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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 14:01
Lecture du recueil

Lecture du recueil

Après un séjour littéraire au Restaurant L’Épié d’or et l’Alliance Française de Dar Es Salam; MAB Elhad nous est revenue pour une conférence de presse qui s’est tenue à l’Alliance française de Moroni, sous la présidence de l’écrivain SAST, MAB Elhad a fait un tour d’horizon de son nouveau recueil avant de répondre aux questions du publique.

Retraité de la l’armée comorienne au grade de Lieutenant, et après 22ans de carrières sous les couleurs de la Gendarmerie nationale, MAB Elhad a connu un parcours atypique, qui l’a conduit à embrasser une carrière civile, allant de la fonction de 1erAdjoint à la Mairie de Moroni à celle de Préfet du Centre de la Grande Comores en 2009 ; puis de Conseiller en sûreté et sécurité de l’ancien Gouverneur Mohamed Abdouloihab, et du Ministre de l’intérieur Mr. Hamada Abdallah 2010 à 2012 ;avant que le Président de l’Union le nomme Coordinateur National de la Sûreté et de la Sécurité aéroportuaire puis depuis 2 ans à la destinée de la Direction Nationale de la Documentation et à la Protection de l’Etat (DNDPE) à la Présidence de l’Union.

De Kaulu la mwando à Regard biaisé

12 ans après sa première publication poétique, ‘’Kaulu la mwando’’en mars 2004,et sa présence sur quelques anthologies parues en France et dans l’Océan indien, le poète nous revient avec un nouveau recueil ‘’ Regard biaisé’’. Son précedant recueil lui a donc gratifié de l’honneur de figurer sur les billets de banques comoriens notamment sur les coupures de 1000 et ceux de 2000 francs comoriens.

Ce sera son célèbre ‘’Uwawa’’ poème en langue comorienne qui le révélera sur la scène internationale, avec le concours d’artistes tels que : Soumette et sa structure théâtrale Djumbe, mais aussi Annabel Cateaux ainsi que le Idrisse dit ‘’Sans blagues’’ et sa troupe Bahari, la troupe Amie de Hahaya, qui ont tous joué ou mis en valeur ses textes, au-delà de nos frontières, respectivement en europe et en Afrique. Aujourd’hui des extraits de ‘’Kaulu la mwando’’qui ne figure pas au programme nationale de l’éducation fait des intruisions dans certaines écoles et parfois même jusqu’à l’université des Comores. Le recueil Kaulu la mwando a connu son apogée en propulsant son auteur sur la scène internationale et du coup faisant de MAB Elhad le Délégué aux Comores de l’Union des poètes francophone grâce à l’association internationale ‘’Rencontres Européennes’’ Euro poésie.

Son deuxième recueil, vient de paraitre, et porte ce regard qui semble biaisé sur la société comorienne, ses croyances et ses mentalités comme dans ce poème ‘’Msomaly’’ d’une part ; mais nous emporte à la découverte de ces endroits mythiques chers à l’auteur dont Moroni et Iconi d’autres part à en croire les photographies.

Poète mais aussi photographe et artiste calligraphe, MAB Elhad a signé plusieurs expositions, au niveau national, régional et international. C’est ainsi qu’il a tenu à illustrer son recueil par un calligramme et quelques photos de ses œuvres pour identifier les lieux de ses inspirations. Au travers de l’ensemble de ses poèmes, l’auteur scrute certaines mentalités et croyances, et promène le lecteur à travers certains sites touristiques méconnus tels que la place ‘’Magawashi’’. Ce qui démarque Regard biaisé de Kaulu la mwando, c’est d’abord l’exercice de style auquel l’enfant de M’tsangani a opté notamment dans un ‘’ haïku pour Moroni at night’’ ou encore dans ‘’l’air du temps’’ sur Iconi auquel MAB Elhad a osé une figure de style poétique en l’occurrence le ‘’Lai’’ qui remonte au XIIès et qui n’est plus de cour et auquel le poème peut se lire dans tous les sens.

HALED .A

LE REGARD BIAISÉ D’UN POÈTE ATYPIQUE

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 10:54

 

 

«La meilleure anthologie est celle que l'on fait pour soi-même». Paul Eluard

Les Éditions Coelacanthe viennent de publier une anthologie portant sur la poésie comorienne d’expression orale, de la période allant du XVIe au XXe siècle. Un chef d’œuvre signé par l’anthropologue Damir Ben Ali fondateur du CNDRS, et l’Ex ministre Mme Moinaécha Cheikh, enseignante chercheur associée au CNDRS.

Publié en février 2015, cette anthologie est composée de 41 poèmes, réunissant un choix de 22 poètes, dont 09 femmes et 13 hommes, sur 175 pages au format 24x16. Un travail de recherche scientifiquement mené, qui permet de situer le contexte historique de chaque poème par rapport à l’inspiration ayant motivé chaque poète sélectionné d’une part, mais aussi l’environnement socioculturel de chaque siècle étudié.

Limité aux auteurs des régions rurales de la grande Comores, pour différentes raisons, ce florilège de la poésie orale comorienne a le privilège de permettre aux lecteurs de découvrir cette ‘’littérature qui véhicule les valeurs authentiques de la nation comorienne….avec cette conviction profonde que ce patrimoine national devait être préservé et servir aux générations futures, en quête d’identité, et pour enrichir la mémoire collective’’.

Mbayé trambwe hamba ukaya !

La Bibliothèque MAB Elhad vient d’acquérir sur ses rayons, l’Anthologie de la poésie orale des Comores (du XVIe aux XXe siècles). Ce qui en soit constitue à ce jour dans notre pays, le plus grand évènement littéraire de l’année 2015. C’est comme cela qu’à partir de ce recueil, les deux auteurs, nous invitent à remonter le temps dans un voyage au travers duquel ils se sont souciés si heureusement à sauver de l’oubli tant d’œuvres introuvables et qui pourtant ont marqué le patrimoine littéraire comorien.

En effet il ne se passe pas une cérémonie, socioculturelle, sans que l’on entende l’oratoire prononcer le mot fétiche ‘’ Mbaye Trambwe a dit que !…. ’’ du fait que bon nombres d’expressions orales sont attribués à cet illustre Prince des poètes, quand bien même l’expression revient à quelqu’un d’autre. C’est l’une des qualités de ce chef d’œuvre qui s’est assigné la noble mission d’éclaircir le lecteur sur les propos rapportés par les uns et les auteurs selon leurs époques. Cette anthologie couvre cinq siècles de poésie comorienne illustrant la vie littéraire à travers la mondanité et ses péripéties politiques, marquée par cette créativité poétique, s’étendant du XVIe aux XX e siècles.

Loin de paraitre hétéroclite, ce florilège a su aborder tous les aspects de cette oralité. Que ce soit pour le caractère épique de son contenu, ou pour les portraits au vitriol propre au tempérament insulaire dans un contexte suscitant des rancœurs et le sentiment de révolte de tout un peuple animé de la volonté de protéger son environnement face aux influences extérieurs et ‘’ se préserver contre toute dominance idéologique ou de politique extérieur ceci malgré les différentes vagues migratoires issues des races, des langues et de différentes religions.

Contre l’esprit colonialiste qui traduisait le mépris

L’événement est d’autant plus significatif qu’aucune anthologie de ce genre n’avait été consacrée jusqu’à nos jours à aucune des îles composant l’Union des Comores. En effet pour mieux comprendre les péripéties de l’histoire à travers ses âges, et bien connaître la vie de ces différentes époques, la lecture de ce travail poétique s’avère indispensable, même si on peut qualifier de subjectif le choix réalisé quant à la sélection des textes chose fréquente à l’élaboration d’une anthologie. En outre les auteurs ont pris le soin de rapporter la version des poèmes en langue vernaculaire de cette époque, mais à laquelle on ne récent pas de différence par rapport au véhiculaire. Il faut rappeler ici, que cette parution a eu le mérite d’être précédée d’un avant-propos remarquable et explicite, sur les origines multiculturelles ; la méthodologie du recueil, ses procédures, il n’a pas non plus manqué de justifier la subjectivité justement lié au choix effectué sur la collecte, ainsi que l’organisation des structures et la conservation de leurs valeurs identitaires contre l’esprit colonialiste qui ‘’ traduisait le mépris à l’égard de leurs croyances, de leurs traditions culturelles et de leurs mode de vie’’. S’ensuivra une introduction exceptionnelle et instructive par rapport aux différentes techniques de la poésie déclamée(Nyandu), le (Utendi ou honko) selon le poème ; la formation du poète ; et les genres connus, hérité de notre passé commune. Dès l première phrase, l’introduction aborde l’historique de l’écriture et de l’enseignement aux Comores, pays d’oralité. Ce qui ne lui a pas empêché de conserver à travers le temps et l’espace des générations durant, son patrimoine culturel le plus authentique.

Ce livre vient à point nommé, pour nous permettre de découvrir un pan poétique si riche, et qui est en grande partie inexploré que par des bribes le plus souvent utilisé avec talent dans des verbiages circonstanciels, ou pour illustrer des discours au cours de palabres. Or quand on approfondi la lecture, on découvre que la poésie orale comorienne, a eu le mérite de tenir tête à la main mise colonialiste, et de faire face à l’arbitraire en s’engageant parfois même dans une revendication du respect de son éthique.

Des slameurs d’un autre temps.

Les auteurs de cette anthologie ont procédé à l’analyse sur les sources d’inspiration, le travail de la mémoire dans la littérature orale et les influences liés à l’environnement du poète. Quant à l’aspect scientifique de cette anthologie, elle réside dans la recherche faite sur les différents formes d’expression poétique ; des techniques de la poésie, mais aussi des significations et des circonstances justifiant le contexte de la créativité. Pour Mr Dami Ben Ali et Moinaécha Cheikh, le terme « Nyandu évoque le rythme qui est un élément fondamental de la poésie comorienne » même si ajoutent-t-ils « toute texte structuré pour produire du rythme n’est pas pour autant classé dans la catégorie du Nyandu, ni du utendi ».

En cherchant à comprendre la poésie comorienne d’expression orale, on est surpris de constater les similitudes que l’on peut retrouver entre le ‘’Nyandu (poème déclamé) qui remonte au XVIe et le slam forme poétique très récente. En effet l’anthologie nous révèle cette prestation à la fois poétique et artistique, que l’on retrouve dans le slam

MAB Elhad

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 10:44
Journée Internationale francophonie en tanzanie
Journée Internationale francophonie en tanzanie

Si les Comores m’étaient contées

MAB Elhad poète comorien, était à Dar Es Salam où il a été convié par le Répresentant des Comores en Tanzanie, son Excellence Ahamada Elbadaoui Mohamed, dans le cadre des activités annuelles de la célébration de la Francophonie en Tanzanie.

Après un séjour à Antananarivo et à l’île Maurice, MAB Elhad s’est envolé vers la Tanzanie où il était attendu pour présenter ses œuvres à l’esplanade du restaurant l’Épi d’Or, sise dans le quartier Ostar bay, à Dar Es Salam. Cette prestation culturelle rentre dans le cadre des activités annuelles de la célébration de la Francophonie en Tanzanie.

Invité en Tanzanie par son excellence Dr Ahamada Elbadaoui Mohamed, Ambassadeur des Comores, pour la fête de la Francophonie au pays de Julius Nyerere, le poète MAB Elhad a transporté son public dans les recoins les plus mythiques des Comores, à travers ses œuvres. Une soirée artistique qui a dû ravir les convives présents à la cérémonie organisé dans le cadre de la célébration de la Francophonie en Tanzanie.

Du 30 Septembre au 02 Octobre 2015 MAB Elhad s’est retrouvé à Dar Es-Salaam où il a été, l’hôte d’honneur du restaurant le plus francophone de la Tanzanie ‘’l’Épi d’or’’ où s’est déroulé une rétrospective de l’œuvre poétique et artistique de notre poète. « Cette sortie internationale fait suite à la manifestation ‘’Ex-poétique II’’ que le plus poète de nos artistes a tenue durant tout le mois de Mai 2015 au Centre Culturel & d’Art Comorien ‘’CCAC-Mavuna’’ de Moroni dans le cadre du Printemps des poètes et de la semaine de la Francophonie aux Comores », a dit le poète de retour à Moroni.

‘’ Si les Comores m’étaient conté’’ voilà le titre qui a inspiré le poète, et ayant servi de carte d’invitation au voyage dans les méandres des îles de la lune, dans la nuit du 1er octobre 2015. La soirée comptait plusieurs diplomates francophones accrédités à Dar Es Salam.

Ahamada E. Mohamed, l’Ambassadeur des Comores en Tanzanie, après avoir présenté le parcours atypique de MAB Elhad, n’a pas manqué dans son allocution de souligner la présence de notre poète sur les billets de banques comoriens de 1.000 et de 2000 francs. Et de préciser que : « Cette soirée de poésie rentre dans le cadre des activités promotionnelles de la Francophonie en Tanzanie » avant de remercier ‘’MAB Elhad d’avoir bien voulu honorer son pays, en acceptant de surcroit, de venir lancer les activités de célébration de la francophonie dans ce pays frère et anglophone’’.

Après avoir fait visiter les Comores en images à travers une projection, MAB Elhad a transporté son public, à force de mots, dans les Comores des contes, mêlant mythes, légendes et croyances, Suivra une présentation artistique de ses calligraphies et de ses calligrammes avant de finir la soirée par une rétrospective de sa création poétique dont le public médusé pouvait en surimpression de photographie illustrant les textes poétiques.

« L’honneur revient à l’ambassadeur des Comores pour l’initiative de faire connaitre la poésie comorienne et en étant le premier à lancer les activités de promotion de la francophonie à Dar Es Salam, dans une si belle et sympathique soirée artistique » dira Malika Berak, Ambassadrice de France en Tanzanie. Cette soirée n’a laissé personne indifférente, pour les uns MAB Elhad sait si bien faire naviguer son public entre légendes et réalités, pendant que d’autres affirment que cette soirée leur a suscité l’envie de découvrir ce pays magique et lunatique.

Ibnou M. Abdou

LGDC

24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 14:35

Cet article est reposté depuis actionpoetique.over-blog.com.

Published by YVAN BALCHOY
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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 16:00

A toutes et à tous bonjour, Je reviens à mes premiers amours avec la réouverture de mon 1er blog. J'espère pouvoir vous retrouver ici, le plus souvent possible pour vos remarques et appréciations. Bonne lecture et au plaisir de nous retrouver plus souvent MAB Elhad

Published by MAB Elhad
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 13:55
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 10:34

Tel est l’objectif du club des poètes de Mbéni. C’est la présidente de l’association, Halimat Mohamed Elhad, qui l’a annoncé lors de l’inauguration tenue dimanche dernier par les éminents poètes comoriens. Le doyen des poètes comoriens Aboubacar Said Salim, le Délégué de l’Association International Rencontres Européennes Euro poésie aux Comores, Abdérémane Boina Mohamed (dit MAB Elhad), les poètes Sabaouma, Zaid Omar, Bacr et Abdelfatah Nadjloudine, avaient honoré la cérémonie. L’association a pour objectif de promouvoir la culture comorienne, surtout la poésie et l’art. Selon la présidente de la dite association ; l’art et la poésie sont des moyens de présenter le vécu d’un peuple. «Je suis optimiste quant à la réussite de cette association à travers l’aide multiforme de tout un chacun »a –t-elle souhaité. Le parrain de la cérémonie, MAB Elhad a souligné que la première association de poésie aux Comores Pohori-Kalam (du nom de l’œuvre du poète Mbayé Trambwe XVIII ès) est mise en veilleuse et beaucoup d’autres viennent de disparaitre. « Nous sommes entrain de mener une politique pour faire renaitre la beauté de la poésie comorienne », a-t-il affirmé. Le Maire de Mbéni Mohamed Abdou Soimadou et le Président d’honneur de l’association,l »le Cadi Ahmed Mouhiddine, ont lu chacun son poème, lors de l’inauguration du club des poètes de la ville, crée le 24 mars par des jeunes lycéens.

El-Badaoui Bacri

Journal Al-fadjr

Published by El-Badaoui Bacri - dans Manifestation poétique
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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 13:33
Le Club Mbaé Trambwe de poésie de M’béni (CMTPM) a officialisé son acte de naissance ce dimanche 06 avril. Les membres de ce regroupement formé essentiellement de jeunes lycéens et parrainé par le poète Mab Elhad, ambassadeur de l’association Eroupe poésie, ont dit oui pour afficher leur volonté d’ouvrir les portes aux hommes et femmes de tout âge, « élèves, étudiants, écrivains et enseignants », comme a tenu à l’indiquer la présidente du club Moinahalima Elhad Ahamada. La cérémonie a été rehaussée par la présence du Maire de la commune et le cadi, tous deux, chacun a lu son poème. C’est parti. Dans une salle bien remplie du monde amoureux de la langue de Molière mais aussi de la poésie, l’ambiance était bon enfant. Dimanche 06 avril 2014, restera gravé dans les annales du Club Mbaé Trambwe de Poésie de M’béni, qui a invité le public pour annoncer officiellement sa création. Au cours d’une fête placée sous le signe de la poésie dans toutes ses formes, les jeunes lycéens qui sont les initiateurs du club ont affiché leur volonté et détermination à perpétuer la culture de la poésie dans la région de Hamahamet-Boinkou en particulier et dans tout le pays en général, « avec le concours venant de tous bords ». Selon eux, la poésie, tout comme l’art en général, ne peut souffrir d’aucune disparition. Car « elle est le témoignage du degré de perception du beau par un peuple et une preuve indéniable de son histoire », indique Moinahalima Elhad, présidente du club dans son allocution qui précédait l’intervention du maire de la commune de Nyuma Msiru. Mohamed Abdou Soimadou, qui, avant de lire son poème, a insisté sur les valeurs innombrables de la poésie, déclare sa fierté pour ces jeunes qui cherchent à perpétuer l’art de Mbaé Trambwe. Il est nommé président d’honneur du club. « La poésie est bel est bien cité dans la Coran », tient à le rappelle le cadi de la région qui, lui-même a récité le sien. Said Ahmed Mouhydine regrette de ne pas connaitre d’autres langues que la notre et l’arabe pour traduire ses poèmes. « Si je connaissais d’autres langues, j’allais les traduire tous.», se désole, le cadi du Hamahamet qui sollicite l’aide de tous pour améliorer les autres langues étrangères. La désormais association de ces jeunes Poésies Kalam, est reconnue par une association similaire de l’étranger connu sous le nom Euro-poésie. « En tant que délégation Euro-Poésie aux Comores, nous voulons soutenir les activités de Pohori kalam à travers la mise en place de club de poésie dans les écoles et les villages, afin que nous fêtions tous les ans le printemps de poète comme M’béni vient de le faire aujourd’hui », annonce Abdérémane Boina Foumou, alias Mab Elhad, au nom d’Euro poésie qui vient d’organiser cette 2eme édition à Ngazidja en tant qu’ambassadeur de l’association. « C’est un moyen d’encourager ces jeunes à se cultiver sur la poésie mais aussi trouver les moyens de les encadrer dans la créativité poétique », ajoute Mab Elhad, pour qui désormais ces jeunes vont aller plus loin c’est-à-dire vers la publication des oeuvres. Cette rencontre a été également l’occasion pour le public de découvrir et de se procurer les nouvelles publications des poètes Aboubacar Said Salim (Mutsa mon amour) et de Sambaouma. D’autres activités sont déjà en prévision comme une veillée poétique la dernière semaine d’avril. Ibnou M. Abdou 10 April 2014 at 03:17
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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 13:20
Consécration de l’Association des poètes de Mbéni ; À l’occasion du 2èm printemps des poètes des Comores D’une pierre deux coups Sous le haut patronage du Maire de la ville de Mbéni Mohamed Abdou Soimadou et honoré de la présence de quelques autorités et notables de la ville ainsi que la participation du milieu scolaire et littéraire de la région de Hamahamet, l’Association des poètes de Mbéni a tenu à concrétiser sa création en invitant la Délégation Euro poésie Comores ‘’DEC’’ et certains membres de l’Association des écrivains et poètes Comoriens Pohori – Kalame à prendre part à cet événement poétique le dimanche 06Mars 2014à Mbéni. Après la première édition du printemps des poètes, organisée l’année dernière au Centre d’Action Socioculturel de M’tsangani ‘’CASM’’ par la Délégation Euro poésie dans le cadre de la célébration de la semaine de la francophonie ; la ville de Mbéni sous le haut patronage de son Maire, a tenue à abriter le deuxième printemps en procédant à la consécration de son premier club de poètes de la ville, ayant choisi comme président d’honneur le Grand Cadi de la région, son éminence le poète Mouhiddine, de renommé national. Le Maire est aussi un poète talentueux Ce fut le Maire de la ville de Mbéni, Mohamed Abdou Soimad, (ex-Directeur du journal national Alwatwan et ex-Ministre de l’information) qui a tenu à prendre la parole en premier, pour souhaiter la bienvenue au public venu nombreux dans ce centre culturel de l’Association féminine Wanadhahabou. Après avoir expliqué les objectifs qui l’on conduit à abriter une telle manifestation, dans sa commune, l’une des premiers creusets culturels de notre pays, pour avoir donné au XVIIIème siècle l’un des érudits des Comores, le regretté Bacri et et un des précurseurs de la littérature comorienne Mohamed Nabahane. Le Maire a saisi l’occasion pour saluer l’initiative prise par les jeunes de la ville et a remercié la Délégation Euro poésie d’avoir accepter de parrainer ce club. Il n’a pas manqué d’exprimer sa détermination à accompagner la créativité littéraire et artistique dans sa commune en projetant dans un avenir proche l’organisation d’un atelier d’écriture dans sa commune afin de susciter l’inspiration littéraire avant l’organisation de la journée national de la poésie Mbayé Trambwe. A la fin de son discours le public a été émerveillé par la lecture de l’un des ses poèmes. Mr le Maire Mohamed Abdou Soimad fut aussi dans sa jeunesse un prodigue de l’écriture engagé. L’un des ses contes fut mémorablement connu. Entre danses traditionnelles, slam et sketchs la poésie empreinte différentes voies sur différentes voix La cérémonie du Printemps des poètes à Mbéni a été riche d’évènements et bien agencée entre discours, danses traditionnelles, sketchs et slam. Prenant la parole à son tour, le Grand Cadi de la région de Hamahamet, son Éminence Mouhiddine, pas moins poète et Président d’honneur de l’Association des poètes de la ville de Mbéni, s’est exprimé pour relater le rôle joué par la poésie dans une société. Il n’a pas manqué de souligner l’importance que notre prophète(SAW) accordait aux poètes de son époque et à tenu à préciser que le St-coran lui-même a consacré une sourate à l’endroit des poètes ‘’Sourate Ashuanrat’’. Ce cadi qui a, à son actif, 43 ans de prêches et de discours, a justifié ses dires par la démonstration faite par notre bien aimé Prophète Mohamed(SAW), qui a récompensé l’un de ses poètes préférés Hassane Thabit en lui offrant son écharpe ‘’Mharuma’’. Notre Grand Cadi a saisi cette opportunité pour rappeler des grands noms qui ont marqué la poésie et l’oralité comorienne, et a souligné l’impacte de la parole sur le message qu’il véhicule, en affirmant que la poésie est une parole à double tranchant. Pour finir son discours le poète Mouhiddine a exprimé sa fierté de devenir le Président d’honneur de l’Association des poètes de Mbéni et de conclure son discours par la lecture de l’un de ses poèmes dont des extraits ont été reprises en chœurs par le public présent. Dédicaces des dernières parutions en poésie Ce printemps de poète a eu le privilège d’accueil des poètes confirmés tels qu’Aboubacar Said Salim, Sambaouma et Melle Kokomoina qui ont été les invités d’honneurs de la manifestation. C’est ainsi que Aboubacar Said Salim a eu le privilège de présente son deuxième recueil ‘’ Mutsa mon amour ‘’. Cet écrivain qui a quatre livres à son registre (voir notre précédent article) a souligné l’intérêt que doit revêtir ce deuxième printemps des poètes qui a permis, grâce au concours de la Délégation Euro poésie Comores de suscité la nécessité à l’idée de la création des clubs ‘’Mbaye Trambwe’’ de poésie dans les villages, afin de permettre une synergie en faveur de la renaissance de l’Association nationale des poètes comoriens Pohori-Kalam. Après avoir présenté son livre, des poètes de renom de la région et des poètes en herbes se sont succédés sur la tribune pour lire tantôt leurs poèmes tantôt des mélopées, avant que les slameurs s’approprient à leur tour la scène, suivit des danses traditionnelles des chants, pendant que Aboubacar SAID SALIM et Sabaouma A.NASSAR ont procédé à la dédicace de leurs livre, respectivement : Mutsa mon amour et Poëmes. Quant à Mademoiselle Moinahalim présidente de l’Association des poètes de Mbéni, son discours a été orienté sur les ambitions que s’est fixé leur club qui est né il y a une semaine avec une dizaine de membres fondateur, et les objectifs que son mandat lui astreint de faire en sorte que l’association s’épanouisse dans la région et permette aux membre de sortir des tiroirs leurs œuvres pour les faire connaitre et les éditer, en bénéficiant d’un encadrement approprié. Elle a tenue à remercier l’Association Internationale des Rencontres Européennes Euro poésie ; à travers sa Délégation comorienne d’avoir bien voulu leur témoigner leur concours indéfectible et le témoignage de leur soutien, dont l’octroi de quelques livres et documents offert par la Délégation Europoésie Comores qui n’a ménagé aucun effort pour permettre la création de l’Association des poètes de Mbéni. Invité à dire quelques mots, le Délégué d’Euro-poésie Comores, ABDEREMANE BOINA FOUMOU Mohamed, a tenu à remercier au nom de l’Association Internationale ‘’Rencontres Européennes Europoésie’’, la Mairie de la ville de Mbéni et de sa région Hamahamet pour l’accueil qui a été réservé à la Délégation Euro-poésie Comores. Il s’est dit honoré d’avoir été sollicité pour être le parrain de ce club de poésie de Mbéni auquel la Délégation qu’il représente aux Comores est disposé à accompagner les efforts consenti par les poètes de Mbéni. Il a accepté d’être leur intermédiaire auprès des Rencontres Européennes Europoésie, membre de l’Union des poètes francophonie pour qu’ensemble puisse éclore les flammes de la poésie dans la région et l’ensemble du pays. ‘’La création des club de poésie dans les centres culturels, les collèges et lycées ainsi que la création des associations de poètes dans le pays est l’une des priorités que s’est fixé la Délégation Euro poésie Comores, cet année, après avoir initié le Printemps des poètes aux Comores l’année dernière avec le CASM ‘’ a expliqué à la presse nationale le Délégué Comores d’Euro poésie au cours d’une interview qu’il a accordé à la presse nationale présente à l’événement. Il a fini son intervention par l’offre de quelques exemplaires des derniers recueils de poésie parus ces derniers mois au niveau national, parmi ceux exposés au cours de cette manifestation pour les offrir à l'Association des poètes de Mbéni par l'intermédiaire de leur Maire Mohamed Abdousoimadou. MAB Elhad
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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 14:21
Aboubacar Saïd Salim, vient de publier aux éditions Cœlacanthe, ‘’Mutsa, mon amour !’’ Un recueil de 54 poèmes sur 96 pages réunissant ses poèmes de jeunesse, d’incarcération et autres poèmes reflétant son engagement patriotique et politique. Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, Aboubacar Said Salim fut poète avant de devenir écrivain pour avoir été publié, en 1990 l’île à Maurice dans un précédent recueil ‘’crimailles & nostalgie réunissant ses écrits de 1986 à 1990 et comprenant essentiellement 14 poèmes inspirés des influences carcérales qui l’ont marqué. Né à Moroni Comores en 1949, il a poursuivi des études supérieures en France orientées en littérature, qu’il aura interrompue à l’obtention de sa licence de lettres modernes. De retour dans son pays il exercera les fonctions de professeurs de français dans différents collèges et lycées avant de se voir confié la charge de Conseiller principale d’Éducation au Groupe scolaire Fundi Abdoulhamid (GSFA) Poète avant tout, et écrivain après tout ! Récipiendaire du premier prix littéraire au cours d’un concours de nouvelles organisé en juin 1969, par l’Alliance française, Aboubacar publiera en plus de crimailles et nostalgie, trois romans dont :  Et la graine : Éditions cercle repères  Le bal des mercenaires Éditions Komédit 2002  La révolte des voyelles Éditions A3 en 2005  Enco-auteur de : Petite fictions comoriennes Éditions Komédit 2002 Engagé Abou le fut, depuis sa tendre jeunesse, pour avoir vécu à Moroni, il a connu les mouvements de jeunesse, avant de militer au Front Démocratique ce qui l’a conduit à gouter à l’amertume politique de la main mise du mercenariat, qui lui ont incarcéré dans leurs geôles, et qui lui ont inspiré son premier recueil ‘’crimailles et nostalgie’’. Sous le règne du Colonnel Azali Aboubacar sera nommé Conseiller en communication à la Présidence en 1999, puis Secrétaire Général de l’Assemblée National avant de militer aux côtés du parti shuma. Aboubacar Saïd Salim continuera son engagement dans une autre forme, notamment la promotion de la littérature aux Comores, en devenant Président de l’Union des écrivains comoriens connu dans les années 90 sous le nom de l’Association Kalam, puis en suscitant aux côtés de Paule Dakeyo et des autres poètes comoriens la création de l’Association des poètes comoriens ‘’Pohori’’ qui sera fusionné pour devenir l’Association des écrivains et poètes comoriens ‘’Pohori-Kalam’’ à l’origine de la Journée Mbaye Trambo célébré officiellement le 18 juin de chaque année. ‘’ Dans ce cachot silencieux ‘’Qu’éclairent deux lumières ‘’Laquelle te conduira vers l’avenir ? ‘’As-tu seulement un avenir ‘’Quand l’amitié t’enchaine ‘’Que ton peuple chérie, s’enchaine ‘’Aux ruses du tyran ! ….. ‘’Existe-t- il l’oiseau, ‘’Quand le pétrifié aux yeux vivants ‘’S’englue dans le désespoir, ‘’Que son regard puissant Ne fixe plus le clair horizon ‘’Par delà les hautes fougères ‘’Mais se laisse accrocher ‘’Mais se laisse séduire ‘’Par le rêve plastifié ‘’Mystifié par l’éclat aveuglant ‘’D’un autre soleil ‘’Plus brutal et incendiaire ‘’Que déverse un occident lointain ‘’A portée de main ! …’’ De crimailles et nostalgie à Mutsa, mon amour … Mutsa, mon amour deuxième recueil de poésie d’Aboubacar, reprend les poèmes de ‘’crimailles et nostalgie’’ épuisé depuis, et qui reflétait le combat politique mené par l’auteur. De la poésie classique à la prose en passant par le vers libre, Aboubacar Said Salim navigue sur les vagues de la forme ouverte dans cette mer du verbiage poétique. L’auteur a su en effet, si bien matérialiser les sensations sentimentales issues de cet enfermement avec ce qu’il a connu de douleurs que ce soit dû aux privations humaines ; ou aux tortures physiques de ses geôliers. Que ce soit pour les titres de ‘’Rimaille’’, ‘’Soleil prisonnier’’ à ‘’insomnie’’ et ‘’L’oiseau bleu’’, titre qui a illustré la première de couverture du recueil ‘’Rimaille et nostalgie’’ le tourment et les inquiétudes ressurgissent à travers les lignes. Le cauchemar pour un père de se voir refusé comme un étranger par sa fille Milza dans ‘’Ce jour – là’’ à l’heure de ses premier pas parce qu’absent de la maison, sans qu’elle puisse comprendre pourquoi. Le genre épique est aussi présent avec les titres tels que ‘’ l’Ami Bruno’’ en hommage à cet ‘’ami des humbles /Pointant de ton doigt métis / la misère et la douleur/ de tes frères comoriens ! Ou encore dans cet autre hommage ‘’À Zakari ‘’ mort pour ses ‘’vieux et chevaleresques combats ; mais aussi dans ‘’Mandelafrique’’, où l’héroïsme est de mise. C’est une poésie de l’engagement, et de de la contestation que nous plonge ‘’Mutsa mon amour’’. Dans le poème ‘’Je te hais d’Amour le poète use d’oxymore pour dénoncer l’hypocrisie qui est roi sur ces îles qu’il chéri tant. Au travers de ce poème Abou évoque la complexité d’un pays qui dénonce une chose et aime son contraire, où on ferme les yeux sur les injustices : ‘’Je te hais car tu m’empêches /D’être homme, tu obstrues toute action/ Tu flétries toute révolte/ Tu fais de nous des musulmans moutonnantes. Les fléaux qui sévissent le pays sont autant dénoncés, l’oppression et les vices qui nuisent la société comorienne de même. La scène politique en a prit pour son grade dans ‘’mœurs politique’’ où les « politichiens », ces briseurs de rêves ne passent pas inaperçu. C’est l’autopsie d’une société gangrené apparemment par les fléaux, de l’oppression et des vices auxquelles le poète fait le procès. C’est à cette scène politique qu’il adresse l’’Ultimatum’’ Le genre Lyrique n’est pas non plus en reste, que ce soit : dans ‘’Au tribunal de l’amour’’ ; Moroni ma douleur ou ‘’Mutsa mon amour’’ l’éloge de l’amour et de la beauté, son présent la victoire. Dans un style didactique Aboubacar Ben Said Salim nous parle des pays qu’il a aimé dans l’Océan Indien comme dans les quartiers qu’il a vécu. MAB Elhad www.mab-elhad.com
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