nouveau rythme pour la phrase, une nouvelle sensualité, née de la réunion des deux. Rassurez-vous, les gars, ce n'est ni exotisme facile, ni exercice fatal. C'est une musique faite de beaucoup de noirs pour une blanche (putain, le pied!), à chaque verset, à chaque strophe, à chaque silence, et non pas comme c'est souvent l' cas dans la pratique d'une écriture longtemps usitée (n'est-ce pas? ), ces "blancs"," vides","oublis" ou "méconnaissances" tenaillant les neurones, car le vocabulaire est dans le dico mais absent de la tronche. Si j'ai pas l' mot dans son immédiateté, j'use de celui qui m' traverse l'esprit: Décrire la réalité avec un vocabulaire local, qui ne peut être remplacé par celui de l'approximation française:Une "cabane" n'est pas synonyme de " Vala", "Banga" .On n'est pas. au Canada, que j' sache!Cabane possède sa propre fonction, ses propres codes utilitaires, "une vala" aussi. So, si "cabane" rate sa cible, "vala" tire et touche! Ce, pendant que la phrase est belle et relate au plus juste, l'idée qui démange!

"Que sont ces rumeurs avalées des vala,
Silence sous couvre-feu
Dans le noir absolu des premières louanges du magh'rib?
La vie, Sania, la vie en plus…"
Haya!
De l'allégorie au mythe personnel

Nos mythes personnels ont place dans le corps textuel: La mer, la merde séchant au soleil sur la plage .Mer, soleil, plage= Merde, est un spectacle ,enfants, qui nous a beaucoup marqué, du moins pour ceusse que la plage a longtemps servi de dépôt, après fin de jeûne. La merde a sa place dans le poème, encore faut-il qu'il signifie autre chose: La réalité n'est pas dans le visible, mais dans le sensible. C'est de la sorte que se découvre la littérarité de l'anodin. On dira plus, "je pense donc je suis" (cogito ergo sum), mais, "je sens donc ça pue "(putois ergo sensum)!Sérieux! Une manière de s'extraire de soi pour aller vers l'extérieur, cet extérieur étant une société injuste, un marché aux poissons, une assemblée de comploteurs, un groupe de miliciens ou un enterrement de noyés de 15 jours, sur un kwassa kwassa entre Pomoni et Pamandzi. On sait que tout ça, schlingue! Le principe du mythe, réside dans notre capacité à ne pas exclure notre propre vie sociale du poème! Seulement à la "métaphoriser" et à la métamorphoser. Jusqu'à en faire l'objet central du poème. Inattendu, irrévérencieux et peu amène envers les hypocrisies. Un mythe personnel et récurrent. "[…]Leurs croupes matinales Comme une haie d'arbustes enrobées d'engrais Peignent au soleil les œuvres éphémères appréciées des n'tasi La mer en ressac et au rendez-vous Drainera vers les lointain rivages L'essence même de la cuisine de nos mères… Ainsi vont les vagues….. [..].Moulées de putréfaction Ainsi meurent les valeurs culinaires Dans la grande malaxation de tous les déchets […] Magnifié, le caca rejoint au pinacle d'une spécificité océanique, la rose inutile de Ronsard et les pleurnicheries catholiques des poètes en mal de rédemption. En filigrane et dans une succession de houles, flux et reflux, il concourt au développement halieutique de la planète, étant entendu que nous entamons de nos îles, un exil préliminaire par le déversement cathartique de notre merde. Ouf! Ca fait du bien par où ça passe ! On peut, dans une progression d'un processus organique fondamental, cet acte quotidien somme toute banal, (sauf pour les constipés) décrire au détail, le contenu de ce voyageur sans frontières (manioc, banane, lait de coco, ail, cumin, H20…), sans perdre l'expression poétique. Tout simplement, parce qu'en poésie "rien ne se perd, tout se sécrète".
J'ai du mal avec les mous mots, cut (coupez !) Pause pipi, les enfants !
(prochain chapitre : Du mythe obsessionnel au suicide (linguiforme) collectif )
Pour l'œuvre qui servira d'acte de naissance à la poétique du renoncement "Mpvandzi Gupango Pandzi", il faudra montrer un peu plus d'enthousiasme les gars, car c'est pas rigolo de kozer aux fantômes ; mais comme dit le proverbe "nul n'est prophète en son gourbi" A ciao bientôt ! Dans XXII jours, Sonia !

Le tchétchène

(j'ai changé de nationalité bikoz les dinos, piranhas et autres crocos)

 

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Published by Sadani - dans OPINIONS
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commentaires

Abdou Djohar 11/03/2011 16:34



Ok. Merci pour ta réponse à ma question.


Je profite de ce message pour t'informer encore une fois que je viens de signer à Paris mon recueil de poésies intitulé Douleur et nostalgie aux éditions Jets d'Encre.


Il est en vente sur www.jetsdencre.fr. Il serait disponible aux Comores à partir du mois prochain.


Cordialement


Abdou Djohar



MAB Elhad 12/01/2012 19:16



Je suis dans l'impatience de lire ton recueil et il faudra penser à venir faire sa promotion au bled. On pourrais organiser cela avec une librairie de la place.


Meilleurs voeux de bonne et heureuse année 2012



Abdou 07/03/2011 13:46



Je souhaiterais te livrer une réponse à ta question à moins que l'auteur lui-même me donne le droit.


Abdou Djohar, auteur de Douleur et nostalgie



MAB Elhad 11/03/2011 10:26



Cher frère de plume!


L'espace est libre et destinée à celà.Cependant je tiens à preciser que le texte ''pour une poésie qui ne dit pas son nom n'est aucunement pas de moi et les propos tenus n'engage que son
auteur.D'ailleurs bon nombre de lecteurs m'en veulent pour l'avoir fait publier là.Mais par principes et idéale je respecte la liberté et contre la censure,quand bien mê^me je ne partage pas le
point de vu de l'auteur.


Bien fraternellement



bleck 06/11/2010 02:32



Etant donné qu'on a ouvert un grand boulevard aux critiques pour les visiteurs de ce blog, j'aimerai donner mon avis par rapport au texte(ou poéme) rédigé par notre chère poéte, Mab elhad,
intitulé "pour une poésie qui ose dire son non". Puisque d'autre se posent en défenseurs de la nation comorienne et des écrits poétique  de certains soi-disant poétes natifs des
comores, je me donne le droit de défendre le vocabulaire de la langue française qu'est bafoué dans les lignes(ou vers) de notre célèbre poéte Mab Elhad. j'aurai bien aimer qu'il
m'explique des mots  comme "bedonnance" ou "désaliéné" qui n'existent dans aucun des dictionnaires de la langue française. j'aimerai bien qu'il m' explique ce que signifie
"anhistorique" , "politicaillera" ou encore "engueulot". Son manque de subtilité fait suite à des phrases  syntaxiquement incorrectes dépourvues de toute sens à l'exemple de la phrase
suivante:"...conaud de tout acabit". Qu'il sache que le terme3matrilinéaire" s'écrit avec un seul l et non avec deux l. Quel cran pour un poéte de se vautre dans l'abjection!!! je tiens à te dire
aussi que tes phrases sont d'une ignominie sans nom.


bleck



MAB Elhad 11/03/2011 10:30



J'espère que l'auteur de ce texte;,e faira l'honneur de lires vos propos parce que je ne suis aucunement pas l'auteur de ces propos'' Pour une poésie qui ne dit pas son nom''. Le fait de le
publier ici ne m'engage en aucune manière.Je ne fais que rapporter ou de défendre le droit de s'exprimer.



Abdou Djohar 25/12/2009 01:25


Réponse à Adel Ader

Parlons, agissons comme des gens civilisés!

"Respercter autrui, c'est avoir le souci de la justuce." Tahar Ben Jelloun l'a dit avant moi. Je crois qu'on est dans un monde où chacun de nous devrait tenir un propos hostile au
comportement instinctif.                                                                                                        
Adel, en parcourant votre message-insulte ciblé à destination d'un homme qui s'engage à écrire pour l'essor de notre littérature, je m'empresse de vous dire que vous devrez demander pardon à notre
frère Mab Elhad. En effet, la vie littéraire ne marche pas comme ça Adel. Elle ne se résume point à des critiques ou à des jugements, je suis désolé de le dire, vides d'arguments
logiques.  En plus je devrais vous rappeler que votre message est une insulte à la Nation, aux éditions komedit. Vous savez pourquoi? Ce sont les intances qui ont su
publier "les crasses" de Mab Elhad! A mon avis, c'est eux, les vrais destinataires de votre message, non Mab Elhad! Je suis parti du principe que votre jugement négatif sur la poésie de Mab
n'est, je crois, rentable.
Je termine par vous dire, Adel, que je suis fier que vous soyez un éminent Observateur qu'eux, les sauveurs de nos écrits!
Je vous assure que je ne connais pas du tout Mab Elhad. Etant poète peu connu dans le milieu littéraire, je me sens, en vous lisant, victime de votre message. Je défendrais donc
toute image innoncente.

Abdou Djohar



MAB Elhad 18/01/2010 21:21


Merci cher Mr A Djohar, vous savez l'adage comorien nous dit bien: " crache en l'aire et cela vous retombe sur le nez!". J'estime que comme nous l'avons si souvent appris sur nos place
publiques,seul ceux qui ne fontrien ou non rien à faire dans la société ne sontjamais critiqué. Je ne tenais pas à repondre à notre grand poète et critique littéraire Sadani, en qui j'ai beaucoup
de respect d'autant plus que depuis qu'il travaillait à l'Union Européenne je me rendais dans sa boutique siseà Magoudjou  pour faire mes courses. Sadani est son pseudonyme. Il est originaire
du nord de la grande comores où il a épousé la femme de l'autre.....
En faite un ami communm'avait un jour dit que ce n'est que de lapure jalousie pour n'avoirjamais publié.Mais au fond je pense bien que c'est plutôt au gendarme que je fus à qui il
envoulait.......C'est ce que j'appele faire une confusion entre deux personnalités d'une même identité.Mais passons ! Merci tout de même pour ta reaction.
J'ai pour principe l'adage qui dit que les chiens aboients quand la caravane passe  au lieu de ''Les chiens aboient et la caravane passe". car,le chemin que doit prendre cette caravane est
long et semé d'embuches.Raison pour laquelle je ne donne pas d'importance à ceux qui n'ont pour toute culture que les insultes, d'ou leur necessité d'empreinter des pseudonymes pour masque parce
que la réalité leur fait mal aux yeux. Et je vénère ceux qui me critiquent positivement, car ceux la contribuent à mon épanouissement.
Meilleurs voeux de bonne et heureuse année 2010


Acebasho 09/02/2009 00:41

Bonsoir MAB ElhadIl est difficile de ne pas reconnaitre un talent quand il est criant à nourrir le monde du fiel dont il parle.Je ne suis pas comorien et ne connait rien de vos compatriotes poètes.Par contre je dénote un très grand potentiel et des les premiers mots choisis. Ce qui a pu m'être confirmé par vos parutions et l'estime que vous apporte vos amis artistes.Il est courant que de nombreux excentriques passionnés par une lutte dont ils se sont proclamés fervents défenseurs se laissent emportés par leur volonté de révolutionner un monde qu'ils jugent inadéquat à leur épanouissement personnel surtout..Vous faites partie de cette classe d'idéalistes aigris dans l'âmeEt vous savez quoi?Vous avez bien raison!!!Bien sûr, il semble que vous en faîtes trop!Mais tout les peuples ont besoin de "fous" comme vous pour leur faire bouger un peu le derriere.Bon courage en espérant vraiment que vous puissiez affirmer un vraie identité comorienne et digne dans un interet totalement humaniste.Il faut arranger ce qui ne se passe pas bien chez soi pour pouvoir ensuite arranger ce qui se passe chez son voisin.Moi je me suis compris en tout cas (à cette heure tardive faut le préciser) :DPeace