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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 00:07

Cris d’ici et d’ailleurs : une écriture migrante  d’une langue à l’autre

 

La littérature comorienne vient de s’enrichir  de l’arrivée sur la scène poétique de Halidi Allaoui qui vient de publier dans la collection poésie, son recueil aux éditions KomEdit. Composé de plus d’une cinquantaine de poèmes sur 70 pages, ‘’Cris d’ici et d’ailleurs’’ a bénéficié de la plume de Aboubacar Said Salim son professeur de français, poète et écrivain, qui a rédigé la préface. Né le 1er juin 1971 à Ouani Anjouan, Halidi Allaoui  évolue en France en qualité de juriste dans un service contentieux, d’une société immobilière en région Parisienne.

 Dans ses vers, l’auteur lance un cri strident tout d’abord d’ici où il est né et a grandi ; mais aussi d’ailleurs  où il vit  et nous fait partager ses pérégrinations. Dans ce premier recueil, l’écriture de notre jeune poète est pleine de souffle et de questionnement,  avec un attachement à la patrie qui dépasse les barrières de la langue. En effet, ses pensées sont migrantes et se retrouvent partagées entre l’amour du pays et la nécessité de l’ailleurs. C’est ainsi  qu’il passe du français au Comorien avec des mots, et des noms qui marquent de lettres indélébiles son subconscient, parce que tout simplement quand on est dans cet ailleurs le poids de ces îles vient se suspendre à votre cou comme l’odeur marine qui vous colle à la peau, loin de l’ailleurs qui n’est au fait qu’une marraine, qui vous adopte. Cette œuvre a connu donc deux influences majeures d’abord ses origines comoriennes au travers desquelles l’auteur se recherche, n’arrivant pas à se libérer du cordon ombilical.C’est ainsi que dans les deux premiers poèmes du recueil, "Mélancolie" et "Maman" comme dans "Koko" et "La lune"  Halidi exprime  son attachement pour sa mère biologique et sa mère  patrie qui tous les deux baignent dans  … ‘’mon océan qui chante ‘’ Cela se confirme par ailleurs dans "comorianité".

...‘’ Mes parents malgré eux avaient décidé pour moi

   J’étais parait – il  français dans l’océan indien’’….

   Mes îles avec courage avaient tranché pour moi ‘’

 c cet éternel questionnement  sur ce qu’il a gardé dans sa mémoire et dans son cœur et la  contradiction   face  à ce qui advenait  à son pays natal ; suscite sa révolte contre ceux qu’il nomme ‘’les 
  requins insulaires qui dévorent tout’’ à leur passage, et qui décident de tout, jusqu’au sort réservé à n notre  destinée. Halidi Allaoui revendique le combat pour la protection de l’environnement, exige que les étoiles    sur ces îles de la lune, soient libérées de leurs chaines, pour que son pays retrouve le bonheur de j  jadis, où nous étions comoriens tout court avant d’être d’une région. Car Halidi est de ceux là, pour qui l  l'unité nationale ne peut et ne doit se négocier sous aucune forme, encore moins aux salons de ceux qui   v veulent la saper. Il suffit de se rendre  sur son blog
http://halidiallaoui.over-blog.com/ , pour mieux le ccomprendre.


L’autre partie du recueil porte sur  les pérégrinations du poète, ce dont le préfacier a qualifié ‘’d’itinéraire   iniitiatique’’ et qui constitue cet ailleurs, là où il vit.

Malgré la simplicité et la fluidité apparemment voulues qui caractérisent les poèmes de cet enfant de Ouani,   sa   sa  parole est pleine de charme, quand il évoque la beauté de ces îles  et ses vers de sincérité, pour dénoncer  l’histoire bafouée, la nature détruite et la décomposition des liens originels. Sa plume laisse    apparaître son sens de l’humanité quand il aborde l’ensemble  du patrimoine humain, la religion, la philosophie, la mythologie et le droit. Un recueil marqué parfois par une forme de narration qui se démarque du carcan de la rime.  

 Si le recueil est marqué par la ‘’nostalgie’’ et un brin de ‘’mélancolie’’  c’est parce que l’auteur se remet en question vis-à-vis du déchirement entre l’ici et l’ailleurs ; son pays et cet exil ; son enfance auprès de ‘’Koko’’ et la nécessité existentielle ; entre exil intérieur et expatriation.

En fermant le recueil, on a l’impression d’étouffer les cris raisonnables de Halidi Allaoui. C’est dire combien sa poésie resulte d’une vision analytique du sujet  faisant naitre l’impression que l’auteur
 trempe sa  sa  plume dans le rationnel

 

                                                                                  HALED A BOINA

 
NOTES DE L’EDITEUR

 Les éditions KomEdit ont le plaisir de vous annoncer la parution, le 13 février 2008, du premier recueil de poèmes d’un jeune auteur : Halidi Allaoui (Cris d’ici et d’ailleurs).

 C’est le cinquième poète que nous publions. Halidi Allaoui a été précédé par d’illustres confrères comme Saindoune Ben Ali, Nassuf Djailani ou Mab Elhad.

 Halidi Allaoui a 36 ans, il a été formé en droit et travaille dans le domaine du contentieux.

Né à Ouani (Anjouan), il fait ses études secondaires à Moroni avant de venir en France.

Son recueil de poème reflète une certaine nostalgie. Rien, ni à Rouen, ni à Bordeaux, rien n’apaise le mal qui le ronge, le mal du pays, de la mère-patrie. Alors, il écrit et s’investit pleinement dans les associations
Pour ce premier recueil, il a recours à une langue fluide, accessible au grand nombre et ne tombe pas dans ce piège des novices qui consiste à entourer de mystères chaque vers.

 komoredition@gmail.com

 

Critique :
Le recueil "
Cris d’ici et d’ailleurs" , Premier recueil de poèmes du jeune Halidi, ressemble étrangement à un itinéraire initiatique. J'ai décelé dans la poésie de Halidi, ce juriste poète, une nostalgie toute particulière car internationale, et future. Sa nostalgie n'est pas tournée uniquement vers le passé, et vers son ego, mais plutôt vers le présent, le futur et les autres. Ce recueil s'ouvre sur le poème “Mélancolie” et se ferme sur

“Prière”. Ces deux poèmes forment comme des parenthèses qui délimitent l'ici et l'ailleurs, Rouen  qui semble être sa seconde patrie et Ouani qui est “le point de son essence” et pas seulement le coin  de sa naissance, comme il le dit dans un poème au titre énigmatique de “!” point d'exclamation. »
(Par Aboubacar Said Salim)

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