Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 10:47

MAB Elhad nommé Coordinateur National de la Sûreté

et de la sécurité aéroportuaire.

 1-AIMPSI-MAB-Elhad-coordinat-sursecu-copie-3.jpgPrécédemment Préfet du centre, puis  Conseiller en sécurité du Gouverneur de l’île autonome de Ngazidja et du Ministre de l’Intérieur et de l’Information, Le Lieutenant  retraité de la Gendarmerie   nationale, se voit promu à des nouvelles fonctions à l’AMPSI, en qualité de Coordinateur National de la Sûreté et de la Sécurité aéroportuaire par décret n°12- 106/ PR en date du 17 Avril 2012.

 

ABDEREMANE BOINA FOUMOU Mohamed de son vrai nom ; mais connu sous son nom de plume  de MAB Elhad, (le Poète et artiste calligraphe), revient à ses premiers amours professionnels, en l’occurrence les milieux de la sûreté et de la sécurité. L’homme n’est pas un inconnu du milieu aéroportuaire, pour avoir servi de 1993 à 1995, comme adjoint au Commandant de la Brigade de Gendarmerie Territorial Aéroport (B.G.T.A) à l’aéroport internationale Prince Said Ibrahime. Cette nomination  fait de cet officier de réserve (22ans de carrière sous les couleurs de la Gendarmerie), la 4ème personnalité qui se voit confier  la gestion de la sûreté aérienne et de la sécurité  aéroportuaire  au niveau national.

 

En effet Ce fut Mme Kader Nadia Aboubacar, qui fut la première femme civile, ayant occupé ce poste avant d’être remplacée par le Commandant Zarouk, puis Monsieur Hatim Ahmed Nadhir à qui MAB Elhad vient de succéder à ce poste.

 

Crée pour palier aux problèmes régionaux, liés à la décolonisation  du tiers monde, la mission de sûreté des transports aériens vient de se greffer à celle de la sécurité pour faire mettre les gardes fous face aux problèmes politiques ou sociaux fréquents dans certaines régions (tels que le terrorisme, les attentats, le comportement suspect de certains détraqués mentaux et la pénétration des produits prohibés). Ainsi le nouveau coordinateur a la lourde tache de superviser les missions des trois coordinateurs inter-îles afin de satisfaire les caractéristiques de prévention des risques et des actes malveillant au détriment de la sécurité des vols, et le transport des passager. Contacté par nos soins, MAB Elhad nous a confirmé sa nomination et à la question des priorités qu’il entend envisager dès sa prise de fonction, il nous a répondu qu’il ‘’estime nécessaire de se concerter avec sa hiérarchie, afin de se conformer aux recommandations du Comité National de l’Aviation Civile qui s’est réuni le 22 mars dernier, et apporter sa modeste contribution afin de repenser ses deux domaines de compétence, en  accompagnant les efforts des coordinateurs des aéroports insulaires ; afin d’améliorer  les équipements et redéfinir la formation spécialisée des agents de la sûreté et de la sécurité aéroportuaire et qui constitue l’un des soucis du Directeur Général de l’AIMPSI. Ceci afin de renforcer les mesures de contrôle visant la sûreté du transport aérien, conformément à L’annexe 17 de l’OACI à la Convention de Chicago, relative à l’aviation civile internationale’’.

 

 

 

 

1-AIMPSI-MAB-Elhad-coordinat-sursecu-copie-2.jpg

Par MAB Elhad
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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 10:20

1-AIMPSI-MAB-Elhad-coordinat-sursecu-copie-1.jpgMAB Elhad nommé Coordinateur National de la Sûreté  et de la sécurité aéroportuaire.

Précédemment Préfet du centre, puis  Conseiller en sécurité du Gouverneur de l’île autonome de Ngazidja et du Ministre de l’Intérieur et de l’Information, Le Lieutenant  retraité de la Gendarmerie   nationale, se voit promu à des nouvelles fonctions à l’AMPSI, en qualité de Coordinateur National de la Sûreté et de la Sécurité aéroportuaire par décret n°12- 106/ PR en date du 17 Avril 2012.

 ABDEREMANE BOINA FOUMOU Mohamed de son vrai nom ; mais connu sous son nom de plume  de MAB Elhad, (le Poète et artiste calligraphe), revient à ses premiers amours professionnels, en l’occurrence les milieux de la sûreté et de la sécurité. L’homme n’est pas un inconnu du milieu aéroportuaire, pour avoir servi de 1993 à 1995, comme adjoint au Commandant de la Brigade de Gendarmerie Territorial Aéroport (B.G.T.A) à l’aéroport internationale Prince Said Ibrahime. Cette nomination  fait de cet officier de réserve (22ans de carrière sous les couleurs de la Gendarmerie), la 4ème personnalité qui se voit confier  la gestion de la sûreté aérienne et de la sécurité  aéroportuaire  au niveau national.

 En effet Ce fut Mme Kader Nadia Aboubacar, qui fut la première femme civile, ayant occupé ce poste avant d’être remplacée par le Commandant Zarouk, puis Monsieur Hatim Ahmed Nadhir à qui MAB Elhad vient de succéder à ce poste.

 Crée pour palier aux problèmes régionaux, liés à la décolonisation  du tiers monde, la mission de sûreté des transports aériens vient de se greffer à celle de la sécurité pour faire mettre les gardes fous face aux problèmes politiques ou sociaux fréquents dans certaines régions (tels que le terrorisme, les attentats, le comportement suspect de certains détraqués mentaux et la pénétration des produits prohibés). Ainsi le nouveau coordinateur a la lourde tache de superviser les missions des trois coordinateurs inter-îles afin de satisfaire les caractéristiques de prévention des risques et des actes malveillant au détriment de la sécurité des vols, et le transport des passager. Contacté par nos soins, MAB Elhad nous a confirmé sa nomination et à la question des priorités qu’il entend envisager dès sa prise de fonction, il nous a répondu qu’il ‘’estime nécessaire de se concerter avec sa hiérarchie, afin de se conformer aux recommandations du Comité National de l’Aviation Civile qui s’est réuni le 22 mars dernier, et apporter sa modeste contribution afin de repenser ses deux domaines de compétence, en  accompagnant les efforts des coordinateurs des aéroports insulaires ; afin d’améliorer  les équipements et redéfinir la formation spécialisée des agents de la sûreté et de la sécurité aéroportuaire et qui constitue l’un des soucis du Directeur Général de l’AIMPSI. Ceci afin de renforcer les mesures de contrôle visant la sûreté du transport aérien, conformément à L’annexe 17 de l’OACI à la Convention de Chicago, relative à l’aviation civile internationale’’.

                                                                                                  HALED A BOINA

                                                                                               La Gazette Des Comores  

 

 

 

Par MAB Elhad - Publié dans : Presse book MAB Elhad
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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 08:23

1-mab-elhad.JPGMes Articles à la Gazette

 

 

C'est avec plaisir que je vous fais partager quelques uns de mes anciens articles parus articles parus dans le quotidien '' La Gazette Des Comores'' (L.G.D.C) au cours des années passées. Ces articles vous permettront de poser un regard nouveau sur l'évolution de la scène socio culturelle des Comores .
Au plaisir de vos réactions, bonne lecture .  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exposition : Un artiste peintre de la dimension mythologique

 

Professeur titulaire d’Histoire  et Géographie de son Etat, Soulé Ali peint, par amour des couleurs et pose un regard révélateur de la mythologie comorienne, dans ce qu'elle a de sorcellerie et d'emblèmes. L'ensemble de l'œuvre qu'il expose du 4 au 15 janvier 05 à l'A.F.C de Moroni, en dit long sur nos croyances partagées entre convictions  musulmanes et pratiques animistes.

 

Une peinture donc à dominance fantastique et fantomatique, dont le titre " Upenzo wa matso " (plaisir des yeux) ne laisse personne indifférente, puisque ce titre à lui tout seule invite les regards des visiteurs à voyager avant de s'interroger sur la dimension fantastique  de ces îles de la lune, métissé par une descendance bantou et une culture arabe.

Soulé Ali, professeur d'Histoire Géo, a procédé le  4 janvier 2005, au vernissage de son exposition à l'Alliance Franco-comorienne de Moroni, où une trentaine de ses amis et passionnés d'Art plastiques ainsi que la presse, ont répondu à son invitation. Comme dans ses habitudes, le Prince Said Ali Kamal qui s'intéresseaux activités  culturelle. Trois discours ont été faits, pour la circonstance,  d'abord celui de Jérôme Gardon,  nouveau Directeur de l'A.F.C récemment nommé, qui a pris la parole pour présenter l'exposition et d'ajouter que “c'est la deuxième manifestation auquel il a eu l'honneur d'inaugurer depuis qu'il est là”. Ce dernier n'a pas manqué de souligner les changements qui  vont s'opérer au sein des Alliances Franco-comoriennes, avant de céder la parole  au Président de l'A.F.C sortant,  Dr. Ouled, qui après avoir appuyé les propos du Directeur en affirmant que ces changements ont commencé avec les nouveaux livres à caractères scientifiques et destinés plus particulièrement aux étudiants des universités, a lancé un appel aux membres de l'alliance à répondre présent aux élections du nouveau bureau de l'Alliance qui a été rapporté à 15 jours, le quorum n'ayant pas été atteint. Il finira par parler du parcours artistique de Soulé Ali qu'il a qualifié de '' de vieux de  la veille '' et  finira par un récapitulatif du parcours  de l'artiste plasticien.

 

 

Entre Upenzo  et Upezo ?

 

En guise  de titre, à cette sixième  exposition individuelle, Soulé Ali originaire de Moroni à justement choisi ''Upenzo wa matso''(plaisir du regard) que l'artiste traduira par '' un coup d'œil, un regard rapide'' dans le sens de '' Upezo  wa matso'' Nous pourrions comprendre qu'entre l'adjectif de '' Upenzo '' terme swahili et ''Upezo''du comorien,  l'essentiel réside dans le plaisir d'un regard rapide sur l'essentiel de l'œuvre que nous a présenté l'artiste  plasticien autodidacte,  comme s'il voulait  sous entendre que Upezo wa matso n'est en fait que la suite de son exposition de l'année dernière en ces mêmes lieux '' Vision 2'', une continuité dans cet art abstrait cher à Soulé Ali qui continu de nous faire découvrir ses talents d’historien:  la géographie du  conte des milles et un mystère des îles de la lune, une terre pétrie dans des moeurs et coutumes d'une tradition orale qui vague à des histoires de Djinns.

 

La complexité de ces îles fait que de croyance musulmane,  de ses habitants  les pratiques toutes sortes  d'activités animistes allant de la sorcellerie (gris gris, et autres jeux de sort)  au fétichisme. Comme l'exprime si bien ce tableau '' Moulidi ou encore Dadilahé et poupée anjouanaise'' faite de toiles sur lesquelles sont apposé des écorces de cocotiers.  Tout un surréalisme africano - arabe auxquelles nous invitent les tableaux fixés sur la cimaise de l'A.F.C de Moroni  avec à première vue une dominance de l'élément mystique par des formes disproportionnés dans ce qu'ils ont de géométrique et de reliefs.

 

C'est ainsi que ses lignes, rectangles et demis cercles s'enlacent pour donner formes, comme dans ce tableau '' poupée anjouanaise'' à cette force des images qui finissent par donner un sens à la dimension fine et qui ramène l'imagination à cette expression proche du cubisme, que l'on retrouve dans ce regard  hâtif de  couleurs chaudes et fauves, ou alors dans certains de ses tableaux  à caractères figuratifs tels que '' Chiromani; danse traditionnelle (Igwadu) ; en revanche, les couleurs qu'empreinte Soulé Ali deviennent beaucoup plus tendre  et calmes, quand ses pinceaux se promènent dans les '' ruelles '' de la médina, pour des couleurs lumineuses du ''paysages'' ; ou de '' la danse du pilon (Wadaha)''; etc….du reste de ses œuvres donc, émane un sentiment de nostalgie qui semble ramener l'artiste  vers le réalisme moderne qui tend à éviter de poser des soucis à la mémoire d'où ses toiles devant lesquels  l'œil n'aura pas de mal à reconnaître l'endroit ou la personne.

 

Bref,  Soulé Ali peint le reflet de cette pensée des esprits de la nuit face à la lumière du jour.  

 

Haled A Boina 

 

L'Auteur de " l'Interview d'un macchabée " à Moroni

 

Après trente années passées sans venir à son lieu de naissance , Nassure Attoumani, nous revient pour présenter l'un de ses chefs d'œuvres aux Comoriens. Né à  Moroni le 05 mars 1954, Nassure Attoumani est connu de la scène littéraire et théâtrale pour l'ensemble de son œuvre (au nombre de 07 livres ) déjà édités dont ''Interview d'un macchabée'' qui a été primé au Concours Littéraire de l'océan Indien en 1999 et récipiendaire en 2004 du meilleur roman de l'océan indien pour son oeuvre inédite '' Mon mari est plus qu'un fou ; c'est un homme''.   

 

Ceux qui le connaissent, ont de lui, l'image d'un provocateur avec son casque blanc de colon sur la tête, qu'il se trouve sur l'île de Mayotte ou à Moroni, Nassur est toujours le même, avec la gaieté sur le visage. Humoriste de talent, ce passionné de théâtre fréquente les planches de la scène théâtrale depuis 1985 même si ce n'est qu'en 1992, qu'il a fondé sa première troupe de théâtre ''M'kakamba/ Arc en ciel'' avant de publier en 1992, son premier livre '' la fille du polygame'' la première pièce de théâtre publié par un comorien, suivi plus tard par son premier roman '' Le calvaire des baobabs ''.

 

'' Entre les mailles du diable ''une pièce qui fait grincer des dents la justice.

 

Du 1er au 08 Janvier 2005, le dramaturge comorien séjourne avec sa troupe ''M'kakamba'' pour  quelques représentations de sa dernière création " entre les mailles du diable. Qui va paraître en 2005.  Cette quatrième pièce qui est l'auteur de plusieurs satires dont : '' la fille du polygame ; le turban et la capote ; et  interview d'un macchabée'' nous présentera l'histoire d'une erreur judiciaire portant sur une affaire de mœurs.

 

Le drame d'un  enseignant accusé par son ancien élève de l'avoir violé alors que le rapport du gynécologue montre que la fille a toujours était vierge après son agression. L'enseignant sera innocenté par le gynécologue mais aussi par l'expert psychologue qui prouvera dans son rapport qu'en faite l'élève n'est qu'un mythomane, que dénonce Attoumani dans ce chef d'œuvre en neuf tableau et une heure où la justice elle-même sera mise à mal.

 

La réplique de cette satire est donné  par six comédien bien connu à Mayotte, en l'occurrence il s'agit de Nabé (Ahamada Ibrahima) dans le rôle du Président du tribunal, Alimdine Ali procureur de la République, Fatima Ibrahim l'avocate du demandeur, Alyachourt Abdourahamane  dans le rôle de l'accusé, Souraanta Andjili la plaignante et Nassure Attoumani metteur en scène et avocat  du défendeur.

 

Cette satire a connu un succès à Mayotte où  dix sept représentations ont été donné. Cette troupe qui a déjà connu les planches des théâtres de   l'île de la Réunion puis la métropole vient de faire sa première tournée à la grande Comores. Avant de repartir pour Mayotte ce samedi 8 janvier 05.

 

Nassur Attoumane  s'est toujours baigné dans  le théâtre populaire, inspiré de faits réels même si comme dans le cas de cette dernière satire intemporel  '' toute ressemblance avec la réalité comorienne n'est pas fortuite'', n'oublions pas qu' en ce moment, Moroni traverse une psychose portant sur des enfants fictivement enlevés.

 

Il n'est pas rare que dans notre pays ces genres d'accusations soient porté devant les tribunaux. Si ce n'est pas un pédagogue accusé c'est souvent le maître  d'école coranique ou un proche de la famille, et nous connaissons le reste de l'histoire.

 

Par contre pour une fois le dramaturge comorien qui est lui-même un ex- enseignant et chef de famille se fait l'avocat du corps enseignant. Nous connaissons beaucoup de chanteurs comoriens  qui ont dénoncé cet état de fait.

 

Nassure  Attoumani qui est actuellement Directeur de la Maison des jeunes et des cultures de Sada compte saisire l'opportunité pour voir les perspectives d'échanges qui peuvent être envisagé entre les services culturels de Moroni et sa région.

 

C'est grâce la Régie culturelle de Mayotte, et grâce aux  concours conjugués de Chihabiddine Abdallah et le Délégué à la Culture de N'gazidja Sast que ce séjour a puis voir le jour.

 

L'ensemble de mon œuvre a pour souci de faire connaître nos îles et Mayotte en particulier à travers l'œil de l'autochtone. On le retrouve dans le roman, dans le conte essaies, les nouvelles, c'est diversifier mon écriture ; un recueil de mes nouvelles autobiographique sortira au premier semetre 2005 à Choungui éditions, mais aussi " le turban et la capote " va être réédité puis j'ai d'autres projets en vue tels que la sortie prochaine d'un C.D intitulé " Ika yilala " ''nous dira  Nassur Attoumani..  Le contenu de l'ensemble de son œuvre fait qu'à Mayotte le père de '' la fille du polygame'' n'est pas prophète en son pays. Heureusement son éternel casque colonial  lui sert de bouclier contre les médisances  et autres calomnies  qu'il affronte quotidiennement sans état d'âmes.    

 

 

H A B Elhad

 

 

 

 

 

 

BIOGRAPHIE : Soulé Ali  est né, vit et travail à Moroni-Hadoudja en grande Comores. Professeur d'Histoire et géographie, Soulé Ali est un artiste plasticien -  autodidacte.

 

Son travail semble influencé par une tendance, accès vers des recherches dans l'espace mystique comorienne, dont il côtoie à l'aide de ses pinceaux et de sa palette.

JALON :

 

'' Entre Cubisme et expressionnisme abstrait aux couleurs comoriennes ''

 

Si sa  1ère  exposition de peinture  date à 1983,à la Chambre de Commerce de Moroni, son travail sera couronné de plusieurs prix et ses succès sur la scène artistique seront prouvé par :

 

-le 1er prix d'affiches d'alphabétisation en 1986 

-le  1er prix du Concours d'expression artistique de 1987,  

-3ème prix de la foire nationale en art plastique du CNAC de Bandamadji.

 

Dance traditionnelle ''

 

De 1984 à 2003 Soulé Ali a exposé individuellement 05 fois et 13 fois en groupe à différents endroits tels que : le CASM (Centre d'Action Social de M'tsangani) aux CLAC (Centre de Lecture et d'Actions Culturelles) d'Iconi, au CNAC (Centre National de l'Artisanat Comorienne)  à l'Alliance Franco - Comorienne de Moroni, aux îles  d'Anjouan,  de Mohéli, de  la Réunion et de Maurice ;mais aussi à Marseille.

 

Sorcellerie de Soulé Ali     '' Dans Upenzo wa matso''

du  04 au 15 janvier à l'A.F.C de Moroni

 

 

 

 

Medass

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Alliance Franco Comorienne

Modali décore le théâtre par l'abstrait

Après une carrière féconde dans l'art de la peinture, Mohamed Ali dit Modali artiste plasticien, fait son entrée sur la scène théâtrale comorienne le Mercredi 15 et le vendredi 24 /11/2000 avec "KUTU- KUTU" sa première pièce entièrement conçu comme ses tableaux.En effet l'artiste range sespinceaux et arpente les planches du théâtre de l'A.FC. La Gazette des Comores a assistée pour vous à la générale.

Écrit et mis en scène par le plus grand peintre comorien, "kutu-kutu" est un conte né d'une part de poésie et dans lequel le songe, côtoie la réalité, qui invite le spectateur à partir vers le monde de l'abstrait à la recherche de M'haza cette femme imaginaire devenue la figure centrale de la pièce et dont les trois acteurs nous apprendront à connaître sans jamais la voir.

Dans kutu-kutu, l'abstrait tutoie des lieux connus comme "Nyamavi", "Djivani", et le "Sambé de la joie" rivalise avec "la danse des oiseaux" ; puis né le doute, et le spectateur de se poser la question (de croire ou ne pas croire le monde) des djinns, puisque l'ombre de "Djini bahari et Bwondé Souli " est omniprésente dans la salle. Alors interviennent les percussions et des chants oubliés du commun des Comoriens, mais venus du plus profond des contes tels que "Nanambiwa" ou alors "Soufa gwaridé Mna mhaza kusisi wo upatu wa fedha nadja nahulaulia !"

Cette nouvelle formule du théâtre à la comorienne, rentre au répertoire pour la première fois ce mercredi 15 Novembre 2000 à l'Alliance Franco-comorienne et sera jouée par le trio Djamal, Fofana et Sanblague connus pour leur amour de la.scène, et qui ne manquent pas de nous
fasciner par leur extraordinaire concentration, digne d'un grand maître.
Tous méritent les applaudissements du publique qui sera certainement ému par cet art de transformer le conte comorien.

Et en quittant la salle, la tête pleine de rêves, chacun de nous aura le loisir d'interpréter à sa manière, ce conte à travers les âges et le temps à la recherche d'une M'haza perdue.

Quand à Mohamed Ali il nous dira tout simplement c'est la première fois que j'aborde ce genre, reconnaît-il. Mais j'ai surtout voulu prouver que le Comorien est capable de s'inspirer de nos contes et légendes pour créer au lieu de jouer des répertoires qui ne nous ressemblent pas, d'ailleurs ajoute-t-il, la vie de tous les jours est un forme de scénario.

Quant aux costumes et aux décors c'est encore lui qui les a conçus comme dans Masihu na M'tsana de Mohamed Zéine. Pour un début c'est un coup de maître, bravo !

MAB Elhad

La Gazette des Comores n° 65 du jeudi 2 novembre 2000, p. 8.

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Haled A. Boina. Pour des plus amples renseignements contacter Bouquinerie d'Anjouan au 71.10.92 ou isamed.moha@wanadoo.fr. Mohamed Chanfiou ...
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Une autre opportunité pour la promotion de la culture comorienne sous toutes ses formes. Ne perdez pas de temps: adressez vos poèmes à Haled A.Boina, ...
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Propos recueillis par Haled A. Boina. -------------------------. Courrier des lecteurs. Lettre des enfants Mansoib au Chef de l’Etat ...
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Haled A Boina. L'Auteur de " l'Interview d'un macchabée " à Moroni. Après trente années passées sans venir à son lieu de naissance , Nassure Attoumani, ...
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Haled A. Boina. Chronique cinéma. Mounir Allaoui. Réalisation :. Abdou rassoul. Assistante :. Kourachia Youssouf. Dépôt légal. N°0119. Imprimerie : ...
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Haled A. Boina. Zaharia Said, organisateur du tournoi féminin. “Les perspectives sont prometteuses”. A déclaré Zaharia Said, co-organisateur du dernier ...
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Par MAB Elhad - Publié dans : Divers culturels - Communauté : IMAGE.POESIE
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Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 10:38

Lecture-scenique-110.jpg

Ma première approche avec ce ‘’revenant’’ (mort en 1978, et enseveli dans la poussière de l’histoire, piétiné par les pas du désespoir, à l’annonce du coup d’État qui a mis fin au règne  du pouvoir révolutionnaire et mettant fin à la vie d’Ali Soilih)  était  d’abord virtuelle. Je me retrouvais à l’île de la Réunion en Mai 1993, pour  une formation de Commandant de la Brigade de  Recherches. Mon encadreur  en Police Technique et Scientifique, le Gendarme Prévost, connaissant mon goût prononcé pour la poésie, m’a ramené un livre  dont le titre ‘’Palangana’’, était écrit par un Comorien du nom de Saindoune Ben Ali,  et publié par l’Association des écrivains de La Réunion. ‘’ADER’’.Cela m’a surpris d’abord parce que ce mot n’avait rien de comorien mais plutôt du malgache d’une part, puis d’autre part je n’avais jamais entendu parler d’un poète comorien à part  Mbaé Trambwe et Aboubacar Said Salim en Gde Comore, et sur l’île d’Anjouan un jeune de la famille Dossar actuellement en France.

‘’Palangana’’ n’est en faite qu’une compilation constituant les rives d’une rêverie d’enfance. Plus tard l’auteur me dira que cet œuvre, n’est que ‘’l’illustration qu’une littérature n’a aucun sens s’il ne véhicule pas des utopies‘’.Depuis son écriture m’a émerveillé. Alors débute 
quelques recherches qui m’apprendront aussi que sa première œuvre‘’
Les ruelles d’embats’’publié par l’INE (Institut Nationale de l’Education) d’Anjouan en 1986  fut une évocation douloureuse sur son grand père paternelle qu’il n’aura connu qu’à peine 2 ans. Ses premiers écrits furent donc tout d’abord soufis à la manière des kassuda. au croisement du bien fait divine et le sacré. Par contre je n’ai pas connu l’autre recueil, ‘’Les ombres de Koni’’ publié par la maison de la poésie de Paris. Quand le Testament
de transhumance est sorti, qu’elle a été ma souffrance dès ma première lecture d’apprendre au travers de l’avant propos, que Saindoun « est mort en 1978, piétiné par la foule carnavalesque, à l’annonce du coup d’État qui a mis fin à la vie d’Ali Soilih ». ? ! Donc je n’allais pas le rencontrer ? La pesanteur d’une telle pensée tuait à son tour, cette envie de lire cette poésie posthume. Cependant je me suis repris du choc ressenti et la lecture qui s’en suit m’apparu d’un approche difficile. Certains mots avaient un sens que je n’arrivais pas à cerner, par contre le rythme adapté par l’auteur, son style, sa thématique et l’esthétisme ont retenu mon attention, me poussant à aller jusqu’au bout. La recherche sur l’auteur et son temps m’emmena  à pénétrer l’œuvre pour comprendre cette mort symbolique. J’ai fini au fur et à mesure que j’évoluais dans le contexte de l’époque  ou l’auteur s’est inspiré,  à comprendre qu’en faite ‘’Testament de transhumance’’ était poético politique. J’ai cru comprendre que l’auteur était Soilihiste pour avoir descellé, une célébration tragique et lyrique de Saindoune Ben Ali sur la révolution culturelle que j’ai aussi connue, et la disparition du Mongoze. J’ai conclu de fait que l’œuvre revenait des fonds de l’histoire emporté vers les rivages par les vagues des oscillations chaotiques rejetant sur la plage du temps, les refoulements dû à ces rêves brisés et cet engagement probablement , à un homme auquel l’auteur s’estimait redevable. Le questionnement du débat charnel entre l’expression proprement dite, et les circonstances qui ont poussé Saindoune à une telle métaphore, a fait jour en moi. J’estimais de surcroît que Saindoune se cherchait une voie. En lisant ce chef d’œuvre, après avoir pris du recul par rapport au passé, je constate que  Saindoune, lisait dans le temps pour prédire l’avenir ; et projetait son regard de poète, sur notre époque. Pour preuve, qui aurait cru que l’actualité des kwassa-kwassa, ces vedettes à la dérive sur les mers de l’eldorado Mahorais, était prévisible dans son livre ? Saindoune se sert d’une écriture pour peindre la révolte contre les empêcheurs de tourner en rond. Il s’approprie la douleur de tout un peuple pour la faire sienne. D’où cette impression d’exorcisme qui apparaît en filigrane dans ces mots contre cette violence continuellement dirigée sur  le peuple et le pays. L’assassinat du chef de l’Etat d’Ali Soilih semble pour lui une rupture avec l’espoir d’un avenir meilleur.
 

 Depuis j’ai commencé à me faire des idées et un portrait préconçu de la personne. En effet, en 2000, alors que nous préparions le Festival International de Poésie Itinérant en Afrique (FIPIA), nous aurions beau cherché à le joindre en vain. Saindoune Ben Ali est difficile à cerner, déroutant, inclassable. J’ai  donc continué à croire que ce grand poète comorien était à l’image de mes préférés. Je l’imaginais à la carrure d’un Boris Gamaleya, d’un Mallarmé ou d’un Aragon. En tout cas dans ma tête il illustrait assez bien ‘’ L’Albatros’’ de Charles Baudelaire dans les fleurs du mal. Mais lui, ses références ne sont pas non plus aussi simples : des auteurs à l’instar de René Char, et Yves de bonne fois. Et le jour que je lui ai dis qu’il illustre mieux l’Albatros il m’a répondu qu’il se voit plutôt comme le corbeau d’Edgar Allan – Poe.  
 Lecture-scenique-121.jpg

            Je me suis dit alors que l’homme est à l’image de son dernier chef œuvre, difficile d’approche.  Je le croyais hautin et imbu de sa personne, ce qui l’aurait conduit à devenir hermétique, à rechercher le silence et la solitude.
 
            Puis vint notre rencontre. Sur invitation de la Librairie d’Anjouan, je me suis retrouvé à Mutsamudu aux côtés des écrivains comoriens venant de tous les horizons. C’est là que j’ai rencontré cet homme qui n’est en fait que le contraire de ce que je pensais de lui. C’est plutôt un homme de dialogue que j’ai découvert. Notre rencontre a fini par me faire comprendre que ce talent immense et authentique, son regard posé sur le vide, exprime le côté antagoniste de l’homme de lettres qu’il est. Je le croyais Soilihiste alors qu’il ne l’a jamais était. D’ailleurs il le dénonce dans le testament de transhumance, Karo ‘’ le pas ‘’ qui  traduit le désespoir de bon nombre de comoriens qui aspiraient et s’aventure toujours, hanté par cet horizon alléchant. C’est cette tragédie que les Comores connaissent depuis l’indépendance du pays  hier pour fuir le pouvoir d’Ali Soilih et aujourd’hui à la recherche d’un avenir meilleurs.
 Je le prenais pour un hermétique et je l’ai découvert bon vivant, homme de dialogue jusqu’à l’engagement politique. Mais toujours est-il  que ses yeux  hagards et rougis expriment un sentiment de révolte et d’une insatisfaction. Comme si les déboires de l’histoire font le pouvoir de l’écriture ? A l’entendre, j’ai compris qu’il est venu


            

 à l’écriture par un état d’esprit sur la culture, la société qui l’on emmené à prendre la plume. Comme si cet enfant de maçon et d’une couturière cherchait  à dépoussiérer la mémoire enfoui de tout un peuple,  à coudre les lambeaux d’une histoire de ce peuple, auquel il porte les cicatrices dans son écriture.
 
 Et je reviens à l’éternel question que se pose bon nombre de ses lecteurs, Serait il possible que le déclin du Soilihisme ait tué l’inspiration du poète de l’Histoire, sinon à quand le prochain recueil ?
                                                           
Par MAB Elhad - Publié dans : Poésie - Communauté : essais en poésie
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 10:32

Aboubacar-SAid-Salim-Po-te.jpg 

Né en 1949 à Moroni, Aboubacar Saïd Salim a fait des études supérieures en France (licence de Lettres modernes). Revenu aux Comores, il est professeur de français dans les collèges et lycées, et a même été récemment Conseiller principal d'Education au GSFA.

Il a obtenu en 1949 le premier prix littéraire de l'Alliance Française au concours de nouvelles.

Il est président du Club Kalam, l'association des écrivains comoriens, et membre fondateur du Cercle Pohori pour la diffusion de la poésie comorienne.

Parallèlement à ses activités littéraires, Aboubacar Saïd Salim a toujours mené des combats politiques. Il a ainsi été emprisonné et torturé sous le régime des mercenaires pour ses liens avec le Front démocratique.

Il a également milité au sein du parti Shuma, avant de devenir le conseiller en communication du colonel Azali, après le putsch d'avril 1999.

Œuvres :

 Poésie : Crimailles et Nostalgie

Romans : Le bal des mercenaires      

                 Et la graine


 

POETES, A LA MAISON !

Inutiles,

Mots inutiles Sur la vague des sons,

Les cœurs sont fermés

Le sexe - roi fait vibrer

 Les cordes vocales

Vers le point oméga

De l'immense impuissance.

L'Univers indifférent

 Que nul son n'habite

 Echo des silences bleus des errances

De nos fantômes fantastiques

En attendant l'affaissement final

De vos révoltes, de vos désirs

Poètes, rêvez, rêvez encore !

 Rêvez debout !

Et gardez pour vous

Les désillusions palpitantes

Comme des bouts de chair

 Fraîchement bombardés

D'un enfant Irakien.

Poètes, rêvez haut, rêvez fort

 Avant qu'on ne vous dise :

« Vite ! A la maison. » !

Abou (Maurice. Maison du Poète à Port Louis)

 

Aboubacar Said Salim.

dimanche 16 avril 2006

Holambe Comores Page 1/2


 

Je te hais d’amour !

 

 

Merde à toi Comores !

 

Il parait que ça porte bonheur

Mais moi, je t’insulte vraiment

Après t’avoir si longtemps encensé

 

Je brûle ce que j’aimais

Car ce que j’aimais me brûle

Et d’ailleurs je me demande :

 

Si tu n’as jamais existée,

Si tu n’es pas une invention

Forcée, pour faire comme les autres,

Pour obéir aux autres,

Comme tu sais si  bien le faire.

 

Pseudo nation, coupée en quatre

Comme des cheveux

Pliée en quatre pour mendier

Aux quatre coins de l’univers.

 

Monstre d’égoïsme sans dignité

Je te hais car tu m’empêches

D’être homme, tu obstrues toutes action

Tu flétries toute révolte

Tu fais de nous  des musulmans moutonnants.

Tu nous fais vivre dans les ordures.

 

Tout en toi n’est qu’ordure

Ton système, ordure

Ta beauté ordure

Tes intellectuels, moi compris.

 

Suspendue à la manne

Multi, uni, bilatérale

Couchée sur le côté

Comme un cadavre putride

Tes exhalaisons nauséabondes

Nourrissent les hyènes  d’ici

Et d’ailleurs.

 

Et tu me demandes de ramper

Moi qui ne sais pas me baisser

Pour chercher sous un lit

Qui préfère soulever le lit

Plutôt que de m’abaisser

 

Comment t’aimer alors 

Sale pute !

 

Comment ne pas chier sur ta couardise !

Déguisée en patience

 

Ta saloperie de sagesse qui ose déclarer :

« Celui qui accepte les chaînes n’a pas mal,

« Chez le peureux, point de deuil,

« On ne peut voler que dans son travail,

« Qui ne vole pas chez lui,

« Ne devient pas homme »

Et patati et patata…………

 

Je te soupçonne d’hypocrisie,

Avec tes cent pour cent musulmans,

Glouglouteur des meilleurs whiskies ;

Et qui les vendredis

Se donnent bonne  conscience,

Avec des boubous blancs

Encore dégoulinant, de sperme adultère

Tes  kofia ornés de « Bismillah »

A soixante dix mille francs,

Dix fois le salaire minimum

Jamais versé.

 

Comores tu as fais de nous

La risée du monde,

Tu nous as rendus zinzin

Des vrais pantins

 

Comores  Tu as uniformisé nos pensées,

Et nos actions ne visent

Qu’à monter  au plus  haut du mât de cocagne 

Pour arracher cinq vices primordiaux :

Vacuité, vanité, voracité, veulerie, vol.

 

Vade rétro Comores ;

Tu me casses le cœur !

Et si tu t’appelais Kumr désormais

 

Kumr la blancheur

Au lieu de Comme  mort ?

Kumr pour faire renaître l’espoir

Même pour l’imbécile que je suis

Il faudra que tu y penses un jour

Pour nous arracher des cœurs la noirceur

Et la blanchir au soleil de l’humain,

 

Par MAB Elhad - Publié dans : Poètes d'ici & d'ailleurs - Communauté : contemporaine poésie
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